UN JOUR VIENDRA OU DE TOUTE LEUR ÂME ET DE TOUTE LEUR ÉNERGIE, ILS CHANTERONT ET DANSERONT LA VRAIE MUSIQUE BURUNDAISE SANS COMPLEXES INFÉRIORITÉ !

UN JOUR VIENDRA OU DE TOUTE LEUR ÂME ET DE TOUTE LEUR ÉNERGIE, ILS CHANTERONT ET DANSERONT LA VRAIE
MUSIQUE BURUNDAISE SANS COMPLEXES INFÉRIORITÉ !

Le combat que nous tous Africains, les Burundais y compris, menons actuellement pour la promotion de notre art musical et chorégraphique traditionnels, n’est pas compris de la même manière par tous au sein de nos propres nations en émergence. Aux yeux de tous les peuples pourtant, nous qui autrefois étions appelés sauvages et primitifs, avons maintenant des nouveautés indéniables à offrir et à vendre aux nations dites ‘nanties’. En effet, notre originalité dans nos créations musicales surtout, qui sentent encore la verdure de nos forêts et de nos savanes, la bouse de nos vaches et le ferment de nos bières, est plutôt devenue une valeur ouvrant à l’humanité une voie de découverte de nos civilisations, de notre pensée et de notre âme comme briques nouvelles indispensables dans la construction d’un monde équilibré, plus beau et aimé de tous.

Bien que le comportement de négligence de nos valeurs par nous-mêmes adultes impose quotidiennement, sans le savoir, une terreur culturelle à l’esprit de nos enfants et petits enfants, savions-nous que la nouvelle génération que nous muselons, réclame chaque jour en silence son droit à une identité culturelle propre, claire, bien définie et respectée ? L’enfant qui grandit dans la campagne, loin des agglomérations urbaines, ressent et porte dans son cœur l’art du chant de ses ancêtres de manière complètement différente de celle des enfants des villes dont les oreilles sont journellement bombardées par ces musiques exotiques sur-amplifiées sur toutes leurs routes, et qui viennent s’imposer à eux comme une loi inévitable d’un monde décadent tentant de justifier de force ses méfaits et ravages anti-culturels.

L’enfant grandissant dans les pauvres villages des régions reculées du Bweru, du Buragane ou du Kumosso, sait et reste convaincu que sa culture est la meilleure du monde ; que sa langue est la seule qui devrait être parlée et chantée; que sa musique et ses chants sont les seuls qui font la joie des anges des cieux, etc. A-t-il raison ? Certainement que oui, parce que tels sont les dons premiers que la nature lui a offerts dès sa naissance. Ainsi, nous n’avons aucune raison de faire obstruction à la croissance culturelle naturelle de nos enfants, laquelle devrait obligatoirement accompagner et compléter leur croissance intellectuelle, physique et spirituelle. Un enfant détaché de sa culture, est une âme tuée, car coupée des racines de sa nature authentique qu’elle ne pourra retrouver nulle part ailleurs.

Les sérieux problèmes d’acculturation auxquels nous faisons face aujourd’hui dans le domaine musical en particulier, ne pourront trouver des solutions adéquates et durables que quand nous aurons laissé monter une nouvelle génération d’enfants ayant baigné parfaitement dans la culture musicale de nos ancêtres dès leur plus jeune âge, en la vivant et en la pratiquant tout normalement. Ils la développeront eux-mêmes de façon normale aussi, en définiront des principes burundais propres à une pratique moderne de l’Inanga, de l’Umuduri, de l’Ikembe, de l’Indingiti, des Imvyino de tous genres, et en créeront des styles originaux nouveaux que le reste du monde embrassera au même pied d’égalité que les musiques du reste du monde.

« Dans le doute, il faut choisir d’être fidèle »
(François Mauriac, écrivain français, 1885-1970)

Nous contacter :
INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA
B.P. 197 Gitega, Burundi
Tel : +257 79 877 097 ou +257 77 758 123
E-mail : baransajust@gmail.com
https://musicologygitega.wordpress.com

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MUSICOLOGY GITEGA

Ancien professeur de Musique, Justin BARANSANANIKIYE fut l’un des fondateurs de l’Orchestre national du Burundi en 1977. Il a participé à différents programmes inter-africains pour la promotion de la Musique tenus au Niger, au Bénin et au Togo. En 1991, il reçoit son « Doctor of Divinity », et en 1993, son « Doctor of Ministry » de Asia Graduate University and Theological Seminary, ainsi que l’« International Culture Prize in Religion ». Evêque depuis 1999, il est le fondateur de L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA en 2013. Il est aussi auteur du livre "THE SWEEPING WAVE", (ISBN : 978-1-4567-8172-9) publié en 2011 aux éditions Authorhouse, Indiana, USA, et aussi "DE L'INANGA A LA GUITARE CLASSIQUE-L'HISTOIRE DE LA NAISSANCE DE LA MUSIQUE BURUNDAISE MODERNE" en 2014.

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