JEANNINE REMA (alias KHADJA NIN), Première Burundaise Musicienne Professionnelle

JEANNINE REMA (alias KHADJA NIN),
Première Burundaise Musicienne Professionnelle

Elle est ce qu’elle est, cette idole des podiums musicaux internationaux que les Burundais auraient souhaité garder jalousement chez eux, pour eux, avec eux, car, tellement aimée pour sa voix-fétiche, mêlée d’une chaleur de sentiments profonds appelant à une évasion dans un rêve idyllique vers l’infini comme du temps des Muses de la mythologie grecque.

Dans son ouvrage « De l’Inanga à la Guitare Classique, une Histoire de la naissance de la Musique Burundaise Moderne », Mgr. Justin Baransananikiye qui fait mention de Khadja Nin dans la catégorie des ‘Musiciens intermédiaires’, écrit : « Née au quartier Ruvyagira à Gitega en 1959, la sœur de Tanga (le guitariste soliste de David Nikiza) sera la toute première Burundaise à embrasser la carrière de musicienne professionnelle à l’échelon international. Presque inconnue à Bujumbura où elle a pourtant grandi, Jeannine Rema, alias Khadja Nin a surpris les mélomanes Burundaises par la sortie inattendue de son premier succès « Sambolera ». Elle a vite gagné une renommée au niveau international au moment où elle a remporté de grands prix comme celui des « Kora 2000 » et plusieurs autres. Depuis lors, elle a fait une excellente carrière musicale dans le monde entier, se produisant sur les scènes des grandes métropoles comme New York, Paris, etc.

Au sujet du parcours artistique de KHADJA NIN, combien impressionnant, IWACU MAGAZINE, No.8, Juillet, 2012, écrit : « … Tête d’affiche dans les Hit-parades, Khadja Nin donne au public un nouvel album en Octobre 98 intitulé ‘Ya…’. Cet album n’est pas complètement en Swahili : La chanson ‘Mama’, où elle loue le courage de la mère, a un refrain en Kirundi. Il comporte une reprise de la célèbre chanson du musicien Gabonais, Pierre Akendenge, ‘Africa Obota’… Khadja Nin reprend également sur cet album la chanson de Stevie Wonder, ‘Free’ qu’elle rebaptise ‘Sina mali, sina deni’ (Je ne suis ni riche ni endettée). Un morceau de cet album rend hommage à Mandela… Une autre chanson parle de l’embargo imposé au Burundi. La chanteuse appelle l’ancien facilitateur dans la crise burundaise à alléger ce blocus ». Une dame de Gitega, fan de Khadja Nin, vient vers nous et s’écrie : « Nous avons tout de même le droit de réclamer son retour un jour sur la scène musicale du Burundi, ne fusse que pour un seul concert, n’est-ce pas, c’est notre enfant ! » Et quelqu’un lui répond en récitant ces vers laissés par un auteur Burundais inconnu :

Des cris de joie montent,
Un soir d’été dans nos villages,
Des chants d’allégresse retentissent
Aux pieds de Teza, Heha et Gihinga,
Des cris de joie s’élèvent,
Des chants d’allégresse répondent :
Ils seront là, bientôt,
De retour d’une longue odyssée,
Ils seront là, ils seront là,
Amoureux d’un peuple qui est le leur,
Et de nos douces collines à la verdure déployée
Où sont gravées à jamais les grandes épopées
De leur bravoure, de leurs exploits :
Les Princes !

Elles seront là, bientôt,
Les reines-mères, les reines de la paix,
Gardiennes des mythes de notre royauté,
Gardiennes des récits sacrés jamais contés,
Elles seront là pour entonner
L’hymne de nos fraîches nuits pluvieuses,
Qui fit de nous un seul et unique peuple
Autour de leurs fils bienheureux :
Les Princes !…..

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MUSICOLOGY GITEGA

Ancien professeur de Musique, Justin BARANSANANIKIYE fut l’un des fondateurs de l’Orchestre national du Burundi en 1977. Il a participé à différents programmes inter-africains pour la promotion de la Musique tenus au Niger, au Bénin et au Togo. En 1991, il reçoit son « Doctor of Divinity », et en 1993, son « Doctor of Ministry » de Asia Graduate University and Theological Seminary, ainsi que l’« International Culture Prize in Religion ». Evêque depuis 1999, il est le fondateur de L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA en 2013. Il est aussi auteur du livre "THE SWEEPING WAVE", (ISBN : 978-1-4567-8172-9) publié en 2011 aux éditions Authorhouse, Indiana, USA, et aussi "DE L'INANGA A LA GUITARE CLASSIQUE-L'HISTOIRE DE LA NAISSANCE DE LA MUSIQUE BURUNDAISE MODERNE" en 2014.

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