Vers la Création du PREMIER CENTRE DE MUSICOTHERAPIE AU BURUNDI

L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA en collaboration avec ses partenaires se prépare et s’organise en vue de la création en 2017 du PREMIER CENTRE DE MUSICOTHERAPIE AU BURUNDI qui sera attaché à cet Etablissement. A cet effet, dix (10) futurs cadres responsables qui travailleront au sein de cette structure sont en cours de formation, d’abord en Musique et Musicologie, jusqu’au niveau de la licence à l’Institut de Musicologie de Gitega, après quoi certains d’entre eux pourront suivre une haute formation en « MASTER EN MUSICOTHERAPIE » à l’étranger.

Le public burundais, peu informé sur le domaine et le fonctionnement de la MUSICOTHERAPIE a, nous le savons bien, besoin de savoir d’avance de quoi il s’agit au juste. Notre rédaction s’est entretenue à ce propos avec Monseigneur Justin BARANSANANIKIYE, Directeur de l’Institut de Musicologie de Gitega et initiateur du Projet « CENTRE DE MUSICOTHERAPIE DU BURUNDI ».

REDACTION : Mgr. Justin Baransananikiye, vous êtes l’initiateur du Projet « CENTRE DE MUSICOTHERAPIE DU BURUNDI ». Pourriez-vous définir à nos lecteurs ce qu’est la MUSICOTHERAPIE ?
Mgr. JUSTIN : Scientifiquement et pratiquement, plusieurs définitions (toutes concordantes cependant) lui sont données :
– le terme « musicothérapie » ne signifie pas « soigner par la musique », car cette discipline n’a pas pour objectif de soigner, mais d’aider et d’accompagner les malades au cours d’un traitement. En effet, bien employée, la musique favorise le développement sensoriel, régénère les émotions et joue un rôle dans la socialisation du malade.

– La musicothérapie est une des composantes de l’art-thérapie. Elle consiste en une utilisation judicieuse de la musique comme outil thérapeutique de base, pour rétablir, maintenir ou améliorer la santé mentale, physique et émotionnelle d’une personne. (www.musicotherapie.org) , etc.

REDACTION : Pourquoi avez-vous eu l’idée de lancer ce Projet combien louable ici au Burundi ?

Mgr. JUSTIN : Parce que le champ de son intervention y est immense, et surtout parce que les Psychiatres, les Psychanalystes et psychothérapeutes n’ont pas où référer leurs patients quand ils doivent leur prescrire un appui curatif complémentaire par la Musicothérapie. Des centaines d’enfants et de jeunes surtout présentant des pathologies mentales sont laissés au hasard du sort alors qu’un appui par la MUSICOTHERAPIE pourrait les aider. Nous y avons également pensé parce que nous sommes la seule institution au Burundi dispensant une formation en Musique et Musicologie de niveau universitaire, ouvrant la porte vers une haute spécialisation à la « Maîtrise en Musicothérapie ».

REDACTION : Alors, vous êtes à l’étape de préparation et de formation intenses des futurs cadres pour ce CENTRE DE MUSICOTHERAPIE. Pourrions-nous savoir sur quoi porte le cursus ?

Mgr. JUSTIN : La formation que nous donnons en tant qu’Institut de Musicologie vise d’abord à inculquer à nos candidats toutes les connaissances sur la SCIENCE MUSICALE proprement dite. Le cursus s’étend sur trois années d’études conduisant à l’obtention de la LICENCE EN MUSIQUE ET MUSICOLOGIE. Je demanderais à nos lecteurs de bien vouloir consulter l’article y relatif sur ce même site sous le titre « LICENCE EN MUSIQUE A L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA »

REDACTION : Si l’on comprend bien, le CENTRE DE MUSICOTHERAPIE que vous projetez de créer fonctionnera comme une sorte de clinique de Musicothérapie, n’est-ce pas ?

Mgr. JUSTIN : Vous l’avez compris. Il aura des Musicothérapeutes spécialisés qui travailleront de pair avec des spécialistes psychanalystes, psychiatres et psychothérapeutes déjà établis dans le pays. En effet, comme partout ailleurs dans le monde, seuls des musiciens confirmés ayant une certaine maturité et des connaissances en psychologie peuvent aborder un tel travail.

REDACTION : Apparemment, vu les besoins dans le pays, un seul centre ne suffira pas !

Mgr. JUSTIN : Nous en sommes conscients. Progressivement nous songerons à créer plusieurs centres de ce genre, mais il faudra que des étudiants viennent d’abord suivre la formation à la « Licence en Musique » à l’Institut de Musicologie de Gitega et se préparer comme candidats à aller poursuivre le « MASTER EN MUSICOTHERAPIE » à l’étranger.

REDACTION : Il y aurait certainement d’autres personnes physiques ou morales qui seraient intéressées à s’associer à ce projet et à y investir. Seraient-elles les bienvenus ?

Mgr. JUSTIN : Absolument. Nous sommes ouverts à tout partenariat éventuel pour conduire ce Projet à la réussite.

REDACTION : Pourquoi avez-vous demandé que la photo en affiche présente des enfants ?

Mgr. JUSTIN : Je l’ai déjà dit : la plus grande partie de ceux qui ont besoin d’être assistés par un CENTRE DE MUSICOTHERAPIE dans notre pays sont les nombreux enfants et jeunes adolescents traumatisés et désorientés suite à divers événements qu’a connu le Burundi depuis un certain nombre d’années. Plusieurs ont choisi la voie de la délinquance, de la toxicomanie, et abandonnent tout simplement l’école parce qu’ils se sentent débordés par les problèmes de la vie. La MUSICOTHERAPIE pourrait aider beaucoup à les rétablir correctement dans la société. Mais il nous faut des spécialistes dans ce domaine.

Email : baransajust@gmail.com
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Une Journée Nationale dédiée à la Célébration de la DANSE EMBLEMATIQUE DU TAMBOUR DU BURUNDI« UMURISHO W’INGOMA

Photo en affiche : La Troupe de Tambourinaires de L’Institut de Musicologie de Gitega.

C’est avec un grand sentiment de reconnaissance que l’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA accueille la décision du Gouvernement du Burundi (ce 1er décembre 2016), dédiant la date du 26 Novembre de chaque année comme JOURNEE NATIONALE DE CELEBRATION DE LA DANSE TRADITIONNELLE EMBLEMATIQUE DU TAMBOUR DU BURUNDI « UMURISHO W’INGOMA ». Cet événement est d’autant plus important dans le domaine de la musique burundaise, que nous l’inscrivons aussi au calendrier des grandes dates marquant les étapes de développement de notre musique. Mais pourquoi parler de musique plus précisément ?

Très peu sont ceux qui comprennent comment l’Art de nos tambours traditionnels constitue aussi une richesse musicale de grande valeur. En effet, si nous dansons l’UMURISHO W’INGOMA, c’est tout simplement parce qu’il nous entraînent dans leurs RYTMES qui impriment en nous ces gestes, ces sauts, ces mouvements indescriptibles de notre corps qui se tord dans une agilité quasi angélique, miraculeuse, élastique, portant en elle des expressions et des messages de grandeur, de fierté, de bravoure, d’amour, d’héroïsme, de fidélité, de dur labeur, lesquelles vertus ont caractérisé de tous temps l’homme Murundi. Et le RYTHME, apprenons-nous dans nos facultés, constitue l’essence même de la musique.

Réalité évidente des faits, l’enfant burundais encore en bas âge, porté sur le dos par sa mère et écoutant pour la première fois ces battements combien ordonnés, magiques et savamment orchestrés selon la science traditionnelle de nos ancêtres, a toujours répondu par un grand sourire d’espoir, se laissant aussi emporter en bougeant naturellement. Le tambour, n’est-il pas sien et ne constitue-t-il pas son cordon culturel qui le relie aux soupirs des rêves des premiers créateurs de cet Art, aujourd’hui reposant dans le sein de nos belles collines depuis des siècles ?

Des dizaines de RYTHMES musicaux encore inexploités, se trouvent en effet enfouis dans notre « UMURISHO W’INGOMA ». L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA en est déjà conscient et s’est lancé depuis un certain temps dans leur recherche dans le but d’en faire une base de travail exhaustif en ethnomusicologie en vue de la production prochaine d’œuvres musicales originales, nouvelles et enrichies de ce patrimoine unique. Nous avons toujours et encore besoin de partenaires internationaux intéressés par ce projet. Car, ces RYTHMES des tambours burundais ont une destinée de devenir un jour une grande source de revenus, si des promoteurs y étaient associés et venaient à découvrir comme nous, que ce sont de nouveaux styles de rythmiques musicales pouvant se vendre auprès des artistes des cinq continents toujours en quête d’innovations. Nous pourrions certainement en faire une véritable INDUSTRIE DE L’ART DU TAMBOUR DU BURUNDI à partager avec le reste du monde.

Par ailleurs, mis à part le rôle d’attraction touristique que revêt cet art unique au monde, la danse du tambour du Burundi est traditionnellement perçue comme symbole incarnant l’unité des Barundi de toutes les ethnies, de toutes les régions et de tous les clans sociaux tout au long de notre histoire. Enseignons-la correctement à la jeune génération afin de cimenter davantage l’honneur qui lui a été fait d’être inscrit, en 2015, par l’UNESCO, au patrimoine culturel de l’humanité.

Nous contacter :

INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA
B.P. 197 Gitega, BURUNDI
Tél : +257 79 877 097
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ENCOURAGER LES JEUNES FILLES BURUNDAISES A SUIVRE LES HAUTES ETUDES DE MUSIQUE A L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA

ENCOURAGER LES JEUNES FILLES BURUNDAISES A
SUIVRE LES HAUTES ETUDES DE MUSIQUE A
L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA

De nombreux efforts sont continuellement menés au Burundi dans le but de pousser la jeune fille burundaise à s’impliquer dans tous les programmes de développement au sein desquels sa place et son rôle restent indéniables. Il en est ainsi aussi du domaine de la Musique où, faute d’une participation suffisamment concurrente des jeunes filles, les garçons se sont taillés la part du lion occupant à eux seuls tous les sièges des métiers de la Musique.

Fort malheureusement, nombreuses sont les filles burundaises désirant faire le pas, mais qui se retrouvent bloquées faute de moyens de paiement de leurs études, alors que l’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA est établi dans leur pays. Notre conseil à leur endroit est de ne pas se décourager avant d’avoir épuisé toutes les voies possibles de recours. Qu’elles fassent un pas et approchent les nombreuses O.N.G et autres associations œuvrant pour l’égalité des genres et l’appui à la femme, et leur expliquent leur problème.

Pendant ce temps, durant ce mois de Septembre 2016, l’Institut de Musicologie de Gitega vient d’enregistrer les candidatures de quatre (4) jeunes filles dont 3 finalistes de l’enseignement secondaire, ainsi qu’une lauréate de la faculté de Psychologie d’une université privée de Bujumbura, venues suivre les études de Musicologie. Elles sont bien décidées de briser le tabou du monopole tenu par le sexe masculin dans le secteur de la musique, et d’aller jusqu’au bout en gagnant la LICENCE EN MUSIQUE. Quel beau pari !

Leur décision héroïque n’a d’autre fondement que celui d’avoir compris que la spécialisation dans la Science Musicale leur ouvrira bientôt des portes d’emplois et de services divers tant au Burundi qu’à l’étranger, et qu’elles pourront sans erreur bâtir leur avenir sur leurs connaissances professionnelles en Musicologie. Mais plusieurs autres jeunes filles encore indécises pourraient se demander quels sont justement ces éventuels emplois et services qui s’offrent à elles. Le Directeur de l’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA explique :

Le domaine de la Musique jusqu’ici mal compris et peu attrayant au Burundi, mérite cependant de se démarquer et de faire écho en s’appuyant sur des élites des deux sexes formées et spécialisées dans la matière. Nous voudrions ici mettre devant la jeunesse burundaise un certain nombre de choix professionnels (pas tous) qui pourraient leur ouvrir de nouveaux horizons sur leur avenir en tant que cadres et artistes qui prendront dignement en mains la mission de promotion de la Musique burundaise moderne. Comment ?

1. Devenir enseignant du Cours de Musique dans les écoles depuis la base jusqu’à la fin de l’enseignement secondaire. Tout le programme est abordé.

2. Devenir auteur-compositeur-interprète professionnels avec toutes les facilités et appréciations qui en découlent.

3. Devenir chercheur qualifié en Ethnomusicologie, point de départ d’un travail exhaustif menant à une promotion scientifiquement réfléchie de la Musique burundaise moderne.

4. Devenir ARRANGEUR MUSICAL professionnel et qualifié comme il y en a dans d’autres pays. Ce métier est actuellement exercé au Burundi d’une manière hasardeuse par des amateurs aventuriers vivant des pirateries faites sur Internet.

5. Devenir ORCHESTRATEUR professionnel et qualifié comme partout ailleurs dans le monde. En effet, faute d’avoir des musiciens formés pour cette tâche, ce métier tout comme le précédent sont téléguidés par la copie illégale de spécimen de musiques exotiques dites « à la mode », détruisant par conséquent toute la créativité originale de la part de nos artistes.

6. Devenir PIANISTE professionnel et pouvoir un jour participer aux concours internationaux de piano exigeant une solide connaissance théorique et pratique de cet instrument sur base de la théorie musicale universelle.

7. Devenir fondateur et directeur d’ensembles musicaux (tels les chœurs, orchestres symphoniques ou d’harmonie et autres).

8. Devenir auteur de manuels de chants écrits avec partitions pour usage dans les écoles, les églises et autres centres de formation.

9. Devenir CRITIQUE MUSICAL professionnel sur les médias qui en ont tant besoin dans leurs programmes.

10. Etre recruté comme « professeur agrégé » de Musique et Musicologie par l’Institut de Musicologie de Gitega.

Nous lançons donc ce défi à l’endroit de toutes les jeunes filles burundaises en les appelant à se réveiller et à prendre conscience de l’immensité des pertes auxquelles elles consentent en refusant d’entrer dans la course à la haute formation en Musique et Musicologie offerte par notre Institut à Gitega. Mais aussi, que toute personne physique ou morale pouvant les supporter pour cette fin le fasse pour que demain nous ne nous plaignions plus de n’avoir que des hommes aux postes d’inspecteurs et enseignants de Musique et professionnels de tous les métiers musicaux.

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B.P. 197 Gitega
Tél : 79 942 375 ou 79 877 097
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(Un Extrait de l’exposé de Mgr. Justin Baransananikiye Sous le thème « PRINCIPES D’APPUI A LA RECHERCHE POUR LA PROMOTION DES MUSIQUES BURUNDAISES »)

(Un Extrait de l’exposé de Mgr. Justin Baransananikiye
Sous le thème « PRINCIPES D’APPUI A LA RECHERCHE
POUR LA PROMOTION DES MUSIQUES BURUNDAISES »)
Nous republions cet article afin d’appuyer l’étape à laquelle nous allons bientôt passer dans les travaux de Recherche et de Promotion de nos Musiques.

Après avoir compris les méthodologies de travail utilisées par nos confrères aînés Africains, dont Manu Dibango, Youssou N’dour, Mory Kanté, Salif Keita et d’autres qui nous ont devancés dans la promotion des musiques de leurs pays, l’heure est à nous Musiciens Burundais maintenant de savoir comment mener nos propres recherches aussi et en exploiter les résultats pour bien réussir une modernisation qui sauvegardera l’originalité de nos musiques traditionnelles et les distinguera des autres sur les podiums internationaux. Pour mieux comprendre cette thématique, nous nous référerons à certains documents utiles, à commencer par l’expérience que nous offrent les musiciens du Cameroun.

1. Dans un article consacré à ce sujet, Jean-Paul MONGO BELL écrit : « Dans le numéro 324 du journal Afrique-Asie paru le Lundi 18 juin 1984, Francis Bebey dit ceci : ‘ … le Makossa est un mélange d’AMBAS BEY et de BOLOBO, musique et chants de la ville de Douala qui nécessitent voix humaines et claquements de mains sur un rythme africain pur, tels les chants protestants et la musique afro-cubaine ». Le Site http://www.masoso.unblog.fr dans son analyse donne d’autres précisions : « Le Makossa, rythme ou style musical, attribué au peuple SAWA originaire du littoral du Cameroun, plus précisément de la ville de DOUALA, trouve ses fondements dans les mots Kô (tomber) et Sa (danse). En clair, il signifie tomber dans la danse. Ce cri de ralliement est rendu populaire par l’artiste NELLE EYOUM. Le Rythme MAKOSSA, dont les bases rythmiques viennent de la RUMBA, de la SALSA et de la BIGUINE s’identifie par ses sections syncopées. Ce rythme s’est popularisé en 1958 par le groupe NEGRO STYL avec NELLE EYOUM, EBANDA MANFRED, dont la chanson ‘AMIO’, excellemment interprétée par BEBEY MANGA, est aujourd’hui un standard universel. En 1972, MANU DIBANGO avec son tube ‘SOUL MAKOSSA’ donne une dimension planétaire au MAKOSSA. Les paroliers EBOA LOTTIN, FRANCIS BEBEY, CHARLES LEMBE, lui donneront un esprit d’écoute. EKAMBI BRILLANT, fan de JAMES BROWN, avec le soutien de l’excellent bassiste JEAN DIKOTO MANDENGUE, introduira des riffes et break qui feront une partie de l’identité du MAKOSSA New wave.
Au début des années 80 sous les arrangements de TOTO GUILLAUME, installé en France, avec les bassistes Vicky EDIMO, TOURE ALHADJI, les batteurs EBENY Donald Wesley et LOBE Valérie, qui donne naissance à l’équipe nationale du MAKOSSA, que le MAKOSSA fera éclore de nombreux talents Camerounais… Le MAKOSSA devient une musique nationale interprétée par des compositeurs talentueux originaires d’autres régions du Cameroun, TALA ANDRE MARIE, PIERRE DIDY TCHAKOUNTE, TIM& FOTY, ELVIS KEMAYO, etc. La nouvelle génération, tant bien que mal, continue de porter haut le flambeau de cette musique. Elle est constituée de RICHARD BONA, ETIENNE MBAPPE, GUY NSANGUE, etc. Le Makossa puise ses ressources dans la diversité des instrumentistes qui l’ont porté à l’affection des peuples du monde. Le travail de promotion du MAKOSSA a pu se faire grâce à des mécènes qui pour la plus part ont achevé leur vie dans la misère, WONGA Jules, DJOGA MATHIAS, MOISE KOUOGUENG, etc, des hommes et femmes qui ont cru en la musique ».

Quelles premières leçons devons-nous tirer de ce travail assidu et persévérant accompli par nos ainés du Cameroun ?
– Ils ont fait de l’œuvre de promotion de leur musique traditionnelle, le ‘Makosa’ UN PROGRAMME CULTUREL NATIONAL aussi auquel tous, sans exception, se sont ralliés.
– Ils ont tous travaillé ce style original en veillant à la sauvegarde des ‘bases rythmiques du Makosa traditionnel’ de la région de Douala qu’ils ont rendu populaire dans tout le pays tout en en faisant un standard universel ayant une dimension planétaire.
– Les artistes Camerounais, paroliers de profession, sont reconnus dans leur rôle et sont consultés pour mettre de leur main sur les textes à chanter des différentes compositions musicales. On ne chante pas en désordre du n’importe quoi. Certes des règles grammaticales et linguistiques sont observées. Résultat, ceci fait du ‘Makosa’ un style à écouter partout.
– Les musiciens Camerounais font des ajoutes qui, au lieu de la détruire, apportent une saveur spéciale à l’identité du ‘Makosa’.
– Ils font appel à leurs compatriotes musiciens professionnels déjà expérimentés évoluant en Occident qui prennent en main, cette fois-ci, le travail d’y ajouter les dernières retouches qui font du ‘Makosa’ une musique nationale interprétée par des compositeurs talentueux originaires d’autres régions du Cameroun.
– Des mécènes camerounais se lèvent d’un même pied pour soutenir les musiciens de leur pays dans la production et la diffusion de leur musique, le ‘Makosa’.

Musiciens Burundais, sommes-nous suffisamment humbles et disposés d’apprendre à partir de l’expérience des autres ? Tous ces éléments d’une si grande valeur avaient servi d’inspiration et d’appui aux musiciens de la première génération dont Justin Baransananikiye faisait partie. Mais, malheureusement, ils n’ont guère pu fasciner la soif et les goûts des musiciens de la génération actuelle qui ne comprennent toujours pas que LA PROMOTION DE LA MUSIQUE NATIONALE DOIT ETRE CONCUE ET OPEREE COMME PROGRAMME NATIONAL EGALEMENT. Nous en profitons pour faire un clin d’œil aux responsables du Ministere de la Culture. L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA a d’ores et déjà inscrit cette mission à son programme et se tient disposé pour toute collaboration.

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DES ARTISTES BURUNDAIS REAGISSENT FACE A LA PROBLÉMATIQUE DE PROMOTION DE LA MUSIQUE BURUNDAISE

DES ARTISTES BURUNDAIS REAGISSENT FACE
A LA PROBLÉMATIQUE DE PROMOTION DE LA
MUSIQUE BURUNDAISE

Il a réagi à notre article précédent intitulé « UN APPEL AUX MUSICIENS BURUNDAIS A REJOINDRE LES TRAVAUX DE RECHERCHE ETHNOMUSICOLOGIQUE, Seule Porte Sûre Vers de Nouvelles Créations Originales ». Il, c’est bien Gad NIYOMUKUNZI de Bujumbura. Voici une observation poignante dont il nous a fait part :

« Je tiens à féliciter l’auteur de ce texte qui m’inspire et me rappelle quelque chose. Je me suis posé de telles questions le jour où j’étais avec un certain producteur. J’avais ma guitare avec laquelle je lui montrais les notes barrées de ma chanson. Je lui ai même montré les notes simples mais il n’était pas en mesure de savoir de quoi il s’agissait. Certaines personnes se nomment « producteurs » alors qu’elles ne savent jouer d’aucun instrument de musique. Ça fait chuter l’industrie musicale au Burundi. Leurs œuvres sont des copies des œuvres d’autres producteurs internationaux. Parfois ils téléchargent des instrumentales sur internet et proposent aux chanteurs d’enregistrer dessus. Ils volent des œuvres, ils bafouent les droits d’auteurs. Il arrive souvent qu’ils proposent le même instrumental aux différents chanteurs. Ils manquent de création musicale. Par conséquent, les prétendues stars « soi-disant ambassadeurs de la musique burundaise » ne font qu’imiter les styles et mélodies étrangères. Il faut que nous préservions notre culture afin que nous montrions la différence. Nous devrions créer (si jugé bon) un mélange des styles originaux et « modernes » pour une harmonisation musicale », écrit Gad NIYOMUKUNZI, à qui nous réitérons toute notre reconnaissance et nos félicitations pour ce partage franc et responsable.

Qu’en dites-vous, messieurs les « Producteurs musicaux » établis à Bujumbura ? La balle est dans votre camp. Réagissez et répondez à cette remarque, par ailleurs justifiée, qui vous est faite de la part des musiciens que vous recevez dans vos studios. Nous publierons volontiers vos répliques. Saviez-vous que bientôt un bon nombre de jeunes musiciens burundais auront suivi une haute formation en Musique, Ethnomusicologie et business musical à l’Institut de Musicologie de Gitega, et pourront, tout naturellement remettre en doute vos compétences ? Êtes-vous réellement conscients que le monde se développe ? Nous vous avons invités maintes fois (et l’invitation reste en cours) à vous faire inscrire aussi pour de telles formations à l’Institut de Musicologie afin d’obtenir un diplôme de qualification qui témoignerait de vos aptitudes en musique.

Entre temps, acceptez que nous vous donnions ce conseil : l’industrie musicale n’est pas un jeu. C’est carrément une industrie au vrai sens du terme, qui a ses lois et principes directeurs. Vous devez vous y conformer. Vous vous faites nommer PRODUCTEURS alors qu’il n’en est rien. Dans le business musical, une personne est appelée « producteurs » quand et uniquement quand elle investit son argent pour financer les travaux d’un artiste. Ce qui étonne, c’est qu’en vous faisant appeler PRODUCTEURS, vous vous permettez d’exercer les métiers d’ ARRANGEUR MUSICAL et celui d’Orchestrateur. Saviez-vous que ces derniers sont des métiers très sophistiqués dans l’industrie musicale, qui requièrent une formation de haut niveau en musique et une compétence nourrie d’une solide expérience. Avez-vous ces capacités alors ?

Les artistes Burundais que vous induisez en erreur en leur faisant chanter sur des instrumentaux volés sur internet, ne pourront faire carrière ni gagner leur vie hors du Burundi. Dissociez-vous de cette pratique. Acceptez d’être formés, nous vous le répétons. « Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois », dit un adage français. Bientôt nous allons vous confronter à des musiciens qualifiés, formés à l’Institut de Musicologie de Gitega. Vous aurez du mal à continuer sur cette voie et, nous vous l’assurons bien avant, la honte couvrira votre travail et vous serez contraints à démissionner. Et, pour vous faire prendre conscience que le métier avec lequel vous jouez n’est pas ce que vous croyez qu’il est, nous mettons en affiche de cet article LES PARTITIONS MUSICALES DE LA CÉLÈBRE CHANSON « UMUGABO W’UKURI » DE CANJO AMISSI. Pour pouvoir reproduire cette chanson, un arrangeur/orchestrateur européen ou américain ou chinois ou coréen, etc, prendra soin de nous nous la demander d’abord. Et vous ?
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UN APPEL AUX MUSICIENS BURUNDAIS A REJOINDRE LES TRAVAUX DE RECHERCHE ETHNOMUSICOLOGIQUE, Seule Porte Sûre Vers de Nouvelles Créations Originales

UN APPEL AUX MUSICIENS BURUNDAIS A REJOINDRE
LES TRAVAUX DE RECHERCHE ETHNOMUSICOLOGIQUE,
Seule Porte Sûre Vers de Nouvelles Créations Originales

Plusieurs Burundais appellent « MUSIQUE BURUNDAISE MODERNE » tout ce qui se chante aujourd’hui en langue KIRUNDI avec l’accompagnement d’instruments occidentaux, ou dans un dialecte-créole imaginaire mêlé d’un Kirundi assaisonné par des termes importés on ne sait d’où. C’EST FAUX ! Ce n’est pas cela la Musique burundaise développée dont nous devons nous vanter et que nous croyions pouvoir afficher sur le tableau de la mosaïque des musiques du monde hautement prisées dans le business musical international actuel.

Ne nous y trompons pas, mais posons-nous sincèrement la question suivante en tant que Burundais responsables de nos valeurs et richesses culturelles : « Pourquoi les investisseurs culturels internationaux ne sont-ils pas attirés à venir exploiter ce que nous sommes en train d’appeler faussement ‘Musique burundaise moderne’ ? » Réponse simple et claire : ce que nous brandissons comme musique ne contient rien d’innovant et ne porte aucun cachet original nouveau recherché par les consommateurs des nouvelles musiques que le monde voudrait découvrir.

Effectivement, les musiciens burundais de la génération actuelle s’étant eux-mêmes détournés et privés de leur propre source ethnomusicologique, ne peuvent récolter autre chose qu’un état d’esclavage sous des styles musicaux exotiques en vogue dont ils ne connaissent d’ailleurs pas les structurations artistiques. Pour ne citer que quelques exemples illustratifs de musiques originales déjà développées et modernisées par des artistes d’autres pays conscients et amoureux de leur art, précisons ici à l’intention des musiciens burundais que tous ces styles musicaux sur lesquels ils sont en train de s’agriffer sont le fruit d’un dur labeur accompli volontairement et avec grands sacrifices :

– La SAMBA, par exemple, est l’une des formes les plus populaires de la Musique traditionnelle nationale du Brésil.
– Le ZOUK est un style de musique originaire de Guadeloupe et de Martinique ayant ses racines dans la musique KOMPA de Haïti et de la musique Dominicaine
– Le MERENGUE est un style de musique/danse joyeuse très animée également originaire des traditions musicales de la République Dominicaine.
– Le KIZOMBA est un style de musique/danse populaire de l’Angola.
– La SOUKOUS est un style musical né dans les deux Congo autour des années 30-40 et est devenu populaire dans toute l’Afrique.
– Le MAPOUKA est une danse/musique originaire du Sud-est de la Côte d’Ivoire dans la zone de Dabou. Aujourd’hui, il gagne toute l’Afrique de l’Ouest.
– Le JUJU et l’APALA sont des styles de musiques populaires du Nigeria dérivées des percussions de la Tribu Yorouba. C’est aussi à que le grand FELA KUTI a puisé inspiration pour créer l’AFROBEAT.
– Le CHIMURENGA quant à lui, est un genre musical populaire du Zimbabwe.
– La MARRABENTA est un style de musique/danse originaire du Mozambique. Etc, etc.

Et alors, quel style de musique burundaise moderne avons-nous qui serait née des nombreuses musiques traditionnelles du Burundi après 50 ans d’indépendance ? Nous sommes encore sous colonisation culturelle ! Félicitons toutefois encore l’artiste Jérémie HAKESHIMANA (alias YELE), fondateur du style musical UMUDIDIZO moderne qu’il a tiré de la musique traditionnelle burundaise chantée et accompagnée au pilon et au mortier ainsi que Gilbert NDAKOZE (Alias GINDA) pour l’excellent travail de recherche qu’il fait sur l’Inanga. Nous ferons certainement appel à eux dans les nouvelles recherches que nous entreprenons sur d’autres styles musicaux burundais.

Voilà donc deux questions pertinentes qui se posent aujourd’hui à la fois aux responsables burundais ayant la Culture dans leurs attributions et aux musiciens burundais également :
– Pourquoi ne pourrions-nous pas conjuguer nos efforts pour nous emparer officiellement de cette problématique de manque d’exploitation de nos musiques traditionnelles afin d’en faire une nouvelle vision artistique de travail pour nos artistes au moment où l’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA offre volontiers son expérience et ses compétences en matière de recherche ethnomusicologique ?
– Apprécions-nous de la même manière l’apport de la Culture en général et celui du secteur de la musique en particulier dans le développement de l’économie nationale ?

En parlant ainsi, nous voudrions bien sûr exprimer la fierté que le peuple burundais a vis-à-vis de sa musique, ses chants et ses danses populaires qui devraient être partagés avec le reste du monde pour en rapporter des revenus dont il a grandement besoin. Malheureusement, dans les nombreuses chansons déjà produites par les différents noms qui prétendent représenter aujourd’hui la musique burundaise moderne, OU EST LE TRAVAIL DE DEVELOPPEMENT ET D’INTERNATIONALISATION DE NOS STYLES MUSICAUX : Inanga, Umuduli, Ikembe, Indonongo, Imvyinos, tout comme nos belles danses ?

Ce n’est pas sans raison que l’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA présente en ce moment à nos artistes une orientation nouvelle devant guider le travail des auteurs-compositeurs burundais. L’espoir qui avait été donné par les musiciens de la première génération dans les années 70-80 avec l’orchestre national et l’orchestre Amabano n’est plus ressenti dans les créations musicales d’aujourd’hui. Tous les soi-disant « Producteurs burundais » n’ayant aucune expérience dans la recherche ethnomusicologique ne peuvent que diriger leurs inspirations et leur efforts sur ce qu’ils entendent vibrer sur les médias internationaux, et pas plus. Où va la musique burundaise alors ?

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REDRESSER le Secteur de la Musique burundaise perturbé Suite à l’Exode Massif des Talents Musicaux vers les Pays Étrangers

REDRESSER le Secteur de la Musique burundaise perturbé
Suite à l’Exode Massif des Talents Musicaux
vers les Pays Étrangers

A l’heure où le public et les mélomanes burundais s’inquiètent et se plaignent de la situation actuelle du secteur de la musique burundaise après les événements qui ont perturbé la capitale du Burundi l’an dernier, notre rédaction s’est entretenue avec le Directeur de l’Institut de Musicologie de Gitega, spécialiste en la matière, pour savoir s’il y aurait des solutions envisagées pour redresser ce secteur.

REDACTION : Mgr. Justin BARANSANANIKIYE, vous êtes directeur de l’Institut de Musicologie de Gitega, seule institution spécialisée en musique opérant actuellement au Burundi. Le secteur de la Musique burundaise est souffrant, agonisant même, après l’exode massif de la majeure partie des talents musicaux vers les pays étrangers suite aux événements tristes qui ont secoué la ville de Bujumbura l’an dernier. Auriez-vous une parole de réconfort non seulement pour les musiciens, mais pour les Burundais en général ?

Mgr. JUSTIN : C’est vrai, la réalité est là, quoique difficile à digérer et dure à supporter : des dizaines d’artistes musiciens burundais se sont exilés dans les pays limitrophes et plus loin encore suite aux événements que vous mentionnez qui ont frappé la capitale Bujumbura l’an dernier. Avec eux également, ce sont des producteurs de musique (amateurs) installés depuis bien avant au Burundi, qui ont suivi le courant. Le secteur de la Musique au Burundi qui a été ainsi profondément perturbé et secoué, appelle aujourd’hui une intervention avec un programme robuste de redressement, par de grands moyens au moment où un grand sentiment de désespoir remplit jour après jour les cœurs de nos artistes restés au pays. L’Institut de Musicologie de Gitega, fidèle à sa mission culturelle, est très sensible à la situation et se dispose à agir pour y remédier.

REDACTION : Concrètement, que voulez-vous signifier par là ?

Mgr. JUSTIN : Tout ceci survient, vous le savez aussi, alors que la Musique burundaise moderne, traînant encore ses pas pour parvenir à une identite culturelle concrète, n’avait justement pas encore pris une structure moderne bien définie pouvant représenter notre art de chant sur les podiums internationaux. A part les travaux de recherche ethnomusicologique entrepris par l’Institut de Musicologie de Gitega depuis 2014, force est de constater qu’aucun des musiciens partis en exil et ceux qui restent au pays n’y avait encore été initié. Et les travaux routiniers de composition musicale au hasard et de production à la va-vite d’albums non mûris ne peuvent guère constituer une fondation solide sur laquelle nous pourrions compter pour propulser le secteur musical au Burundi vers un avenir prometteur. C’est pourquoi, l’Institut de Musicologie de Gitega prévoit de lancer un vaste programme de redressement en faveur des musiciens actuellement présents au pays, en les organisant et leur faisant acquérir de nouvelles connaissances et capacités comme chercheurs en ethnomusicologie qui alimenteront leurs talents naissants et encore inactifs, en vue d’un vrai travail artistique de qualité.

REDACTION : Intéressant, ça ! Pourriez-vous nous en parler en détail ?

Mgr. JUSTIN : Le projet que nous avons mis au point pour cette intervention curative du secteur musical au Burundi comprend les volées suivants :
PREMIÈREMENT: Nous prévoyons d’organiser trois ateliers de formation (15 jours chacun) sur trois mois successifs, consacrés aux études sur la recherche ethnomusicologique à mener au Burundi telle qu’elle est préconisée dans mon nouvel ouvrage intitulé « Musiques Traditionnelles, Vocales et Instrumentales, du Burundi ». Ces travaux seront accompagnés par un programme effectif de recherche sur terrain au sein des diverses musiques traditionnelles sur toutes les régions du pays. Aussi, 30 journalistes culturels représentant les principaux médias y prendront part et devront accompagner le projet jusqu’à la fin. Cette recherche débouchera sur la seconde étape qui est la suivante:

DEUXIÈMEMENT : La Production de trois (3) albums musicaux qui serviront de modèles à tous les musiciens burundais dans la nouvelle orientation de travail que nous voudrions leur donner.

REDACTION : Apparemment, ce sont de nouvelles choses auxquelles les artistes burundais n’étaient pas habitués. Pensez-vous qu’il vous sera facile de leur inculquer ces nouvelles notions et méthodes scientifiques de travail dans la production musicale ?

Mgr. JUSTIN : Nous y parviendrons absolument. L’adage Kirundi « Ushaka umubira abira akuya » nous y encourage. Si nous désirons redresser réellement le secteur de la Musique burundaise, nous devons placer la barre très haut pour nous démarquer des pratiques anciennes qui n’ont fait que la gangrener et la paralyser éternellement. Nous choisirons de jeunes musiciens ayant un niveau d’études suffisant (humanités) qui pourront comprendre les enseignements qui seront donnés. Et puis, n’oubliez pas qu’en même temps, il y a d’autres étudiants en musicologie qui sont en formation à l’Institut de musicologie de Gitega et qui nous rejoindront.

REDACTION : N’avez-vous pas pensé à faire un suivi d’encadrement des artistes qui auront été formés et donner également une formation aux producteurs musicaux parce qu’ils ont joué et joueront toujours un rôle capital dans la promotion de la Musique burundaise ?

Mgr. JUSTIN : C’est le point que j’allais justement aborder. Nous prévoyons dans ce projet, un programme d’une année après la formation des 20 musiciens sélectionnés , qui consistera à les encadrer, les accompagner et les assister dans la production de leurs propres albums musicaux s’inspirant des modèles fournis. Ceci se fera parallèlement avec la quatrième étape qui sera celle d’organiser deux(2) séminaires annuels (15 jours chacun) de formation professionnelle intense à l’intention des producteurs musicaux amateurs opérant au Burundi. Ils devront en effet s’imprégner aussi de la vision et de la méthodologie de travail que l’Institut de musicologie de Gitega lance en vue d’une véritable promotion de notre musique.

REDACTION : Vous avez parfaitement raison. Presque tous nos producteurs musicaux actuels ne sont que des amateurs qui travaillent en tâtonnant.

Mgr JUSTIN : Et enfin viennent deux autres points également utiles dans notre projet. Il s’agit de l’organisation mensuelle de concerts sponsorisés où les différents nouveaux musiciens formés présenteront chaque fois au public burundais leurs chansons composées toujours sur les modèles nouveaux d’œuvres musicales créées à partir des recherches au sein de nos musiques traditionnelles, qui pourront alors êtres lancées sur le marché des musiques du monde.

REDACTION : Fantastique ! Et ainsi la véritable musique burundaise moderne dans ses vrais styles travaillés par tous les musiciens en synergie percera les horizons des marchés et des festivals mondiaux, n’est-ce pas ?

Mgr. JUSTIN : Absolument nous devrons y arriver. Un suivi sera également fait à travers des consultations trimestrielles d’évaluation des progrès réalisés par le projet. Mais notre plus grand souhait encore est de pouvoir organiser, en marge de ce projet, le PREMIER FESTIVAL DES MUSIQUES TRADITIONNELLES DU BURUNDI, auquel participeront 180 artistes musiciens/chanteurs/danseurs représentant tous les sillons de l’art musical burundais traditionnel dans toutes les régions et provinces. Cet événement nous permettrait de découvrir la dimension du champ artistique des musiques sur lesquelles nous allons travailler.

REDACTION : Et le budget, il doit être immense ! Auriez-vous déjà approché d’éventuels bailleurs pour essayer de collecter les financements nécessaires ?

Mgr. JUSTIN : C’est ce que nous faisons depuis un certain temps et continuons de faire en ce moment aussi. Nous ouvrons toutes larges nos portes de coopération à tous les AMIS DE LA MUSIQUE BURUNDAISE, aux Organisations nationales et internationales œuvrant dans le secteur culturel et souhaitant s’associer à nous ou simplement nous épauler dans ce projet.
Nous contacter :INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA
B.P. 197 Gitega, Burundi
Tel : (+257)79 877 097
Email: baransajust@gmail.com
https://musicologygitega.wordpress.com

AHO GA URABIKA, RUSAKE? (L’Inanga à l’honneur!)

AHO GA URABIKA, RUSAKE?
(L’Inanga à l’honneur!)

Musique traditionnelle des nocturnes silencieuses en famille, l’art de l’INANGA s’est longtemps développé essentiellement dans les enclos (Rugo) du Burundi ancien, mais s’est vite démarqué comme « Musique-choix spécial des princes et des rois ». Chez les enfants, l’habitude s’était déjà gravée dans la mémoire comme quoi lorsqu’un vieux prenait son INANGA, il fallait vite le suivre et s’asseoir autour de lui pour écouter « Les riches récits du passé et les nombreux conseils et leçons de sagesse » qu’il allait chanter à leur intention. Raison pour laquelle les jeunes ont aussi aimé cet instrument, l’adoptant finalement comme le leur.

« AHO GA URABIKA, RUSAKE » est, semble-t-il, un morceau musical composé sous la colonisation allemande par un vieux joueur de l’INANGA qui avait raté le rendez-vous d’aller se faire primer à la cour royale en compagnie d’autres amis de sa région. Ce qui ne pouvait que lui causer une amertume sans fin, car les autres en étaient revenus, comme d’habitude, conduisant des têtes de gros bétail en grand nombre. En effet, son coq (instrument naturel burundais de référence marquant l’heure de départ très tôt le matin) n’avait pas chanté comme d’habitude pour le réveiller à temps. Il s’était endormi tardivement enivré de joie dans l’attente du lendemain.

Une nouvelle occasion se présentant, le vieil artiste candidat prend soin cette fois-ci de donner à son oiseau suffisamment de grains de sorgho à picorer afin qu’il agisse et chante l’heure habituelle arrivée. Impatient de l’entendre finalement chanter, notre artiste décide de ne pas dormir et de passer toute la nuit à jouer de l’INANGA aux côtés de son coq en le maudissant par tous les dieux pour l’empêcher de sommeiller. Drôle, mais plein de sens !

Aho ga urabika, Rusake, Aho ga urabika ?
Aho ga urabika, Rusake, Aho ga urabika ?
Aho ga urabika, Rusake, Aho ga urabika ?

Utumera twanje naguhaye, Aho ga urabika ?
Utumera twanje naguhaye, Aho ga urabika ?

Aho ga urabika, Rusake, Aho ga urabika ?
Aho ga urabika, Rusake, Aho ga urabika ?
Aho ga urabika, Rusake, Aho ga urabika ?

Utumera twanje naguhaye, Aho ga urabika ?
Utumera twanje naguhaye, Aho ga urabika ?

Umutwenzi wagutanze, Na Rusake ntigutange
Nya gutabagurwa n’ibisiga !
Nya gutabagurwa n’ubuyongwe!
Nya gutabagurwa n’ibisiga
Nya gutabagurwa n’ubuyongwe

Sake yagutanze n’umutwenzi ntugutange
Nya gutabagurwa n’ibimwenyi!
Nya gutabagurwa n’ibimwenyi!

Aho ga urabika, Rusake, Aho ga urabika ?
Aho ga urabika, Rusake, Aho ga urabika ?
Aho ga urabika, Rusake, Aho ga urabika ?

Utumera twanje naguhaye, Aho ga urabika ?
Utumera twanje naguhaye, Aho ga urabika ?

Aho ga urabika, Rusake, Aho ga urabika ?
Aho ga urabika, Rusake, Aho ga urabika ?
Aho ga urabika, Rusake, Aho ga urabika ?

Utumera twanje naguhaye, Aho ga urabika ?
Utumera twanje naguhaye, Aho ga urabika ?

Umutwenzi wagutanze, na Rusake ntigutange
Nya gutabagurwa n’ibisiga, Nya gutabagurwa n’ibisiga!
Nya gutabagurwa N’ubuyongwe!
Nya gutabagurwa n’ibisiga!
Nya gutabagurwa N’ubuyongwe!

Sake yagutanze
N’umutwenzi ntugutange
Nya gutabagurwa n’ibimwenyi!
Nya gutabagurwa N’ibimwenyi!

Oui, une histoire peut-être banale mais qui véhicule indirectement un grand message destiné à corriger toute la société burundaise et s’adressant à la fois :
– aux enfants qui ne remplissaient pas correctement leurs devoirs alors que les parents se donnaient corps et âme pour leur survie ;
– aux hommes malhonnêtes occupant de hautes responsabilités et se faisant toujours monnayer par des cruches de vin de banane ou de bière de sorgho, pour ne rien faire finalement en faveur de la cause de leurs clients-victimes.
– A certaines femmes aussi parfois absentes dans leurs responsabilités ménagères.
Nous trouvons ici un grand poème socio-politique sous une expression lyrique revêtue de symboles forts où le musicien-interprète finit lui-même par souhaiter que ce « COQ » qui qu’il soit, finisse ses jours dévoré par des oiseaux prédateurs ou par la belette.

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« NOUVELLES MUSIQUES » POUR LA SAUVEGARDE DE L’ART CHORÉGRAPHIQUE DES DANSES BURUNDAISES

« NOUVELLES MUSIQUES » POUR LA SAUVEGARDE DE
L’ART CHORÉGRAPHIQUE DES DANSES BURUNDAISES

Avec l’explosion du mouvement des « CLUBS DE DANSES TRADITIONNELLES » il y a environ trois décennies, les fans de la musique et de l’Art chorégraphique du Burundi avaient poussé un « ouf ! » de soulagement, convaincus que ces deux secteurs de notre culture allaient enfin marquer un pas décisif remarquable dans leur développement. Etant étroitement liées et pratiquement indissociables, notre musique et nos danses traditionnelles ne peuvent se développer de manière séparée sous risque de les retrouver tout simplement déformées, chacune au profit d’apport artistiques exotiques inconnus des Barundi.

Sachant par ailleurs que ces deux arts sont complémentaires dans le processus de maintenance d’une ethnomusicologie se démarquant des mélanges importés pouvant la détruire, il est de notre devoir de lutter pour garder leur cohésion. Nous exprimons ici nos profonds remerciements vis-à-vis de tous les « CLUBS DE DANSES » du Burundi pour la bonne initiative et les efforts qu’ils ont consentis dans ce domaine quoique devant encore faire face à de nombreux défis. Aussi n’oublions pas non plus que tous les styles musicaux particulièrement dans les cultures africaines, afro-américaines et antillais, se sont généralement et exclusivement développés en s’appuyant sur une ou plusieurs rythmiques des danses existantes et connues dans leurs sociétés. Ce principe-clé, a-t-il échappé à l’attention des artistes burundais actuels ?

En parlant ainsi, que voudrions-nous signifier au juste ? Depuis bon nombre d’années en effet, certains « CLUBS DE DANSES » du Burundi, pour des raisons non encore élucidées, nous font assister à une métamorphose forcée de nos danses traditionnelles vers des styles mélangés avec des apports étrangers qui ont fini par en effacer près de cinquante pour cent de la saveur de notre originalité chorégraphique. A certains moments, en effet, l’on remarque ici et là qu’un pas, un geste ou un mouvement faits par les danseuses ne sont pas tout à fait ceux que feraient à la même action les danseuses traditionnelles de nos villages dans la campagne. Cela constitue un début de perte de l’identité culturelle.

Le Murundi de la diaspora, par exemple, quoique éloigné de sa terre natale, porte toujours dans son cœur les accents originaux de cette musique et de ces danses qu’il a connues autrefois étant encore au pays. C’est cela que son cœur réclame et voudrait revivre quand il regarde une vidéo produite par nos Clubs de danses. Il a besoin de se sentir emporté par le pas et le rythme réels non réduits reflétant concrètement sa culture. Cultiver un modernisme chorégraphique est bon, mais cela ne doit en aucun cas prétendre effacer les valeurs originales de nos danses par ailleurs riches en couleurs et accents introuvables ailleurs. Et quels que soient le degré ou le niveau d’expertise des chorégraphes instructeurs de ces Clubs, un retour aux sources de nos danses s’impose afin de réapprendre avec exactitude les règles et techniques naturelles traditionnelles de la chorégraphie burundaise. Elles existent bien sûr !

Et que devrait maintenant et concrètement être l’apport et l’appui des « Nouvelles Musiques Burundaises Modernes » dans cette démarche que nous préconisons pour la SAUVEGARDE  DE L’ART CHORÉGRAPHIQUE DE NOS DANSES TRADITIONNELLES ?

Pour avoir cherché à évoluer seule sans l’appui des rythmiques et caractéristiques spécifiques de nos danses, la Musique burundaise moderne, elle aussi, nous l’avons tous vu, a fait naufrage et est petit à petit devenue un art sans identité, vivant des emprunts faits à gauche et à droite par nos musiciens sous le vent d’inspirations hasardeuses qui l’ont finalement engloutie. Qui des musiciens burundais de la génération actuelle s’en rend compte ? Pourquoi se pressent-ils à pondre au jour le jour une infinité de chansons sur d’autres rythmes qui ne sont pas de leur culture ? REPONSE : tout simplement parce qu’ils ont sous-estimé et par là perdu leurs propres valeurs artistiques. Ils restent esclaves de tous les vents artistiques qui sollicitent leur oreille irresponsable.

Nous tenons ici à exprimer une fois de plus nos vives félicitations et nos encouragements à l’artiste Burundais HAKESHIMANA Jérémie évoluant en Belgique, qui est créateur du style musical « UMUDIDIZO » inspiré de la musique du mortier et du pilon tirée de sa région natale de l’Imbo-Mumirwa au Burundi. Jérémie fait un travail remarquable que les Burundais de la diaspora devraient soutenir et montrer comme exemple à suivre par plusieurs autres de nos jeunes musiciens ici non encore expérimentés qui pensent réussir en revêtant la peau des styles musicaux nigérians ou autres. En écoutant sa musique, l’on ressent que l’UMUDIDIZO (les coups de pilon dans le mortier plein de manioc sec) est vraiment présent, exprimant avec profondeur l’ardeur du Murundi laborieux vivant de son propre travail et de ses propres forces.

En vue de tracer la voie pour des solutions efficaces à cette problématique, Mgr. Justin BARANSANANIKIYE, Directeur de l’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA en collaboration avec son confère NGABO Léonce, projettent d’organiser ensemble un ATELIER NATIONAL SUR LA DANSE ET DE LA MUSIQUE BURUNDAISES auquel prendront part les chorégraphes et danseuses des « Clubs de danses » opérant au Burundi, ainsi que des musiciens burundais traditionnels et modernes. Nous demandons un soutien et un appui de la part des Burundais de la diaspora.

NOS OBJECTIFS :

– Jeter un coup d’œil exhaustif sur toutes les constructions rythmiques des différentes danses traditionnelles burundaises, les analyser, les parcourir et les découvrir ;
– Dégager des règles et principes naturels régissant les techniques de nos différentes danses telles que créées par nos ancêtres ;

– Lancer un Projet national de production de « Nouvelles Musiques » à caractère tradi-moderne s’appuyant sur ces rythmiques de nos danses traditionnelles afin de les perpétuer et les véhiculer correctement dans le cœur des générations à venir.

L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA ouvre les portes pour la coopération avec tous les partenaires culturels intéressés souhaitant s’impliquer dans ce travail.

Nous contacter :
INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA
B.P. 197 Gitega (Burundi)
Tel: +257 79877097
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LES GRANDES DATES QUI ONT MARQUE L’HISTOIRE DE LA NAISSANCE DE LA MUSIQUE BURUNDAISE MODERNE. (1ere Partie)

LES GRANDES DATES QUI ONT MARQUE
L’HISTOIRE DE LA NAISSANCE DE LA
MUSIQUE BURUNDAISE MODERNE.
(1ere Partie)

Elle a une histoire actuellement bien connue, et cela nous honore tous en tant que Burundais. Elle, c’est bien sûr NOTRE MUSIQUE dont nous cherchons à tout connaître afin d’en donner toute la lumière aux nouvelles générations qui n’ont pas connu les premières années de sa gloire et qui ont difficile à établir une succession chronologique des faits. Voici en quelques lignes les grandes dates illustrant le parcours de l’histoire de sa naissance. Pour de plus amples informations, le lecteur intéressé pourra se référer à l’ouvrage « De l’Inanga à la Guitare Classique-Une Histoire de la Naissance de la Musique Burundaise Moderne » de Mgr. Justin Baransananikiye, directeur de l’Institut de Musicologie de Gitega.

1962 : Composition de l’Hymne National du Burundi « Burundi bwacu » par l’Abbe Marc Barengayabo et première exécution publique le 1er Juillet lors de l’accession du Burundi à l’Indépendance.
1963-1964 :
– Création de l’orchestre « Vox Burundi », premier groupe musical burundais à Buyenzi sous la direction de Paul Harerimana et composition de la première chanson moderne en Kirundi « Kayengayenge k’umugore ».
– Création de la première fanfare de la Jeunesse Nationaliste Rwagasore (future JRR) à Kamenge.
– Création de différents autres petits groupes musicaux à Bwiza (Jaguar, Amis Jazz, etc) autour du cercle constitué par Kithantos Léon et Alonzo.
– Création des premiers groupes musicaux musulmans à Buyenzi (Jasmin et Shani Musical Club) autour de Saïdi, et à Rumonge (Rumonge Jazz).
1970 :- Naissance du célèbre duo Shungura Pancrace et Ndenzako Michel auteurs-compositeurs et interprètes de « Nafashe urugendo » et « Murondo uri mu rugero ».
1973 :- Organisation du tout premier concours musical à l’échelon national, baptisé « Pirogue d’Or de la Chanson » par la Radiodiffusion nationale du Burundi, et remporté par Ngabo Léonce sur la chanson « Sagamba Burundi ». Une deuxième et une troisième versions de ce concours seront de nouveau organisées en 1974 et en 1978.
1974 :- Création du groupe musical « Akezamutima » à Bwiza par Augustin Ndirabika. C’est ce noyau qui devient plus tard le premier Orchestre national du Burundi.
1977 :
– Création du premier Orchestre national du Burundi au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, composé de : Ngabo Léonce, Kirundo Gérard, Adolphe Bigirimana, Evariste Niyonzima, Justin Baransananikiye, Augustin Ndirabika, Michel Bankamwabo, Magloire Nibigirwe (alias Buddy) et Aloys Ndahigeze.
– Organisation du Concours national de promotion de la Musique Burundaise modernisée par le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture et remporté par Canjo Amisi sur la chanson « Ntacica nk’irungu » (en solo) et le duo de Barakamfitiye et son compagnon (catégorie des chansons en groupe).

1978 :
– Arrivée au Burundi de David Nikiza avec son groupe « Explorers » qui devient l’orchestre AMABANO de la radiodiffusion nationale du Burundi avec ses grands musiciens, Rugerinyange Antoine-Marie (alias Africanova), Antoine Ntiruhwama (alias Tanga), Tula wa Lupini, John Kagenda, Super wa Super, et David Nikiza lui-même.
– Naissance du groupe « Ntahangwa River » sous la direction conjointe de Christophe Matata, Guillaume et Burikukiye Prosper (alias Bahaga). Ce groupe deviendra progressivement « Mihigo des Grands-Lacs », « Imboneza » puis « Africa Nil band ».
– Canjo Amissi quitte l’Orchestre national pour rejoindre l’orchestre Amabano.
– L’Orchestre Amabano gagne le trophée du Concours musical international « MOULIN D’OR » organisé par Radio Nederland sous la supervision de Manu Dibango.
1979 :- Dislocation du premier Orchestre national et de l’Orchestre Amabano.

1981:- Canjo Amissi gagne le concours DECOUVERTES 81 de Radio France Internationale et le prix CALAO.
1986 :- Création de l’Amicale des Musiciens du Burundi par Ngabo Léonce.

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