UNE SYMPHONIE DE NOS INSTRUMENTS MUSICAUX TRADITIONNELS COMME BASE D’UNE RECHERCHE POUR LE DÉVELOPPEMENT DES STYLES MUSICAUX BURUNDAIS.

UNE SYMPHONIE DE NOS INSTRUMENTS MUSICAUX
TRADITIONNELS COMME BASE D’UNE RECHERCHE POUR
LE DÉVELOPPEMENT DES STYLES MUSICAUX BURUNDAIS.

(EN AFFICHE : Joueur d’IKEMBE du Kirimiro, Joueur d’UMUDURI
de la Région de l’Imbo-Mumirwa, Joueur de l’Inanga de la Région du
Mugamba (Muramvya), Joueur d’INDONONGO (INDINGITI) du Kirimiro.)

La Musique Traditionnelle constitue une gamme de variétés riches que nous découvrons au fur et à mesure que nous explorons les profondeurs de la mosaïque culturelle des différentes régions naturelles du Burundi. Par conséquent, nous sommes convaincus que la mission de développement de notre art musical et son intégration dans un contexte moderne n’est pas une utopie, mais plutôt une réalité évidente qui doit se bâtir sur les principes de respect de nos originalités. Le groupe musical instrumental traditionnel ‘NAKARANGA’ qui fut mis sur pied par le département des Arts et de la Culture en 1977, était une initiative très louable qui, aujourd’hui mérite encore d’être réveillée et soutenue. « En créant cet ensemble, nous voulions en faire un modèle de référence et une source d’inspiration pour tous les jeunes musiciens qui désiraient se lancer dans la recherche sur la musique traditionnelle burundaise », explique Mgr. Justin Baransananikiye, qui était coordinateur dudit département à cette époque.

L’une des nombreuses chansons traditionnelles composées et chantées par cet ensemble traditionnel et qui fut très aimée par le public burundais est ‘Yamaribori, Yamaribori, garukira aho’. C’était un excellent début et les amoureux de cet ensemble qui n’existe plus réclament aujourd’hui que ses fondements soient rebâtis. Quatre instruments traditionnels du Burundi furent combinés pour produire ce chef-d’œuvre exceptionnel, à savoir, L’IKEMBE que jouait Anaclet Bazirinyakamwe, chef du groupe (qui lançait en même temps les appels), deux INANGA joués par Francois Bitagoye et Torobeka Joseph, deux IMIDULI (pluriel de ‘UMUDULI’) joués par Mathias et Nkoroka Protais, ainsi qu’un UMWIRONGE d’agrément.

REFRAIN :

Garukira aho !
Yamaribori, Yamaribori
Garuka, garuka, Garukira aho ! Garukira aho !
Yamaribori, Yamaribori
Garuka, garuka, Garukira aho ! Garukira aho !

1. Yamaribori, nturenge irembo,
Nturenge ngaho ku muhora,
Yamaribori, ntuje kwona :
Garukira aho !
R/…

2. Nturenge ngaho ku muhora,
Ngubu ubwatsi butotahaye,
Ngiki icuhiro cuzuye ubwato :
Garukira aho!
R/…

(poesie IBICUBA)

R/…

3. Yamaribori niwaja kwona,
Wohava unteranya n’ababanyi,
Wohava unteranya n’abagenzi:
Garukira aho!
R/…

(poesie IBICUBA)

Garukira aho! Garukira aho!
Garukira aho! Garukira aho! Garukira aho!

Cette belle musique accompagne aussi la poésie pastorale traditionnelle ‘IBICUBA’ chantée par Adelin Hakizimana. La chanson est également bâtie sur le modèle ‘appel-réponse’, et les artistes répondant chantent un merveilleux duo (soprano-alto) que nous considérons comme une importante innovation dans le développement de la musique traditionnelle burundaise qui accepte un mélange avec les styles musicaux modernes. Une orchestration avec des instruments modernes pourrait sans doute produire des sons nouveaux et riches.

Tout comme la culture burundaise en général, la musique du Burundi tourne surtout autour du thème de ‘la vache’, souvent prise comme symbole dans la promulgation de conseils. Ici, ‘YAMARIBORI’ est justement le nom de cette vache qui pourrait bien symboliser une jeune fille ou un enfant. Au palmarès de ce groupe se trouve également : « Heba ugume mu rugo se Helena wanje », « Wa muzungu Rugereka », « Mariya Makurata », « Ni amayugi », « Rufuku naragowe », etc. Ils ont également représenté le Burundi à plusieurs Festivals musicaux internationaux en Europe, en Amérique et en Afrique.

https://musicologygitega.wordpress.com

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Publié par

MUSICOLOGY GITEGA

Ancien professeur de Musique, Justin BARANSANANIKIYE fut l’un des fondateurs de l’Orchestre national du Burundi en 1977. Il a participé à différents programmes inter-africains pour la promotion de la Musique tenus au Niger, au Bénin et au Togo. En 1991, il reçoit son « Doctor of Divinity », et en 1993, son « Doctor of Ministry » de Asia Graduate University and Theological Seminary, ainsi que l’« International Culture Prize in Religion ». Evêque depuis 1999, il est le fondateur de L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA en 2013. Il est aussi auteur du livre "THE SWEEPING WAVE", (ISBN : 978-1-4567-8172-9) publié en 2011 aux éditions Authorhouse, Indiana, USA, et aussi "DE L'INANGA A LA GUITARE CLASSIQUE-L'HISTOIRE DE LA NAISSANCE DE LA MUSIQUE BURUNDAISE MODERNE" en 2014.

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