PROJET DE SOUTIEN AUX FILLES MUSICIENNES/CHANTEUSES BURUNDAISES DANS LA PROMOTION DE LA MUSIQUE BURUNDAISE

Dans la Musique traditionnelle burundaise, les femmes disposent d’un vaste répertoire musical appelé ‘IMVYINO’ sur lequel elles ont toujours travaillé. Cette gamme de chansons ‘appel-réponses’ accompagnait divers moments de la vie familiale et sociale comme les mariages, les labours, le travail à la meule, les visites, les berceuses, les naissances, les contes nocturnes, etc. La musique des hommes quant à elle, était essentiellement centrée sur le jeu d’instruments musicaux comme l’INANGA, l’IKEMBE, l’UMUDURI (arc musical), l’INDONONGO ou INDINGITI (vielle), l’UMWIRONGE (flûte), l’INZAMBA (corne), KUVUZA INGOMA (le tambour) quoique, eux aussi, disposaient de styles musicaux qu’ils pratiquaient depuis les temps les plus reculés de notre histoire, notamment, la poésie lyrique (Ibicuba), ainsi que leurs propres chansons ‘IMVYINO’ (appel-réponses) accompagnant diverses activités vitales comme la chasse, la récolte de miel, la forge, la pêche, les temps de guerre, etc. Malheureusement, jusqu’à ce jour, TRISTE EST DE CONSTATER QUE TRÈS PEU DE MUSICIENS BURUNDAIS MODERNES ONT PRIS EN MAINS LA MISSION DE PROMOTION D’UNE MUSIQUE BURUNDAISE ORIGINALE pouvant être aimée et vendue sur les marchés internationaux.

Voyons en bref ce que les jeunes filles chanteuses/musiciennes Burundaises ont essayé de faire, elles aussi, pour se tailler une place dans l’histoire de la promotion de la musique burundaise moderne.
– Les répertoires existants témoignent tout à fait que de nombreuses chansons traditionnelles modernisées ont pu être produites grâce à la participation des jeunes filles qui furent recrutées au sein du premier orchestre national du Burundi à partir de 1977, et qui furent artistiquement développées et travaillées par les instrumentistes de ce groupe, de telle façon que ces œuvres ont été immédiatement considérées comme représentant parfaitement la nouvelle musique burundaise innovée qui commençait à naître. Parmi les titres produits à cette époque, il y avait : « Bigeni vya Maza », « Ingeri we », « Nimubahige inka », « Agacaca karanteze » (toutes de Sidonie Nzeyimana), « Uraba wumva ndaje » et « Ari mu Bikinga azoza » (de Rose Twagirayezu), « Wihorere, Sha ya Rugamba » (de Béatrice Manirambona), « Misambi yaraye irahiga » et « Nkandira » de Pélagie Cishahayo), etc. Il existe aussi d’autres chansons de style ‘IMVYINO’ qui ont été modernisées et enregistrées en Europe par la chanteuse Burundaise Marie-Louise Rushatsi. Après avoir été remixés avec accompagnement aux instruments occidentaux, tous ces chef-d’œuvres ont prouvé que, si les chanteuses/musiciennes Burundaises pouvaient être soutenues, encadrées et assistées dans la recherche au sein des musiques traditionnelles, elles pourraient certainement réaliser des exploits dans la promotion de la musique burundaise.

Les chansons ‘IMVYINO’, qui sont une musique des femmes par excellence, constituent un patrimoine d’une immense richesse trouvée dans la musique traditionnelle burundaise. Les négliger ou les oublier serait une énorme perte. Ici, une chose est certaine : les chanteuses/musiciennes Burundaises n’ont jamais pu bénéficier d’un soutien et d’un encadrement adéquats depuis l’époque où le premier orchestre national du Burundi commençait à se disloquer. Si elles avaient reçu les soutiens et appuis nécessaires, nous aurions sans doute aujourd’hui de grands noms de nos musiciennes/chanteuses qui auraient poursuivi sérieusement le travail qui avait été commencé, et auraient même, grâce à la musique burundaise rénovée et modernisée, inscrit leurs noms sur les palmarès musicaux internationaux. Malheureusement, nous vivons actuellement une situation peu encourageante où presque toutes les chanteuses/musiciennes burundaises sont devenues esclaves des imitations sans fin des artistes étrangers.
Par conséquent, l’INSTITUT DE MUSICOLOGOIE DE GITEGA vient de lancer un « Projet d’assistance et d’appui aux chanteuses/musiciennes Burundaises » visant à leur donner d’abord une bonne formation musicale professionnelle, et ensuite les encadrer dans la recherche, l’écriture et la composition de chansons inspirées du patrimoine musical traditionnel national, mais aussi leur trouver des sponsors et producteurs qui pourraient les aider à produire et diffuser ces œuvres sur disque compact.
Ainsi, l’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA lance un appel à tous les Burundais où qu’ils soient, qui désirent apporter un soutien et un appui aux jeunes filles chanteuses/musiciennes Burundaises dans cette mission, de bien vouloir nous contacter pour une plus large communication sur les détails organisationnels de ce projet. Veuillez bien communiquer l’information à propos de ce site à d’autres compatriotes afin qu’ils puissent également lire cet article. Nous saisissons également l’occasion pour vous informer que l’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA vient de créer un CLUB DES AMIS DE LA PROMOTION DE LA MUSIQUE BURUNDAISE auquel chacun peut adhérer.
Rappelons enfin que l’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA est un Etablissement culturel agrée par l’acte No. No.226.01/CAB/1405/DGCA/2013, du Ministre de la Culture. Pour tout contact :
INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA
B.P. 197 Gitega, Burundi
Tel : +257 79 877 097 ou +257 77 758 123
E-mail : baransajust@gmail.com
https://musicologygitega.wordpress.com

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MUSICOLOGY GITEGA

Ancien professeur de Musique, Justin BARANSANANIKIYE fut l’un des fondateurs de l’Orchestre national du Burundi en 1977. Il a participé à différents programmes inter-africains pour la promotion de la Musique tenus au Niger, au Bénin et au Togo. En 1991, il reçoit son « Doctor of Divinity », et en 1993, son « Doctor of Ministry » de Asia Graduate University and Theological Seminary, ainsi que l’« International Culture Prize in Religion ». Evêque depuis 1999, il est le fondateur de L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA en 2013. Il est aussi auteur du livre "THE SWEEPING WAVE", (ISBN : 978-1-4567-8172-9) publié en 2011 aux éditions Authorhouse, Indiana, USA, et aussi "DE L'INANGA A LA GUITARE CLASSIQUE-L'HISTOIRE DE LA NAISSANCE DE LA MUSIQUE BURUNDAISE MODERNE" en 2014.

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