ARI MU BIKINGA AZOZA : Le Travail quotidien de la Femme Burundaise Chanté par Rose Twagirayezu avec le premier Orchestre National du Burundi, 1978.

ARI MU BIKINGA AZOZA :
Le Travail quotidien de la Femme Burundaise
Chanté par Rose Twagirayezu avec le premier Orchestre
National du Burundi, 1978.
(Rose Twagirayezu a gauche sur la photo)

Quelle beauté, quelle chaleur sont répandues par cette douce mélodie avec ses paroles apparemment simples, mais directes et profondes ; Et, surtout, quels beaux souvenirs sont réveillés de notre enfance autrefois sur nos belles collines peuplées de troupeaux de vaches, richesse traditionnelle de notre Burundi ancien ! Rose Twagirayezu le savait très bien. Elle savait qu’en chantant « ARI MU BIKINGA AZOZA », elle allait toucher le cœur de tout Murundi, au vrai sens du terme, sur l’étendue infinie des années et au travers de toutes les générations, tant qu’existerait son Burundi qu’elle a tant chéri et qu’elle décore chaque fois à travers toutes les chansons IMVYINO traditionnelles où elle a mis sa douce voix au service d’un art qui lui est resté cher jusque dans sa vieillesse. Elle était bien là avec nous dès la fondation du premier orchestre national en 1977, quoique n’ayant pas apparu immédiatement au début avec les grands Kirundo Gérard, Adolphe Bigirimana, Ndirabika Augustin, Magloire (Buddy), Justin, Aloys Ndahigeze, Evariste Niyonzima, et Ngabo Léonce.

ARI MU BIKINGA AZOZA!

Azoza, ari hehe, ari hehe ? (Ari mu Bikinga azoza)
Azoza, n’aze, arakaza,…
Azoza, none ko ataza,…
Azoza, ari kwahira, azoza,…
Azoza, Je sindamuhebura, …

Ari mu Bikinga bikinga amariza
Ari iwabo wa Senge (Ari mu Bikinga azoza)

Azoza, ari hehe, ari hehe ? (Ari mu Bikinga azoza)
Azoza, ari gukubita uburo,…
Azoza, Yogukuyakuya mu nda,…
Azoza, Ngo ari guca ivyo, azoza,…
Azoza, akube igisabo,…

Ari mu Bikinga bikinga amariza
Ari iwabo wa Senge (Ari mu Bikinga azoza)

Azoza, ngo ari hehe, ari hehe? (Ari mu Bikinga, azoza)
Azoza, ngo avumbure uruyange, …
Azoza, ngo akubure inzu y’inka,…
Azoza, ngo asharize uruhimbi,…
Azoza, ngo asharize ibirimba,…
Azoza, noneho ejo azoza,…

Ari mu Bikinga bikinga amariza
Ari iwabo wa Senge (Ari mu Bikinga azoza)

Azoza, ngo ari hehe, ari hehe?
Azoza, ngo ace icarire c’inka,…
Azoza, ngo ansasire ya ndava,…
Azoza, yahire uruyange,…
Azoza, ngo akubite ikizenga,…

Ari mu Bikinga bikinga amariza
Ari iwabo wa Senge (Ari mu Bikinga azoza)

Histoire d’amour d’un mari qui attend impatient le retour de son épouse chérie, “ARI MU BIKINGA AZOZA” est une consolation d’autres femmes qui chantent pour donner espoir au mari, lui lançant un appel à la fidélité: « TRANQUILLISE-TOI, ELLE N’EST PAS PARTIE, ELLE EST CHEZ SA TANTE, ELLE REVIENT BIENTOT T’INONDER DE CARESSES (Yogukuyakuya mu nda). Mais, oui, ça se disait toujours ainsi poliment et sous des formes symboliques dans le Burundi traditionnel.
Mais la grandeur de cette chanson réside surtout dans la louange méritée qui est donnée à la femme burundaise, responsable irremplaçable dans ses divers rôles au foyer. Kwahira, gukubita uburo, gukuba igisabo, kuvumbura uruyange, gukubura inzu y’inka, gushariza uruhimbi, gushariza ibirimba, QUEL GRAND HONNEUR POUR LA FEMME BURUNDAISE ! Sans elle, toutes ces activités s’arrêtaient !

La voix de Rose Twagirayezu à elle seule constitue un patrimoine traditionnel à sauvegarder sur les supports audio-visuels pour en faire une référence devant la génération montante de jeunes chanteuses burundaises. Ancienne élève de l’Ecole Moyenne Pédagogique de Busiga en Province de Ngozi vers la fin des années 70, toutes ses condisciples qui l’ont bien connue comme grande animatrice culturelle de l’école, témoignent encore aujourd’hui que la profession de chanteur était le grand rêve qui la tentait et qu’elle voyait s’accomplir un jour au loin dans son avenir. Et, évidence s’impose, dès la création du premier orchestre national et de la première troupe de danseuses du Ministère de la Culture, Rose est là, fermement engagée à donner à la fille burundaise une place de choix dans la promotion de la Musique burundaise moderne.
LES VOIX QUI RÉPONDENT SONT CELLES DE: Sidonie Nzeyimana, Goreth Habonimana, Chantal Niyibizi et Pélagie Cishahayo.

https://musicologygitega.wordpress.com

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Publié par

MUSICOLOGY GITEGA

Ancien professeur de Musique, Justin BARANSANANIKIYE fut l’un des fondateurs de l’Orchestre national du Burundi en 1977. Il a participé à différents programmes inter-africains pour la promotion de la Musique tenus au Niger, au Bénin et au Togo. En 1991, il reçoit son « Doctor of Divinity », et en 1993, son « Doctor of Ministry » de Asia Graduate University and Theological Seminary, ainsi que l’« International Culture Prize in Religion ». Evêque depuis 1999, il est le fondateur de L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA en 2013. Il est aussi auteur du livre "THE SWEEPING WAVE", (ISBN : 978-1-4567-8172-9) publié en 2011 aux éditions Authorhouse, Indiana, USA, et aussi "DE L'INANGA A LA GUITARE CLASSIQUE-L'HISTOIRE DE LA NAISSANCE DE LA MUSIQUE BURUNDAISE MODERNE" en 2014.

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