(3) ZIMWE MU NDIRIMBO ZAKUNZWE CANE ZA Jean-Christophe MATATA.

C’est lui, feu Jean-Christophe MATATA, « La Muse Burundaise des Amours » que nous présentons encore, en préparation à la commémoration du 5e anniversaire de sa disparition, ce 3 Janvier 2016. C’est au cours de son séjour au Rwanda qu’il compose cette belle chanson « N’i NYAGASAMBU RIRAREMA ». Nous y trouvons des expressions de la langue « Kinyarwanda », signe qu’il cherchait certainement à s’attirer un public Rwandais au sein duquel il s’était désormais établi, et qui commençait à aimer sérieusement sa musique. Mais, était-ce par manque de termes « Kirundi ou Kinyarwanda » que MATATA continuait d’utiliser ces termes relevant d’un « créole » propre à lui ? Certainement pas. Il le faisait expressément, car, comme la plupart des vedettes le font, il voulait se construire un langage qui permettrait à son public de le distinguer des autres musiciens.

N’I NYAGASAMBU RIRAREMA

Umusi wambere duhura
Ingorane nari mfise warazinyatse
Uzihindura amahoro
Ivyo nafata ko ari indoto
Waraje, urabirangura
Maze unyuzuza umunezero.

Nta kindi nipfuzaga,
Kiretse urukundo rwanje nawe ;
Nta wundi nipfuzaga,
Kiretse wewe, wewe gusa.

Maze gusoma iparata ryawe,
Nsanga kugukunda ari uguta igihe,
Nsanga kugukunda ari uguhangayika,
Kuguha urukundo
Ari ukuvomesha akayunguruzo.
Waranyishe, uranzubaza, ndahwera,
Genda, uri umwamikazi w’indyarya;
Waranyishe, uranzubaza, ndahwera,
Genda, uri umwamikazi w’indyarya.

Refrain: Nayo jewe, nzarya bike, ndyame kare
N’i Nyagasambu rirarema.
Nayo jewe, nzarya bike, ndyame kare
N’i Nyagasambu rirarema.

Aho ubereye ingwe yigize intama,
Wari uzi kwikoroza amosozi,
Umbesha ngo ni urukundo rwinshi;
Nanje nkaja mu vyo kuguhoza.
Hari aho ndaba arubumu yanje
Nkakwumva umbwira n’ubujuju, n’uburyarya
“Ng’Uzonkunda bisakuze”.
Aho kurira, ngatwenga.
Waranyishe, uranzubaza, ndahwera
Genda, uri umwamikazi w’indyarya

Refrain.

Toutes ces chansons de MATATA ont retenti comme une belle odeur sur la capitale Bujumbura et à travers tout le Burundi, où les jeunes les chantaient quotidiennement dans les rues, d’autres en empruntant des expressions à envoyer à leurs copains et copines. Des rencontres amoureuses en sont nées et même plusieurs foyers se sont construits a l’aide de ces phrases inoubliables comme : « Ivyo nafata ko ari indoto, waraje, urabirangura, maze unyuzuza umunezero » ou « Waranyishe, uranzubaza, ndahwera ! ».

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MUSICOLOGY GITEGA

Ancien professeur de Musique, Justin BARANSANANIKIYE fut l’un des fondateurs de l’Orchestre national du Burundi en 1977. Il a participé à différents programmes inter-africains pour la promotion de la Musique tenus au Niger, au Bénin et au Togo. En 1991, il reçoit son « Doctor of Divinity », et en 1993, son « Doctor of Ministry » de Asia Graduate University and Theological Seminary, ainsi que l’« International Culture Prize in Religion ». Evêque depuis 1999, il est le fondateur de L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA en 2013. Il est aussi auteur du livre "THE SWEEPING WAVE", (ISBN : 978-1-4567-8172-9) publié en 2011 aux éditions Authorhouse, Indiana, USA, et aussi "DE L'INANGA A LA GUITARE CLASSIQUE-L'HISTOIRE DE LA NAISSANCE DE LA MUSIQUE BURUNDAISE MODERNE" en 2014.

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