« MPAYE UMUKENYEZI » : Justin BARANSANANIKIYE avec Le Premier Orchestre National du Burundi, 1979, Un Éloge mérité offert à la Femme Burundaise

« MPAYE UMUKENYEZI » : Justin BARANSANANIKIYE avec
Le Premier Orchestre National du Burundi, 1979,
Un Eloge mérité offert à la Femme Burundaise

(En affiche : Rose Twagirayezu, Chantal Nibizi qui faisaient partie
du chœur des jeunes filles qui ont chanté avec moi« MPAYE UMUKENYEZI »)

« MPAYE UMUKENYEZI » ou « UN ELOGE MERITE OFFERT A LA FEMME BURUNDAISE » a été écrite et composée par Justin Baransananikiye en Février 1979 sur demande du Ministre de la Culture qui voulait que l’Orchestre national produise une chanson qui accompagnerait la célébration de la journée de la femme le 8 Mars. Il fallait un texte solide, fort, exprimant les valeurs de la femme Burundaise. L’auteur-compositeur-interprète de cette chanson témoigne :
« Nous étions un orchestre national organisé par le Ministère de la Culture. Il n’y avait pas à badiner face à une requête de ce niveau qui allait, ou nous faire désapprouver ou nous accorder davantage de crédibilité. L’orchestre national venait de perdre le gros de ses premiers musiciens célèbres (comme Kirundo, Adolphe, Buddy et le batteur Évariste) qui venaient de partir. J’avais avec moi le reste, c’est- à -dire ceux qui n’étaient pas encore connus mais qui tenaient bien le travail (notamment, Pierre Misago à la guitare basse, Bernard Ntahombaye à l’accompagnement, le batteur Jacques Dutronc et, bien sur, Emmanuel Sindayigaya et les jeunes filles, Chantal Nibizi, Rose Twagirayezu, Sidonie Nzeyimana, Goreth Habonimana et Pelagie Cishahayo, au chant, et moi-même, Justin au synthétiseur). Canjo Amissi avait déjà regagné l’Université depuis Octobre 1978 et ne venait que rarement aux répétitions. Mais, en plus de cette équipe bien soudée et efficace aux instruments, je songeais à un Collègue du Département des Arts et de la Culture, Adolphe Ntibasharira, qui avait été également mon ancien condisciple au Lycée Scheppers de Nyakabiga de 1968 à 1971. Il était chargé du service ‘Théâtre’ alors que moi je m’occupais du service ‘Musique’. Quelle chance ! Il acceptait gentiment de corriger le premier texte que je venais d’écrire de ce beau poème « MPAYE UMUKENYEZI ». C’est bien Ntibasharira qui m’a donné volontiers un appui linguistique en ajoutant le dernier vers ‘Ni we cishinzo…..c’ababanyi biwe’ du quatrième couplet, et en organisant les cinq strophes dans une suite logique. Grand merci, Adolphe Ntibasharira ! ».

MPAYE UMUKENYEZI

(Abandi baza baritabira ngo : Uwo Muvyeyi.)

1. Ngire mpaye uyo mukenyezi: (uwo muvyeyi.)
Ari we munyakigo: (uwo muvyeyi)
Ndamusubize agateka: (uwo muvyeyi)
Kanatsinda arabikwiye: (uwo muvyeyi)

REFRAIN:
Ni we asenya akavoma:(uwo muvyeyi)
Ni icarire c’ibibondo:(uwo muvyeyi)
Kanatsinda ni imbumbarugo:(uwo muvyeyi)
Kuva kera na rindi:(uwo muvyeyi)

2. Uyo Mukenyezi mubona…..Yamanye umwete…
Ntiyigeze atangwa…..Kuba intwari mu majambere…
R/ …..

3. Erega ubu si nka kera…..Aho yama mu ruhimbi…
Umukenyezi araseruka…..Agaserukana ijambo…

R/
Araserukana ingingo
Zo gukomeza imigambi
Ashigikiye ubutunzi
Amagara hamwe n’indero.

4. Ni we arereye Uburundi…..Ni we bumwe mu miryango…
Ni we cishinzo…..C’ababanyi biwe…

R/
Ni we asenya akavoma
Ni icarire c’ibibondo
Kanatsinda ni imbumbarugo
Kuva kera na rindi.

5. Murirabire namwe…..Uruhara rw’Umukenyezi…
Mu kwitangira Igihugu…..Aho hose aronse uburyo…

R/
Araserukana ingingo
Zo gukomeza imigambi
Ashigikiye ubutunzi
Amagara hamwe n’indero.
Ni we asenya akavoma
Ni icarire c’ibibondo
Kanatsinda ni imbumbarugo
Kuva kera na rindi.

Et, au fil des années, « MPAYE UMUKENYEZI » est devenue une bannière de gloire pour la femme Burundaise. Le premier couplet met en titre la justification de cet éloge qui lui est offert (Ndamusubize agateka, kanatsinda arabikwiye). Le second présente l’héroïsme de la femme depuis longtemps déjà dans la tradition du Burundi ancien (Ntiyigeze atangwa kuba intwari mu majambere). Le troisième chante la femme burundaise moderne, active et participant dans la prise des décisions vitales pour la nation (Umukenyezi araseruka…. agaserukana ijambo). Le quatrième la présente comme première responsable de l’éducation des enfants, mais aussi comme trait d’union entre les familles et pivot indispensable dans l’édification de la bonne cohabitation avec le voisinage (Ni we arereye Uburundi…..Ni we bumwe mu miryango…Ni we cishinzo…..C’ababanyi biwe…) . Et le cinquième d’inviter enfin tout un chacun à constater les grands sacrifices de la femme Burundaise dans tous les domaines (Uruhara rw’Umukenyezi…Mu kwitangira Igihugu…..Aho hose aronse uburyo…).

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MUSICOLOGY GITEGA

Ancien professeur de Musique, Justin BARANSANANIKIYE fut l’un des fondateurs de l’Orchestre national du Burundi en 1977. Il a participé à différents programmes inter-africains pour la promotion de la Musique tenus au Niger, au Bénin et au Togo. En 1991, il reçoit son « Doctor of Divinity », et en 1993, son « Doctor of Ministry » de Asia Graduate University and Theological Seminary, ainsi que l’« International Culture Prize in Religion ». Evêque depuis 1999, il est le fondateur de L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA en 2013. Il est aussi auteur du livre "THE SWEEPING WAVE", (ISBN : 978-1-4567-8172-9) publié en 2011 aux éditions Authorhouse, Indiana, USA, et aussi "DE L'INANGA A LA GUITARE CLASSIQUE-L'HISTOIRE DE LA NAISSANCE DE LA MUSIQUE BURUNDAISE MODERNE" en 2014.

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