L’Institut de Musicologie de Gitega désigné pour organiser « LA JOURNEE INTERNATIONALE DU JAZZ » le 30 Avril 2017 à Bujumbura

(Photo en Affiche : Le Guitariste Magloire, alias Buddy, et son Compagnon Tanga, Têtes de file de la Musique JAZZ au Burundi)

Sous le thème « LE JAZZ NOUS UNIT », l’Institut de Musicologie de Gitega, Burundi, vient d’être désigné par l’UNESCO pour organiser le 30 Avril 2017 à Bujumbura, la JOURNEE INTERNATIONALE DU JAZZ. Notre rédaction s’entretient à ce propos avec le Directeur de cet Institut.   #

REDACTION : Félicitations, Mgr. Dr. Justin Baransananikiye, Président et Directeur de l’Institut de Musicologie de Gitega. C’est pour la première fois que l’Institution que vous dirigez se voit honoré à l’échelon international, spécialement à travers un programme mondial unique en son genre qu’est la célébration de la JOURNEE INTERNATIONALE DU JAZZ. Comment y êtes-vous arrivés et de quoi s’agit-il au juste ?

Mgr. Dr.JUSTIN : Merci. Nous n’avons rien fait de spécial. Le 13 Février dernier nous avons été contactés par le bureau du Siège international de l’UNESCO à Paris, France qui invitait l’Institut de Musicologie de Gitega à se joindre, pour le compte du Burundi, au programme mondial de célébration de la JOURNEE INTERNATIONALE DU JAZZ prévue le 30 Avril prochain. Nous avons accepté et avons également lancé l’annonce de notre projet sur le site de l’UNESCO.

REDACTION : Quelles activités avez-vous programmées pour cette célébration ?

Mgr.Dr.JUSTIN : Il y aura d’abord un exposé sur l’Histoire du Jazz appuyé par une projection de vidéos. Ensuite suivra la finale du Concours de Jazz auquel participeront des groupes musicaux du Burundi. Et, enfin viendra une animation musicale avec divers genres  internationaux et des danses de toutes sortes auxquelles le public sera invité à se joindre.

REDACTION : Intéressant, ça alors ! Pourriiez-vous nous parler un peu de la manière dont cette JOURNEE INTERNATIONALE DU JAZZ a vu le jour ?

Mgr. Dr.JUSTIN : Oui. Premièrement, en Novembre 2011 l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) a officiellement déclaré le 30 Avril comme Journée Internationale du Jazz afin de couronner le Jazz et son rôle diplomatique dans l’unification des peuples aux quatre coins du monde. Grâce aux efforts communs, la Journée Internationale du Jazz est devenue une date mémorable où, chaque année, le Jazz est célébré universellement, rassemblant des gens de tous âges, de toutes provenances et de nationalités variées dans 195 pays. La Journée Internationale du Jazz est dirigée par Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, assistée par le légendaire pianiste et compositeur de Jazz, Herbie Hancock, servant comme ambassadeur du Dialogue interculturel et président de Thelonious Monk Institute of Jazz. Cet Institut est l’Organisation sans but lucratif dirigeante chargée du programme, de la promotion et de la production de cette célébration mondiale. Par la suite, en décembre 2012, l’Assemblée générale des Nations Unies a officiellement adopté la décision de l’UNESCO de proclamer la journée du 30 Avril comme Journée Internationale du Jazz. Les Nations Unies ont alors demandé à tous les Etats membres de participer activement dans la célébration de cette journée afin de développer et d’ouvrir une large voie aux échanges interculturels et à la compréhension entre les cultures dans le but de bâtir la compréhension mutuelle et la tolérance. La date du 30 Avril déclarée Journée Internationale du Jazz est reconnue sur les calendriers officiels des Nations Unies et de l’UNESCO.

REDACTION : Merci. D’autres détails seront publiés dans nos prochains articles.

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INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA appointed to organize “THE INTERNATIONAL JAZZ DAY” On 30th April 2017 in Bujumbura, BURUNDI

INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA
appointed to organize
“THE INTERNATIONAL JAZZ DAY”
On 30th April 2017 in Bujumbura, BURUNDI

(Photo: Professional Guitar player Magloire, alias Buddy, and his Friend Tanga, leaders of JAZZ music in Burundi)

Under the theme “JAZZ UNITES US”, the Burundian private Music Institution, INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA has just been appointed by UNESCO to organize “THE INTERNATIONAL JAZZ DAY” on April 30, 2017, in Bujumbura, Burundi. Our Editor checks with the head of the Institution:

EDITOR: Congratulations, Bishop Dr. Justin Baransananikiye, President and Director of Institut de Musicologie de Gitega. For the first time your Institution is honored on the international level, especially through this unique worldwide program known as “THE INTERNATIONAL JAZZ DAY” celebration. Could we know how you came to this point and what this event is about?

Bishop Dr.JUSTIN: Thanks. On February 13th we have been contacted by the UNESCO Headquarters Office in Paris, France, inviting our ‘Institut de Musicologie de Gitega’ to join in the worldwide program of celebrating “THE INTERNATIONAL JAZZ DAY” on April 30th this year. We have accepted and have soon launched our event campaign on the UNESCO website.

EDITOR: What kind of activities have you planned for the celebration?
Bishop JUSTIN: First there will be a presentation of the History of JAZZ along with videos. Then will come the final of the competition of performing Jazz Music by burundian groups. And finally, various dances will follow.

EDITOR: Wonderful. Now, could we know a little bit more about how the INTERNATIONAL JAZZ DAY came to exist?

Bishop JUSTIN: Yes. In November 2011, the United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization (UNESCO) officially designated April 30 as International Jazz Day in order to highlight jazz and its diplomatic role of uniting people in all corners of the globe. Through this united effort, International Jazz Day is the one day each year that jazz is celebrated worldwide, bringing together people of all ages, backgrounds and nationalities in 195 countries. International Jazz Day is chaired and led by Irina Bokova, UNESCO Director General, and legendary jazz pianist and composer Herbie Hancock, who serves as a UNESCO Goodwill Ambassador for Intercultural Dialogue and Chairman of the Thelonious Monk Institute of Jazz. The Institute is the lead nonprofit organization charged with planning, promoting and producing this annual worldwide celebration. In December 2012, the United Nations General Assembly officially welcomed the decision by the General Conference of UNESCO to proclaim April 30 as International Jazz Day. The United Nations called upon its Member States to participate actively in the celebration of International Jazz Day in order to develop and increase intercultural exchanges and understanding between cultures for the purpose of mutual comprehension and tolerance. International Jazz Day, April 30, is recognized on the official calendars of both the United Nations and UNESCO.
EDITOR: Thanks. More stories in our next article.

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Les Futurs « CANDIDATS MUSICOTHERAPEUTES BURUNDAIS » En Formation à l’ »Institut de Musicologie de Gitega ».

Les Futurs « CANDIDATS MUSICOTHERAPEUTES BURUNDAIS »
En Formation à l’ »Institut de Musicologie de Gitega ».
(Photo en affiche : Mgr. Dr. Justin Baransananikiye, directeur de
L’Institut de Musicologie de Gitega donnant cours).

Etablir un CENTRE DE MUSICOTHERAPIE spécialisé au Burundi est un souhait que l’Institut de Musicologie de Gitega a eu depuis sa création en 2014. Une telle structure socio-educative et sanitaire viendrait en effet épauler efficacement les psychiatres et psychothérapeutes burundais à mener à bout les traitements qu’ils prescrivent et administrent à leurs patients.

C’est pourquoi depuis deux ans, l’Institut de Musicologie de Gitega s’est attelé à former, jusqu’au niveau de la LICENCE EN MUSIQUE ET MUSICOLOGIE, les premiers candidats futurs Musicothérapeutes burundais qui pourront poursuivre à l’étranger les études de « Maîtrise en Musicothérapie » pour ainsi se spécialiser dans ce domaine. Nous espérons vivement qu’il y en aura qui iront jusqu’au doctorat. Signalons au passage qu’en Afrique, seule l’Université de Pretoria dispose d’une Faculté de Musicothérapie.

Le cursus suivi à l’Institut de Musicologie de Gitega offre aux candidats un parcours en profondeur de la science musicale et de la Musicologie, comprenant : le solfège, l’Espace musical (étude détaillée des gammes et des accords), l’Harmonie Tonale, la composition musicale, la technique vocale, l’Histoire de la Musique burundaise, l’Histoire de la Musique occidentale, l’Ethnomusicologie, des études approfondies sur les Musiques Négro-américaines et les divers courants musicaux internationaux, des études exhaustives sur les œuvres des grands compositeurs classiques, la sociologie de la Musique, l’analyse musicale, la création et la direction des ensembles musicaux, etc. Ils doivent en plus apprendre à jouer selon les normes un instrument musical (piano, guitare, saxophone, etc). A ce programme s’ajoute également des travaux de recherche au sein des musiques traditionnelles burundaises qui permettront d’arriver un jour à créer de vrais styles musicaux originaux du Burundi pouvant être utilisées au profit de la Musicothérapie.

Au mois de Mai prochain, une première équipe d’experts MUSICOTHERAPEUTES internationaux arrivera à l’Institut de Musicologie de Gitega pour donner les premiers cours d’Introduction à la Musicothérapie ainsi que des ateliers de formation au profit des étudiants.

Ce grand projet qui sera très utile au pays s’est malheureusement heurté à un manque de chanteurs burundais qualifiés en Musique (niveau Licence) qui pourraient être immédiatement recrutés pour poursuivre les haiutes études de « Maîtrise en Musicothérapie ». Rappelons qu’au Burundi l’amateurisme musical désordonné et le refus des artistes de donner à ce domaine sa valeur en tant que science devant être apprise dans des écoles spécialisées, ne permettent pas à nos chanteurs aujourd’hui d’embrasser la carrière de MUSICOTHERAPEUTES, qui fonde justement ses bases sur les principes scientifiques et la pratique professionnelle de la Musique. C’est pourquoi l’Institut de Musicologie de Gitega a dû repartir de la base en recrutant de jeunes finalistes de l’Enseignement secondaire manifestant des talents de chanteur, pour ensuite les former jusqu’au niveau recherché, à savoir, la LICENCE EN MUSIQUE ET MUSICOLOGIE.

Comme déjà présenté dans un autre article sur ce site, le CENTRE DE MUSICOTHERAPIE en vue pourra rendre de très grands services aux enfants, aux adolescents et aux adultes souffrant de pathologies psycho-mentales ou d’inadaptation sociale, aux personnes victimes de différents problèmes affectifs (déceptions et autres), ou de coups durs subis dans la vie, aux malades longtemps alités dans les hôpitaux, aux gens solitaires, aux mères en maternité, etc.
Nous devons former d’urgence plusieurs Musicothérapeutes pour répondre au besoin immense de leur intervention dans le pays. C’est pourquoi nous relançons un appel aux jeunes lauréats des écoles secondaires à entrer à l’Institut de Musicologie de Gitega pour y gagner d’abord la LICENCE EN MUSIQUE ET MUSICOLOGIE.
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THE FIRST MUSIC THERAPY CENTER TO OPEN SOON IN BURUNDI

Why didn’t it exist early before? Simply because nobody in Burundi (except Bishop Dr. Justin Baransananikiye the director of the MUSIC INSTITUTE OF GITEGA) had studied Music and Musicology on a high graduate level and be prepared to take up the MUSIC THERAPY profession which does not exist at all in the country.

Founded by Bishop Dr. Justin Baransananikiye in 2013, the MUSIC INSTITUTE OF GITEGA, Burundi, was officially registered No.226.01/CAB/1405/DGCA/2013 with the Ministry of Culture and started training in Music studies young Burundians laureates from high schools. A first group of twelve (12) will complete their bachelor in Music and Musicology in April 2017, and needs NOW to attend URGENTLY an “INTRODUCTION TO MUSIC THERAPY” course along with training workshops in order to be prepared to serve at the FIRST BURUNDI MUSIC THERAPY CENTER to be opened in July 2017.

Five more MUSIC THERAPY CENTERS are planned to be also planted in Burundi by 2018. International volunteer helpers are needed. In the meantime, six (6) among our expected laureates from the MUSIC INSTITUTE OF GITEGA (including 3 young ladies and 3 gentlemen) will immediately attend a “Masters in Music Therapy” at universities abroad and come back to lead these new centers.

Therefore, the MUSIC INSTITUTE OF GITEGA issues officially an appeal for cooperation and partnership with any international music therapists experts and all interested organizations working in this field to join the project. The first clinic specialized in Music therapy is to be erected soon here in Burundi and investors are welcome as well. Hundreds cases of children and adults with various disabilities and mental and psychiatric troubles really need an urgent music therapy intervention and assistance.

Detailed information along with documents will be sent on request to any interested person/organization. Please contact:

MUSIC INSTITUTE OF GITEGA
(Institut de Musicologie de Gitega)
P.O.Box 197 Gitega
Burundi (East Africa)
Tel: +257 79 877 097 or +257 79 942 375
EMAIL 1: musicologygitega@gmail.com
EMAIL 2: baransajust@gmail.com
Website: https://musicologygitega.wordpress.com

Vers la Création du PREMIER CENTRE DE MUSICOTHERAPIE AU BURUNDI

L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA en collaboration avec ses partenaires se prépare et s’organise en vue de la création en 2017 du PREMIER CENTRE DE MUSICOTHERAPIE AU BURUNDI qui sera attaché à cet Etablissement. A cet effet, dix (10) futurs cadres responsables qui travailleront au sein de cette structure sont en cours de formation, d’abord en Musique et Musicologie, jusqu’au niveau de la licence à l’Institut de Musicologie de Gitega, après quoi certains d’entre eux pourront suivre une haute formation en « MASTER EN MUSICOTHERAPIE » à l’étranger.

Le public burundais, peu informé sur le domaine et le fonctionnement de la MUSICOTHERAPIE a, nous le savons bien, besoin de savoir d’avance de quoi il s’agit au juste. Notre rédaction s’est entretenue à ce propos avec Monseigneur Justin BARANSANANIKIYE, Directeur de l’Institut de Musicologie de Gitega et initiateur du Projet « CENTRE DE MUSICOTHERAPIE DU BURUNDI ».

REDACTION : Mgr. Justin Baransananikiye, vous êtes l’initiateur du Projet « CENTRE DE MUSICOTHERAPIE DU BURUNDI ». Pourriez-vous définir à nos lecteurs ce qu’est la MUSICOTHERAPIE ?
Mgr. JUSTIN : Scientifiquement et pratiquement, plusieurs définitions (toutes concordantes cependant) lui sont données :
– le terme « musicothérapie » ne signifie pas « soigner par la musique », car cette discipline n’a pas pour objectif de soigner, mais d’aider et d’accompagner les malades au cours d’un traitement. En effet, bien employée, la musique favorise le développement sensoriel, régénère les émotions et joue un rôle dans la socialisation du malade.

– La musicothérapie est une des composantes de l’art-thérapie. Elle consiste en une utilisation judicieuse de la musique comme outil thérapeutique de base, pour rétablir, maintenir ou améliorer la santé mentale, physique et émotionnelle d’une personne. (www.musicotherapie.org) , etc.

REDACTION : Pourquoi avez-vous eu l’idée de lancer ce Projet combien louable ici au Burundi ?

Mgr. JUSTIN : Parce que le champ de son intervention y est immense, et surtout parce que les Psychiatres, les Psychanalystes et psychothérapeutes n’ont pas où référer leurs patients quand ils doivent leur prescrire un appui curatif complémentaire par la Musicothérapie. Des centaines d’enfants et de jeunes surtout présentant des pathologies mentales sont laissés au hasard du sort alors qu’un appui par la MUSICOTHERAPIE pourrait les aider. Nous y avons également pensé parce que nous sommes la seule institution au Burundi dispensant une formation en Musique et Musicologie de niveau universitaire, ouvrant la porte vers une haute spécialisation à la « Maîtrise en Musicothérapie ».

REDACTION : Alors, vous êtes à l’étape de préparation et de formation intenses des futurs cadres pour ce CENTRE DE MUSICOTHERAPIE. Pourrions-nous savoir sur quoi porte le cursus ?

Mgr. JUSTIN : La formation que nous donnons en tant qu’Institut de Musicologie vise d’abord à inculquer à nos candidats toutes les connaissances sur la SCIENCE MUSICALE proprement dite. Le cursus s’étend sur trois années d’études conduisant à l’obtention de la LICENCE EN MUSIQUE ET MUSICOLOGIE. Je demanderais à nos lecteurs de bien vouloir consulter l’article y relatif sur ce même site sous le titre « LICENCE EN MUSIQUE A L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA »

REDACTION : Si l’on comprend bien, le CENTRE DE MUSICOTHERAPIE que vous projetez de créer fonctionnera comme une sorte de clinique de Musicothérapie, n’est-ce pas ?

Mgr. JUSTIN : Vous l’avez compris. Il aura des Musicothérapeutes spécialisés qui travailleront de pair avec des spécialistes psychanalystes, psychiatres et psychothérapeutes déjà établis dans le pays. En effet, comme partout ailleurs dans le monde, seuls des musiciens confirmés ayant une certaine maturité et des connaissances en psychologie peuvent aborder un tel travail.

REDACTION : Apparemment, vu les besoins dans le pays, un seul centre ne suffira pas !

Mgr. JUSTIN : Nous en sommes conscients. Progressivement nous songerons à créer plusieurs centres de ce genre, mais il faudra que des étudiants viennent d’abord suivre la formation à la « Licence en Musique » à l’Institut de Musicologie de Gitega et se préparer comme candidats à aller poursuivre le « MASTER EN MUSICOTHERAPIE » à l’étranger.

REDACTION : Il y aurait certainement d’autres personnes physiques ou morales qui seraient intéressées à s’associer à ce projet et à y investir. Seraient-elles les bienvenus ?

Mgr. JUSTIN : Absolument. Nous sommes ouverts à tout partenariat éventuel pour conduire ce Projet à la réussite.

REDACTION : Pourquoi avez-vous demandé que la photo en affiche présente des enfants ?

Mgr. JUSTIN : Je l’ai déjà dit : la plus grande partie de ceux qui ont besoin d’être assistés par un CENTRE DE MUSICOTHERAPIE dans notre pays sont les nombreux enfants et jeunes adolescents traumatisés et désorientés suite à divers événements qu’a connu le Burundi depuis un certain nombre d’années. Plusieurs ont choisi la voie de la délinquance, de la toxicomanie, et abandonnent tout simplement l’école parce qu’ils se sentent débordés par les problèmes de la vie. La MUSICOTHERAPIE pourrait aider beaucoup à les rétablir correctement dans la société. Mais il nous faut des spécialistes dans ce domaine.

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Une Journée Nationale dédiée à la Célébration de la DANSE EMBLEMATIQUE DU TAMBOUR DU BURUNDI« UMURISHO W’INGOMA

Photo en affiche : La Troupe de Tambourinaires de L’Institut de Musicologie de Gitega.

C’est avec un grand sentiment de reconnaissance que l’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA accueille la décision du Gouvernement du Burundi (ce 1er décembre 2016), dédiant la date du 26 Novembre de chaque année comme JOURNEE NATIONALE DE CELEBRATION DE LA DANSE TRADITIONNELLE EMBLEMATIQUE DU TAMBOUR DU BURUNDI « UMURISHO W’INGOMA ». Cet événement est d’autant plus important dans le domaine de la musique burundaise, que nous l’inscrivons aussi au calendrier des grandes dates marquant les étapes de développement de notre musique. Mais pourquoi parler de musique plus précisément ?

Très peu sont ceux qui comprennent comment l’Art de nos tambours traditionnels constitue aussi une richesse musicale de grande valeur. En effet, si nous dansons l’UMURISHO W’INGOMA, c’est tout simplement parce qu’il nous entraînent dans leurs RYTMES qui impriment en nous ces gestes, ces sauts, ces mouvements indescriptibles de notre corps qui se tord dans une agilité quasi angélique, miraculeuse, élastique, portant en elle des expressions et des messages de grandeur, de fierté, de bravoure, d’amour, d’héroïsme, de fidélité, de dur labeur, lesquelles vertus ont caractérisé de tous temps l’homme Murundi. Et le RYTHME, apprenons-nous dans nos facultés, constitue l’essence même de la musique.

Réalité évidente des faits, l’enfant burundais encore en bas âge, porté sur le dos par sa mère et écoutant pour la première fois ces battements combien ordonnés, magiques et savamment orchestrés selon la science traditionnelle de nos ancêtres, a toujours répondu par un grand sourire d’espoir, se laissant aussi emporter en bougeant naturellement. Le tambour, n’est-il pas sien et ne constitue-t-il pas son cordon culturel qui le relie aux soupirs des rêves des premiers créateurs de cet Art, aujourd’hui reposant dans le sein de nos belles collines depuis des siècles ?

Des dizaines de RYTHMES musicaux encore inexploités, se trouvent en effet enfouis dans notre « UMURISHO W’INGOMA ». L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA en est déjà conscient et s’est lancé depuis un certain temps dans leur recherche dans le but d’en faire une base de travail exhaustif en ethnomusicologie en vue de la production prochaine d’œuvres musicales originales, nouvelles et enrichies de ce patrimoine unique. Nous avons toujours et encore besoin de partenaires internationaux intéressés par ce projet. Car, ces RYTHMES des tambours burundais ont une destinée de devenir un jour une grande source de revenus, si des promoteurs y étaient associés et venaient à découvrir comme nous, que ce sont de nouveaux styles de rythmiques musicales pouvant se vendre auprès des artistes des cinq continents toujours en quête d’innovations. Nous pourrions certainement en faire une véritable INDUSTRIE DE L’ART DU TAMBOUR DU BURUNDI à partager avec le reste du monde.

Par ailleurs, mis à part le rôle d’attraction touristique que revêt cet art unique au monde, la danse du tambour du Burundi est traditionnellement perçue comme symbole incarnant l’unité des Barundi de toutes les ethnies, de toutes les régions et de tous les clans sociaux tout au long de notre histoire. Enseignons-la correctement à la jeune génération afin de cimenter davantage l’honneur qui lui a été fait d’être inscrit, en 2015, par l’UNESCO, au patrimoine culturel de l’humanité.

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ENCOURAGER LES JEUNES FILLES BURUNDAISES A SUIVRE LES HAUTES ETUDES DE MUSIQUE A L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA

ENCOURAGER LES JEUNES FILLES BURUNDAISES A
SUIVRE LES HAUTES ETUDES DE MUSIQUE A
L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA

De nombreux efforts sont continuellement menés au Burundi dans le but de pousser la jeune fille burundaise à s’impliquer dans tous les programmes de développement au sein desquels sa place et son rôle restent indéniables. Il en est ainsi aussi du domaine de la Musique où, faute d’une participation suffisamment concurrente des jeunes filles, les garçons se sont taillés la part du lion occupant à eux seuls tous les sièges des métiers de la Musique.

Fort malheureusement, nombreuses sont les filles burundaises désirant faire le pas, mais qui se retrouvent bloquées faute de moyens de paiement de leurs études, alors que l’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA est établi dans leur pays. Notre conseil à leur endroit est de ne pas se décourager avant d’avoir épuisé toutes les voies possibles de recours. Qu’elles fassent un pas et approchent les nombreuses O.N.G et autres associations œuvrant pour l’égalité des genres et l’appui à la femme, et leur expliquent leur problème.

Pendant ce temps, durant ce mois de Septembre 2016, l’Institut de Musicologie de Gitega vient d’enregistrer les candidatures de quatre (4) jeunes filles dont 3 finalistes de l’enseignement secondaire, ainsi qu’une lauréate de la faculté de Psychologie d’une université privée de Bujumbura, venues suivre les études de Musicologie. Elles sont bien décidées de briser le tabou du monopole tenu par le sexe masculin dans le secteur de la musique, et d’aller jusqu’au bout en gagnant la LICENCE EN MUSIQUE. Quel beau pari !

Leur décision héroïque n’a d’autre fondement que celui d’avoir compris que la spécialisation dans la Science Musicale leur ouvrira bientôt des portes d’emplois et de services divers tant au Burundi qu’à l’étranger, et qu’elles pourront sans erreur bâtir leur avenir sur leurs connaissances professionnelles en Musicologie. Mais plusieurs autres jeunes filles encore indécises pourraient se demander quels sont justement ces éventuels emplois et services qui s’offrent à elles. Le Directeur de l’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA explique :

Le domaine de la Musique jusqu’ici mal compris et peu attrayant au Burundi, mérite cependant de se démarquer et de faire écho en s’appuyant sur des élites des deux sexes formées et spécialisées dans la matière. Nous voudrions ici mettre devant la jeunesse burundaise un certain nombre de choix professionnels (pas tous) qui pourraient leur ouvrir de nouveaux horizons sur leur avenir en tant que cadres et artistes qui prendront dignement en mains la mission de promotion de la Musique burundaise moderne. Comment ?

1. Devenir enseignant du Cours de Musique dans les écoles depuis la base jusqu’à la fin de l’enseignement secondaire. Tout le programme est abordé.

2. Devenir auteur-compositeur-interprète professionnels avec toutes les facilités et appréciations qui en découlent.

3. Devenir chercheur qualifié en Ethnomusicologie, point de départ d’un travail exhaustif menant à une promotion scientifiquement réfléchie de la Musique burundaise moderne.

4. Devenir ARRANGEUR MUSICAL professionnel et qualifié comme il y en a dans d’autres pays. Ce métier est actuellement exercé au Burundi d’une manière hasardeuse par des amateurs aventuriers vivant des pirateries faites sur Internet.

5. Devenir ORCHESTRATEUR professionnel et qualifié comme partout ailleurs dans le monde. En effet, faute d’avoir des musiciens formés pour cette tâche, ce métier tout comme le précédent sont téléguidés par la copie illégale de spécimen de musiques exotiques dites « à la mode », détruisant par conséquent toute la créativité originale de la part de nos artistes.

6. Devenir PIANISTE professionnel et pouvoir un jour participer aux concours internationaux de piano exigeant une solide connaissance théorique et pratique de cet instrument sur base de la théorie musicale universelle.

7. Devenir fondateur et directeur d’ensembles musicaux (tels les chœurs, orchestres symphoniques ou d’harmonie et autres).

8. Devenir auteur de manuels de chants écrits avec partitions pour usage dans les écoles, les églises et autres centres de formation.

9. Devenir CRITIQUE MUSICAL professionnel sur les médias qui en ont tant besoin dans leurs programmes.

10. Etre recruté comme « professeur agrégé » de Musique et Musicologie par l’Institut de Musicologie de Gitega.

Nous lançons donc ce défi à l’endroit de toutes les jeunes filles burundaises en les appelant à se réveiller et à prendre conscience de l’immensité des pertes auxquelles elles consentent en refusant d’entrer dans la course à la haute formation en Musique et Musicologie offerte par notre Institut à Gitega. Mais aussi, que toute personne physique ou morale pouvant les supporter pour cette fin le fasse pour que demain nous ne nous plaignions plus de n’avoir que des hommes aux postes d’inspecteurs et enseignants de Musique et professionnels de tous les métiers musicaux.

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(Un Extrait de l’exposé de Mgr. Justin Baransananikiye Sous le thème « PRINCIPES D’APPUI A LA RECHERCHE POUR LA PROMOTION DES MUSIQUES BURUNDAISES »)

(Un Extrait de l’exposé de Mgr. Justin Baransananikiye
Sous le thème « PRINCIPES D’APPUI A LA RECHERCHE
POUR LA PROMOTION DES MUSIQUES BURUNDAISES »)
Nous republions cet article afin d’appuyer l’étape à laquelle nous allons bientôt passer dans les travaux de Recherche et de Promotion de nos Musiques.

Après avoir compris les méthodologies de travail utilisées par nos confrères aînés Africains, dont Manu Dibango, Youssou N’dour, Mory Kanté, Salif Keita et d’autres qui nous ont devancés dans la promotion des musiques de leurs pays, l’heure est à nous Musiciens Burundais maintenant de savoir comment mener nos propres recherches aussi et en exploiter les résultats pour bien réussir une modernisation qui sauvegardera l’originalité de nos musiques traditionnelles et les distinguera des autres sur les podiums internationaux. Pour mieux comprendre cette thématique, nous nous référerons à certains documents utiles, à commencer par l’expérience que nous offrent les musiciens du Cameroun.

1. Dans un article consacré à ce sujet, Jean-Paul MONGO BELL écrit : « Dans le numéro 324 du journal Afrique-Asie paru le Lundi 18 juin 1984, Francis Bebey dit ceci : ‘ … le Makossa est un mélange d’AMBAS BEY et de BOLOBO, musique et chants de la ville de Douala qui nécessitent voix humaines et claquements de mains sur un rythme africain pur, tels les chants protestants et la musique afro-cubaine ». Le Site http://www.masoso.unblog.fr dans son analyse donne d’autres précisions : « Le Makossa, rythme ou style musical, attribué au peuple SAWA originaire du littoral du Cameroun, plus précisément de la ville de DOUALA, trouve ses fondements dans les mots Kô (tomber) et Sa (danse). En clair, il signifie tomber dans la danse. Ce cri de ralliement est rendu populaire par l’artiste NELLE EYOUM. Le Rythme MAKOSSA, dont les bases rythmiques viennent de la RUMBA, de la SALSA et de la BIGUINE s’identifie par ses sections syncopées. Ce rythme s’est popularisé en 1958 par le groupe NEGRO STYL avec NELLE EYOUM, EBANDA MANFRED, dont la chanson ‘AMIO’, excellemment interprétée par BEBEY MANGA, est aujourd’hui un standard universel. En 1972, MANU DIBANGO avec son tube ‘SOUL MAKOSSA’ donne une dimension planétaire au MAKOSSA. Les paroliers EBOA LOTTIN, FRANCIS BEBEY, CHARLES LEMBE, lui donneront un esprit d’écoute. EKAMBI BRILLANT, fan de JAMES BROWN, avec le soutien de l’excellent bassiste JEAN DIKOTO MANDENGUE, introduira des riffes et break qui feront une partie de l’identité du MAKOSSA New wave.
Au début des années 80 sous les arrangements de TOTO GUILLAUME, installé en France, avec les bassistes Vicky EDIMO, TOURE ALHADJI, les batteurs EBENY Donald Wesley et LOBE Valérie, qui donne naissance à l’équipe nationale du MAKOSSA, que le MAKOSSA fera éclore de nombreux talents Camerounais… Le MAKOSSA devient une musique nationale interprétée par des compositeurs talentueux originaires d’autres régions du Cameroun, TALA ANDRE MARIE, PIERRE DIDY TCHAKOUNTE, TIM& FOTY, ELVIS KEMAYO, etc. La nouvelle génération, tant bien que mal, continue de porter haut le flambeau de cette musique. Elle est constituée de RICHARD BONA, ETIENNE MBAPPE, GUY NSANGUE, etc. Le Makossa puise ses ressources dans la diversité des instrumentistes qui l’ont porté à l’affection des peuples du monde. Le travail de promotion du MAKOSSA a pu se faire grâce à des mécènes qui pour la plus part ont achevé leur vie dans la misère, WONGA Jules, DJOGA MATHIAS, MOISE KOUOGUENG, etc, des hommes et femmes qui ont cru en la musique ».

Quelles premières leçons devons-nous tirer de ce travail assidu et persévérant accompli par nos ainés du Cameroun ?
– Ils ont fait de l’œuvre de promotion de leur musique traditionnelle, le ‘Makosa’ UN PROGRAMME CULTUREL NATIONAL aussi auquel tous, sans exception, se sont ralliés.
– Ils ont tous travaillé ce style original en veillant à la sauvegarde des ‘bases rythmiques du Makosa traditionnel’ de la région de Douala qu’ils ont rendu populaire dans tout le pays tout en en faisant un standard universel ayant une dimension planétaire.
– Les artistes Camerounais, paroliers de profession, sont reconnus dans leur rôle et sont consultés pour mettre de leur main sur les textes à chanter des différentes compositions musicales. On ne chante pas en désordre du n’importe quoi. Certes des règles grammaticales et linguistiques sont observées. Résultat, ceci fait du ‘Makosa’ un style à écouter partout.
– Les musiciens Camerounais font des ajoutes qui, au lieu de la détruire, apportent une saveur spéciale à l’identité du ‘Makosa’.
– Ils font appel à leurs compatriotes musiciens professionnels déjà expérimentés évoluant en Occident qui prennent en main, cette fois-ci, le travail d’y ajouter les dernières retouches qui font du ‘Makosa’ une musique nationale interprétée par des compositeurs talentueux originaires d’autres régions du Cameroun.
– Des mécènes camerounais se lèvent d’un même pied pour soutenir les musiciens de leur pays dans la production et la diffusion de leur musique, le ‘Makosa’.

Musiciens Burundais, sommes-nous suffisamment humbles et disposés d’apprendre à partir de l’expérience des autres ? Tous ces éléments d’une si grande valeur avaient servi d’inspiration et d’appui aux musiciens de la première génération dont Justin Baransananikiye faisait partie. Mais, malheureusement, ils n’ont guère pu fasciner la soif et les goûts des musiciens de la génération actuelle qui ne comprennent toujours pas que LA PROMOTION DE LA MUSIQUE NATIONALE DOIT ETRE CONCUE ET OPEREE COMME PROGRAMME NATIONAL EGALEMENT. Nous en profitons pour faire un clin d’œil aux responsables du Ministere de la Culture. L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA a d’ores et déjà inscrit cette mission à son programme et se tient disposé pour toute collaboration.

Nous contacter:
INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA
B.P.197 Gitega
Tél: 79 877 097 ou 79 942 375
Email:baransajust@gmail.com
http://www.musicologygitega.wordpress.com

DES ARTISTES BURUNDAIS REAGISSENT FACE A LA PROBLÉMATIQUE DE PROMOTION DE LA MUSIQUE BURUNDAISE

DES ARTISTES BURUNDAIS REAGISSENT FACE
A LA PROBLÉMATIQUE DE PROMOTION DE LA
MUSIQUE BURUNDAISE

Il a réagi à notre article précédent intitulé « UN APPEL AUX MUSICIENS BURUNDAIS A REJOINDRE LES TRAVAUX DE RECHERCHE ETHNOMUSICOLOGIQUE, Seule Porte Sûre Vers de Nouvelles Créations Originales ». Il, c’est bien Gad NIYOMUKUNZI de Bujumbura. Voici une observation poignante dont il nous a fait part :

« Je tiens à féliciter l’auteur de ce texte qui m’inspire et me rappelle quelque chose. Je me suis posé de telles questions le jour où j’étais avec un certain producteur. J’avais ma guitare avec laquelle je lui montrais les notes barrées de ma chanson. Je lui ai même montré les notes simples mais il n’était pas en mesure de savoir de quoi il s’agissait. Certaines personnes se nomment « producteurs » alors qu’elles ne savent jouer d’aucun instrument de musique. Ça fait chuter l’industrie musicale au Burundi. Leurs œuvres sont des copies des œuvres d’autres producteurs internationaux. Parfois ils téléchargent des instrumentales sur internet et proposent aux chanteurs d’enregistrer dessus. Ils volent des œuvres, ils bafouent les droits d’auteurs. Il arrive souvent qu’ils proposent le même instrumental aux différents chanteurs. Ils manquent de création musicale. Par conséquent, les prétendues stars « soi-disant ambassadeurs de la musique burundaise » ne font qu’imiter les styles et mélodies étrangères. Il faut que nous préservions notre culture afin que nous montrions la différence. Nous devrions créer (si jugé bon) un mélange des styles originaux et « modernes » pour une harmonisation musicale », écrit Gad NIYOMUKUNZI, à qui nous réitérons toute notre reconnaissance et nos félicitations pour ce partage franc et responsable.

Qu’en dites-vous, messieurs les « Producteurs musicaux » établis à Bujumbura ? La balle est dans votre camp. Réagissez et répondez à cette remarque, par ailleurs justifiée, qui vous est faite de la part des musiciens que vous recevez dans vos studios. Nous publierons volontiers vos répliques. Saviez-vous que bientôt un bon nombre de jeunes musiciens burundais auront suivi une haute formation en Musique, Ethnomusicologie et business musical à l’Institut de Musicologie de Gitega, et pourront, tout naturellement remettre en doute vos compétences ? Êtes-vous réellement conscients que le monde se développe ? Nous vous avons invités maintes fois (et l’invitation reste en cours) à vous faire inscrire aussi pour de telles formations à l’Institut de Musicologie afin d’obtenir un diplôme de qualification qui témoignerait de vos aptitudes en musique.

Entre temps, acceptez que nous vous donnions ce conseil : l’industrie musicale n’est pas un jeu. C’est carrément une industrie au vrai sens du terme, qui a ses lois et principes directeurs. Vous devez vous y conformer. Vous vous faites nommer PRODUCTEURS alors qu’il n’en est rien. Dans le business musical, une personne est appelée « producteurs » quand et uniquement quand elle investit son argent pour financer les travaux d’un artiste. Ce qui étonne, c’est qu’en vous faisant appeler PRODUCTEURS, vous vous permettez d’exercer les métiers d’ ARRANGEUR MUSICAL et celui d’Orchestrateur. Saviez-vous que ces derniers sont des métiers très sophistiqués dans l’industrie musicale, qui requièrent une formation de haut niveau en musique et une compétence nourrie d’une solide expérience. Avez-vous ces capacités alors ?

Les artistes Burundais que vous induisez en erreur en leur faisant chanter sur des instrumentaux volés sur internet, ne pourront faire carrière ni gagner leur vie hors du Burundi. Dissociez-vous de cette pratique. Acceptez d’être formés, nous vous le répétons. « Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois », dit un adage français. Bientôt nous allons vous confronter à des musiciens qualifiés, formés à l’Institut de Musicologie de Gitega. Vous aurez du mal à continuer sur cette voie et, nous vous l’assurons bien avant, la honte couvrira votre travail et vous serez contraints à démissionner. Et, pour vous faire prendre conscience que le métier avec lequel vous jouez n’est pas ce que vous croyez qu’il est, nous mettons en affiche de cet article LES PARTITIONS MUSICALES DE LA CÉLÈBRE CHANSON « UMUGABO W’UKURI » DE CANJO AMISSI. Pour pouvoir reproduire cette chanson, un arrangeur/orchestrateur européen ou américain ou chinois ou coréen, etc, prendra soin de nous nous la demander d’abord. Et vous ?
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UN APPEL AUX MUSICIENS BURUNDAIS A REJOINDRE LES TRAVAUX DE RECHERCHE ETHNOMUSICOLOGIQUE, Seule Porte Sûre Vers de Nouvelles Créations Originales

UN APPEL AUX MUSICIENS BURUNDAIS A REJOINDRE
LES TRAVAUX DE RECHERCHE ETHNOMUSICOLOGIQUE,
Seule Porte Sûre Vers de Nouvelles Créations Originales

Plusieurs Burundais appellent « MUSIQUE BURUNDAISE MODERNE » tout ce qui se chante aujourd’hui en langue KIRUNDI avec l’accompagnement d’instruments occidentaux, ou dans un dialecte-créole imaginaire mêlé d’un Kirundi assaisonné par des termes importés on ne sait d’où. C’EST FAUX ! Ce n’est pas cela la Musique burundaise développée dont nous devons nous vanter et que nous croyions pouvoir afficher sur le tableau de la mosaïque des musiques du monde hautement prisées dans le business musical international actuel.

Ne nous y trompons pas, mais posons-nous sincèrement la question suivante en tant que Burundais responsables de nos valeurs et richesses culturelles : « Pourquoi les investisseurs culturels internationaux ne sont-ils pas attirés à venir exploiter ce que nous sommes en train d’appeler faussement ‘Musique burundaise moderne’ ? » Réponse simple et claire : ce que nous brandissons comme musique ne contient rien d’innovant et ne porte aucun cachet original nouveau recherché par les consommateurs des nouvelles musiques que le monde voudrait découvrir.

Effectivement, les musiciens burundais de la génération actuelle s’étant eux-mêmes détournés et privés de leur propre source ethnomusicologique, ne peuvent récolter autre chose qu’un état d’esclavage sous des styles musicaux exotiques en vogue dont ils ne connaissent d’ailleurs pas les structurations artistiques. Pour ne citer que quelques exemples illustratifs de musiques originales déjà développées et modernisées par des artistes d’autres pays conscients et amoureux de leur art, précisons ici à l’intention des musiciens burundais que tous ces styles musicaux sur lesquels ils sont en train de s’agriffer sont le fruit d’un dur labeur accompli volontairement et avec grands sacrifices :

– La SAMBA, par exemple, est l’une des formes les plus populaires de la Musique traditionnelle nationale du Brésil.
– Le ZOUK est un style de musique originaire de Guadeloupe et de Martinique ayant ses racines dans la musique KOMPA de Haïti et de la musique Dominicaine
– Le MERENGUE est un style de musique/danse joyeuse très animée également originaire des traditions musicales de la République Dominicaine.
– Le KIZOMBA est un style de musique/danse populaire de l’Angola.
– La SOUKOUS est un style musical né dans les deux Congo autour des années 30-40 et est devenu populaire dans toute l’Afrique.
– Le MAPOUKA est une danse/musique originaire du Sud-est de la Côte d’Ivoire dans la zone de Dabou. Aujourd’hui, il gagne toute l’Afrique de l’Ouest.
– Le JUJU et l’APALA sont des styles de musiques populaires du Nigeria dérivées des percussions de la Tribu Yorouba. C’est aussi à que le grand FELA KUTI a puisé inspiration pour créer l’AFROBEAT.
– Le CHIMURENGA quant à lui, est un genre musical populaire du Zimbabwe.
– La MARRABENTA est un style de musique/danse originaire du Mozambique. Etc, etc.

Et alors, quel style de musique burundaise moderne avons-nous qui serait née des nombreuses musiques traditionnelles du Burundi après 50 ans d’indépendance ? Nous sommes encore sous colonisation culturelle ! Félicitons toutefois encore l’artiste Jérémie HAKESHIMANA (alias YELE), fondateur du style musical UMUDIDIZO moderne qu’il a tiré de la musique traditionnelle burundaise chantée et accompagnée au pilon et au mortier ainsi que Gilbert NDAKOZE (Alias GINDA) pour l’excellent travail de recherche qu’il fait sur l’Inanga. Nous ferons certainement appel à eux dans les nouvelles recherches que nous entreprenons sur d’autres styles musicaux burundais.

Voilà donc deux questions pertinentes qui se posent aujourd’hui à la fois aux responsables burundais ayant la Culture dans leurs attributions et aux musiciens burundais également :
– Pourquoi ne pourrions-nous pas conjuguer nos efforts pour nous emparer officiellement de cette problématique de manque d’exploitation de nos musiques traditionnelles afin d’en faire une nouvelle vision artistique de travail pour nos artistes au moment où l’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA offre volontiers son expérience et ses compétences en matière de recherche ethnomusicologique ?
– Apprécions-nous de la même manière l’apport de la Culture en général et celui du secteur de la musique en particulier dans le développement de l’économie nationale ?

En parlant ainsi, nous voudrions bien sûr exprimer la fierté que le peuple burundais a vis-à-vis de sa musique, ses chants et ses danses populaires qui devraient être partagés avec le reste du monde pour en rapporter des revenus dont il a grandement besoin. Malheureusement, dans les nombreuses chansons déjà produites par les différents noms qui prétendent représenter aujourd’hui la musique burundaise moderne, OU EST LE TRAVAIL DE DEVELOPPEMENT ET D’INTERNATIONALISATION DE NOS STYLES MUSICAUX : Inanga, Umuduli, Ikembe, Indonongo, Imvyinos, tout comme nos belles danses ?

Ce n’est pas sans raison que l’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA présente en ce moment à nos artistes une orientation nouvelle devant guider le travail des auteurs-compositeurs burundais. L’espoir qui avait été donné par les musiciens de la première génération dans les années 70-80 avec l’orchestre national et l’orchestre Amabano n’est plus ressenti dans les créations musicales d’aujourd’hui. Tous les soi-disant « Producteurs burundais » n’ayant aucune expérience dans la recherche ethnomusicologique ne peuvent que diriger leurs inspirations et leur efforts sur ce qu’ils entendent vibrer sur les médias internationaux, et pas plus. Où va la musique burundaise alors ?

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