UNE ETAPE-CLE POUR SAUVER LA MUSIQUE BURUNDAISE DU DÉCLIN : Encourager la Création des Ensembles Musicaux Instrumentaux Traditionnels à travers tout le Pays.

UNE ETAPE-CLE POUR SAUVER LA MUSIQUE BURUNDAISE DU DÉCLIN : Encourager la Création des Ensembles Musicaux Instrumentaux Traditionnels à travers tout le Pays.

CES  PETITS ORCHESTRES TRADITIONNELS DEVRAIENT RENAITRE PARTOUT DANS LE PAYS. L’avenir de la Musique Burundaise Moderne, qu’on le veuille ou non, a ses racines naturellement enfouies dans l’art musical traditionnel alors que ce dernier disparaît petit à petit de nos mémoires, de notre attention, de nos pratiques, mais surtout de notre amour patriotique. Nous ne pourrions nous attendre à aucun autre apport artistique étranger, si perfectionné qu’il pourrait être dans ce domaine, sinon celui qui est le nôtre, celui que nous connaissons, que nous vivons et pratiquons, celui qui est issu de notre propre culture. A l’heure qu’il est, le Burundi a besoin d’une solide stabilité culturelle musicale qui ne pourra être établie autrement que par les Burundais eux-mêmes. Les longues périodes de crises internes ne doivent en aucun cas servir d’échappatoires devant nos responsabilités inconditionnelles de défenseurs de nos valeurs culturelles. Il est grand temps que nous nous sentions tous appelés à jouer dignement ce rôle qui fait partie de notre vocation patriotique.

Dans une interview accordée récemment au quotidien « Le Renouveau du Burundi » au sujet de la valorisation des instruments musicaux traditionnels du Burundi, Mgr. Justin Baransananikiye a cité l’extrait d’un article que nous avons publié sur ce site sous le Titre « FAIRE AIMER NOTRE MUSIQUE TRADITIONNELLE A LA JEUNESSE D’AUJOURD’HUI » en ces termes :
« … Nous avons proposé, par exemple, la réintroduction de nos instruments musicaux traditionnels et leur pratique dans tous les foyers burundais, comme première réponse nationale à ce défi. Nos enfants et petits-enfants ne pourront jamais revivre ni posséder notre culture musicale ancienne dans leur esprit, s’ils ne la revivent pas dès leur plus jeune enfance dans le « RUGO » familial. A vous donc pères de familles burundaises de commencer à jouer de l’inanga ou de l’ikembe, etc, tous les soirs devant vos enfants comme nos ancêtres le faisaient. Les mères de famille devraient aussi commencer à enseigner nos danses traditionnelles à leurs jeunes filles en leur enseignant les nombreux « imvyino » qu’ils ne connaissent pas.

Par ailleurs, le Département des Recherches Ethnomusicologiques de L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA travaille actuellement à monter la création du premier petit ‘Musée des Instruments Musicaux Traditionnels du Burundi’ afin de perpétuer leur existence, leur art et leur pratique.

La valorisation de nos instruments musicaux traditionnels devrait également passer par l’organisation chaque année de grands événements de musiques traditionnelles qui seraient primés par de fortes récompenses. Si les dix premiers gagnants recevaient par exemple entre deux millions FBU et deux cent mille FBU, je suis sûr et certain que cette émulation pousserait des centaines de jeunes dans le pays à se mettre immédiatement à apprendre à jouer de l’inanga, de l’ikembe, de l’umuduri, ou indonongo, afin de pouvoir gagner ces prix aussi dans la suite ».

L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA voudrait maintenant passer à l’action et « Organiser deux grands Festivals de Musiques Traditionnelles du Burundi » au cours de cette année 2016, auxquels cent quatre-vingt musiciens traditionnels de toutes les provinces du pays  participeront. Nous relançons encore une fois un appel auprès du gouvernement du Burundi ainsi qu’à toutes les organisations de la société civile et les organismes internationaux désirant épauler cette initiative de bien vouloir la soutenir. Ces événements musicaux nous donneront l’occasion de sélectionner des œuvres-clés que nous pourrons ensuite développer dans le cadre des « Musiques du Monde », et ainsi pouvoir exporter sur les scènes musicales internationales notre musique sous son étiquette propre.

INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA
B.P. 197 Gitega, Burundi
Tel : +257 79 877 097 ou +257 77 758 123
E-mail : baransajust@gmail.com
https://musicologygitega.wordpress.com

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MUSICOLOGY GITEGA

Ancien professeur de Musique, Justin BARANSANANIKIYE fut l’un des fondateurs de l’Orchestre national du Burundi en 1977. Il a participé à différents programmes inter-africains pour la promotion de la Musique tenus au Niger, au Bénin et au Togo. En 1991, il reçoit son « Doctor of Divinity », et en 1993, son « Doctor of Ministry » de Asia Graduate University and Theological Seminary, ainsi que l’« International Culture Prize in Religion ». Evêque depuis 1999, il est le fondateur de L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA en 2013. Il est aussi auteur du livre "THE SWEEPING WAVE", (ISBN : 978-1-4567-8172-9) publié en 2011 aux éditions Authorhouse, Indiana, USA, et aussi "DE L'INANGA A LA GUITARE CLASSIQUE-L'HISTOIRE DE LA NAISSANCE DE LA MUSIQUE BURUNDAISE MODERNE" en 2014.

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