INGO NCUTI : Emmanuel SINDAYIGAYA, un souvenir en douceur avec le premier Orchestre National du Burundi, 1978.

Emmanuel SINDAYIGAYA fait son entrée au sein du premier orchestre national du Burundi en Septembre 1977 en même temps que Canjo Amissi. Muni de ses deux compositions-choc « Ingo ncuti » et « Ndagukunda mawe », qui ne seront enregistrées que l’année suivante dans la même série que « Marcellina, raba igihe nataye nkwigisha gukundana », Emma est très apprécié car étant le seul à pouvoir chanter une voix ténor qu’aucun autre chanteur au sein de l’orchestre n’a. Plus tard certains le baptiseront même l’« Africanova » de l’Orchestre national ».

« INGO NCUTI » avait été composée longtemps avant, en 1974, et c’est avec ce titre qu’Emmanuel Sindayigaya avait participé au 2e Concours « PIROGUE D’OR DE LA CHANSON » organisé par la Radiodiffusion nationale du Burundi la même année. Poème nostalgique de réclamation d’un amoureux rongé par la longue absence de celle qu’il aime, cette chanson a profondément marqué les mélomanes de Bujumbura qui la réclamaient chaque fois en ouverture de piste à toutes les soirées dansantes qui étaient animées par l’Orchestre national. Était-ce une invitation adressée ouvertement par chacun des hommes présents à sa cavalière ?

INGO NCUTI

1. Ntega amatwi, nkuyagire ayo ngowe.
Kubera iki?
Kubera ntakubona!

REFRAIN:
Ingo ncuti, ingo ummare ibicuro:
Ngo se ncuti, ngwino,
Ngo ummare agahinda!

2. Abambona nsigaye ku magufa,
Ngo, urwaye iki?
Nkabura ico nsubiza!

3. Kurya, sindya, sintora n’agatiro,
Nishwe n’irungu,
Nishwe n’umubabaro!

4. Kaze ncuti, ngwino, kaze nkire umugayo.
Kaze, ncuti, ngwino,
Kaze nkire uruvugo!

Auteur-compositeur et interprète de la chanson très connue, « Ndagukunda mawe, ndagukunda yoooh, mawe, wee ! », Emmanuel Sindayigaya était également guitariste. Dans « INGO NCUTI », c’est lui-même qui joue l’accompagnement en chantant en même temps le soprano, alors qu’Adolphe Bigirimana joue de la guitare solo et chante l’alto, la guitare basse étant confiée à Magloire (alias Buddy), l’orgue à Justin Baransananikiye et la batterie à Jacques Dutronc qui remplaçait souvent Evariste Niyonzima.

Publicités

Publié par

MUSICOLOGY GITEGA

Ancien professeur de Musique, Justin BARANSANANIKIYE fut l’un des fondateurs de l’Orchestre national du Burundi en 1977. Il a participé à différents programmes inter-africains pour la promotion de la Musique tenus au Niger, au Bénin et au Togo. En 1991, il reçoit son « Doctor of Divinity », et en 1993, son « Doctor of Ministry » de Asia Graduate University and Theological Seminary, ainsi que l’« International Culture Prize in Religion ». Evêque depuis 1999, il est le fondateur de L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA en 2013. Il est aussi auteur du livre "THE SWEEPING WAVE", (ISBN : 978-1-4567-8172-9) publié en 2011 aux éditions Authorhouse, Indiana, USA, et aussi "DE L'INANGA A LA GUITARE CLASSIQUE-L'HISTOIRE DE LA NAISSANCE DE LA MUSIQUE BURUNDAISE MODERNE" en 2014.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s