TRAVAUX EN COURS POUR LA TRANSCRIPTION DES CHANSONS TRADITIONNELLES BURUNDAISES SUR PARTITIONS MUSICALES (avec paroles)

Les étudiants de l’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA qui entrent bientôt en 3eme année Musicologie pour l’obtention de la LICENCE EN MUSIQUE ET MUSICOLOGIE se sont donnés le pari d’offrir au Burundi un premier RECUEIL DE 300 CHANSONS TRADITIONNELLES BURUNDAISES écrites sur partitions et avec leurs paroles.
Depuis plus de six mois, en effet, ces futurs Musicologues Burundais se sont attelés à récolter lesdites chansons dans différentes régions du pays, et à les transcrire correctement en musique conformément à la Science musicale qu’ils apprennent. Leur vision est de sauvegarder intact à tout prix ce riche patrimoine musical nous légué par nos ancêtres, afin de le transmettre correctement, et surtout sans déformations, aux générations à venir. Sans aucun doute, il n’y a que les Burundais seuls qui soient en mesure de comprendre avec exactitude et d’exprimer profondément les accents de leur expression musicale traditionnelle, dans le respect de son originalité et de ses accents linguistiques.
L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA, fier de ce projet, invite toute personne désirant soutenir cette noble initiative à apporter son soutien à ces étudiants.

Nous contacter :
INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA
B.P. 197 Gitega (Burundi)
Tel : +257 79 877 097
Email 1: musicologygitega@gmail.com
Email 2: baransajust@gmail.com
Website: https://musicologygitega.wordpress.com

THE FIRST MUSIC THERAPY CENTER TO OPEN SOON IN BURUNDI

Why didn’t it exist early before? Simply because nobody in Burundi (except Bishop Dr. Justin Baransananikiye the director of the MUSIC INSTITUTE OF GITEGA) had studied Music and Musicology on a high graduate level and be prepared to take up the MUSIC THERAPY profession which does not exist at all in the country.

Founded by Bishop Dr. Justin Baransananikiye in 2013, the MUSIC INSTITUTE OF GITEGA, Burundi, was officially registered No.226.01/CAB/1405/DGCA/2013 with the Ministry of Culture and started training in Music studies young Burundians laureates from high schools. A first group of twelve (12) will complete their bachelor in Music and Musicology in April 2017, and needs NOW to attend URGENTLY an “INTRODUCTION TO MUSIC THERAPY” course along with training workshops in order to be prepared to serve at the FIRST BURUNDI MUSIC THERAPY CENTER to be opened in July 2017.

Five more MUSIC THERAPY CENTERS are planned to be also planted in Burundi by 2018. International volunteer helpers are needed. In the meantime, six (6) among our expected laureates from the MUSIC INSTITUTE OF GITEGA (including 3 young ladies and 3 gentlemen) will immediately attend a “Masters in Music Therapy” at universities abroad and come back to lead these new centers.

Therefore, the MUSIC INSTITUTE OF GITEGA issues officially an appeal for cooperation and partnership with any international music therapists experts and all interested organizations working in this field to join the project. The first clinic specialized in Music therapy is to be erected soon here in Burundi and investors are welcome as well. Hundreds cases of children and adults with various disabilities and mental and psychiatric troubles really need an urgent music therapy intervention and assistance.

Detailed information along with documents will be sent on request to any interested person/organization. Please contact:

MUSIC INSTITUTE OF GITEGA
(Institut de Musicologie de Gitega)
P.O.Box 197 Gitega
Burundi (East Africa)
Tel: +257 79 877 097 or +257 79 942 375
EMAIL 1: musicologygitega@gmail.com
EMAIL 2: baransajust@gmail.com
Website: https://musicologygitega.wordpress.com

ENCOURAGER LES JEUNES FILLES BURUNDAISES A SUIVRE LES HAUTES ETUDES DE MUSIQUE A L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA

ENCOURAGER LES JEUNES FILLES BURUNDAISES A
SUIVRE LES HAUTES ETUDES DE MUSIQUE A
L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA

De nombreux efforts sont continuellement menés au Burundi dans le but de pousser la jeune fille burundaise à s’impliquer dans tous les programmes de développement au sein desquels sa place et son rôle restent indéniables. Il en est ainsi aussi du domaine de la Musique où, faute d’une participation suffisamment concurrente des jeunes filles, les garçons se sont taillés la part du lion occupant à eux seuls tous les sièges des métiers de la Musique.

Fort malheureusement, nombreuses sont les filles burundaises désirant faire le pas, mais qui se retrouvent bloquées faute de moyens de paiement de leurs études, alors que l’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA est établi dans leur pays. Notre conseil à leur endroit est de ne pas se décourager avant d’avoir épuisé toutes les voies possibles de recours. Qu’elles fassent un pas et approchent les nombreuses O.N.G et autres associations œuvrant pour l’égalité des genres et l’appui à la femme, et leur expliquent leur problème.

Pendant ce temps, durant ce mois de Septembre 2016, l’Institut de Musicologie de Gitega vient d’enregistrer les candidatures de quatre (4) jeunes filles dont 3 finalistes de l’enseignement secondaire, ainsi qu’une lauréate de la faculté de Psychologie d’une université privée de Bujumbura, venues suivre les études de Musicologie. Elles sont bien décidées de briser le tabou du monopole tenu par le sexe masculin dans le secteur de la musique, et d’aller jusqu’au bout en gagnant la LICENCE EN MUSIQUE. Quel beau pari !

Leur décision héroïque n’a d’autre fondement que celui d’avoir compris que la spécialisation dans la Science Musicale leur ouvrira bientôt des portes d’emplois et de services divers tant au Burundi qu’à l’étranger, et qu’elles pourront sans erreur bâtir leur avenir sur leurs connaissances professionnelles en Musicologie. Mais plusieurs autres jeunes filles encore indécises pourraient se demander quels sont justement ces éventuels emplois et services qui s’offrent à elles. Le Directeur de l’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA explique :

Le domaine de la Musique jusqu’ici mal compris et peu attrayant au Burundi, mérite cependant de se démarquer et de faire écho en s’appuyant sur des élites des deux sexes formées et spécialisées dans la matière. Nous voudrions ici mettre devant la jeunesse burundaise un certain nombre de choix professionnels (pas tous) qui pourraient leur ouvrir de nouveaux horizons sur leur avenir en tant que cadres et artistes qui prendront dignement en mains la mission de promotion de la Musique burundaise moderne. Comment ?

1. Devenir enseignant du Cours de Musique dans les écoles depuis la base jusqu’à la fin de l’enseignement secondaire. Tout le programme est abordé.

2. Devenir auteur-compositeur-interprète professionnels avec toutes les facilités et appréciations qui en découlent.

3. Devenir chercheur qualifié en Ethnomusicologie, point de départ d’un travail exhaustif menant à une promotion scientifiquement réfléchie de la Musique burundaise moderne.

4. Devenir ARRANGEUR MUSICAL professionnel et qualifié comme il y en a dans d’autres pays. Ce métier est actuellement exercé au Burundi d’une manière hasardeuse par des amateurs aventuriers vivant des pirateries faites sur Internet.

5. Devenir ORCHESTRATEUR professionnel et qualifié comme partout ailleurs dans le monde. En effet, faute d’avoir des musiciens formés pour cette tâche, ce métier tout comme le précédent sont téléguidés par la copie illégale de spécimen de musiques exotiques dites « à la mode », détruisant par conséquent toute la créativité originale de la part de nos artistes.

6. Devenir PIANISTE professionnel et pouvoir un jour participer aux concours internationaux de piano exigeant une solide connaissance théorique et pratique de cet instrument sur base de la théorie musicale universelle.

7. Devenir fondateur et directeur d’ensembles musicaux (tels les chœurs, orchestres symphoniques ou d’harmonie et autres).

8. Devenir auteur de manuels de chants écrits avec partitions pour usage dans les écoles, les églises et autres centres de formation.

9. Devenir CRITIQUE MUSICAL professionnel sur les médias qui en ont tant besoin dans leurs programmes.

10. Etre recruté comme « professeur agrégé » de Musique et Musicologie par l’Institut de Musicologie de Gitega.

Nous lançons donc ce défi à l’endroit de toutes les jeunes filles burundaises en les appelant à se réveiller et à prendre conscience de l’immensité des pertes auxquelles elles consentent en refusant d’entrer dans la course à la haute formation en Musique et Musicologie offerte par notre Institut à Gitega. Mais aussi, que toute personne physique ou morale pouvant les supporter pour cette fin le fasse pour que demain nous ne nous plaignions plus de n’avoir que des hommes aux postes d’inspecteurs et enseignants de Musique et professionnels de tous les métiers musicaux.

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INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA
B.P. 197 Gitega
Tél : 79 942 375 ou 79 877 097
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(Un Extrait de l’exposé de Mgr. Justin Baransananikiye Sous le thème « PRINCIPES D’APPUI A LA RECHERCHE POUR LA PROMOTION DES MUSIQUES BURUNDAISES »)

(Un Extrait de l’exposé de Mgr. Justin Baransananikiye
Sous le thème « PRINCIPES D’APPUI A LA RECHERCHE
POUR LA PROMOTION DES MUSIQUES BURUNDAISES »)
Nous republions cet article afin d’appuyer l’étape à laquelle nous allons bientôt passer dans les travaux de Recherche et de Promotion de nos Musiques.

Après avoir compris les méthodologies de travail utilisées par nos confrères aînés Africains, dont Manu Dibango, Youssou N’dour, Mory Kanté, Salif Keita et d’autres qui nous ont devancés dans la promotion des musiques de leurs pays, l’heure est à nous Musiciens Burundais maintenant de savoir comment mener nos propres recherches aussi et en exploiter les résultats pour bien réussir une modernisation qui sauvegardera l’originalité de nos musiques traditionnelles et les distinguera des autres sur les podiums internationaux. Pour mieux comprendre cette thématique, nous nous référerons à certains documents utiles, à commencer par l’expérience que nous offrent les musiciens du Cameroun.

1. Dans un article consacré à ce sujet, Jean-Paul MONGO BELL écrit : « Dans le numéro 324 du journal Afrique-Asie paru le Lundi 18 juin 1984, Francis Bebey dit ceci : ‘ … le Makossa est un mélange d’AMBAS BEY et de BOLOBO, musique et chants de la ville de Douala qui nécessitent voix humaines et claquements de mains sur un rythme africain pur, tels les chants protestants et la musique afro-cubaine ». Le Site http://www.masoso.unblog.fr dans son analyse donne d’autres précisions : « Le Makossa, rythme ou style musical, attribué au peuple SAWA originaire du littoral du Cameroun, plus précisément de la ville de DOUALA, trouve ses fondements dans les mots Kô (tomber) et Sa (danse). En clair, il signifie tomber dans la danse. Ce cri de ralliement est rendu populaire par l’artiste NELLE EYOUM. Le Rythme MAKOSSA, dont les bases rythmiques viennent de la RUMBA, de la SALSA et de la BIGUINE s’identifie par ses sections syncopées. Ce rythme s’est popularisé en 1958 par le groupe NEGRO STYL avec NELLE EYOUM, EBANDA MANFRED, dont la chanson ‘AMIO’, excellemment interprétée par BEBEY MANGA, est aujourd’hui un standard universel. En 1972, MANU DIBANGO avec son tube ‘SOUL MAKOSSA’ donne une dimension planétaire au MAKOSSA. Les paroliers EBOA LOTTIN, FRANCIS BEBEY, CHARLES LEMBE, lui donneront un esprit d’écoute. EKAMBI BRILLANT, fan de JAMES BROWN, avec le soutien de l’excellent bassiste JEAN DIKOTO MANDENGUE, introduira des riffes et break qui feront une partie de l’identité du MAKOSSA New wave.
Au début des années 80 sous les arrangements de TOTO GUILLAUME, installé en France, avec les bassistes Vicky EDIMO, TOURE ALHADJI, les batteurs EBENY Donald Wesley et LOBE Valérie, qui donne naissance à l’équipe nationale du MAKOSSA, que le MAKOSSA fera éclore de nombreux talents Camerounais… Le MAKOSSA devient une musique nationale interprétée par des compositeurs talentueux originaires d’autres régions du Cameroun, TALA ANDRE MARIE, PIERRE DIDY TCHAKOUNTE, TIM& FOTY, ELVIS KEMAYO, etc. La nouvelle génération, tant bien que mal, continue de porter haut le flambeau de cette musique. Elle est constituée de RICHARD BONA, ETIENNE MBAPPE, GUY NSANGUE, etc. Le Makossa puise ses ressources dans la diversité des instrumentistes qui l’ont porté à l’affection des peuples du monde. Le travail de promotion du MAKOSSA a pu se faire grâce à des mécènes qui pour la plus part ont achevé leur vie dans la misère, WONGA Jules, DJOGA MATHIAS, MOISE KOUOGUENG, etc, des hommes et femmes qui ont cru en la musique ».

Quelles premières leçons devons-nous tirer de ce travail assidu et persévérant accompli par nos ainés du Cameroun ?
– Ils ont fait de l’œuvre de promotion de leur musique traditionnelle, le ‘Makosa’ UN PROGRAMME CULTUREL NATIONAL aussi auquel tous, sans exception, se sont ralliés.
– Ils ont tous travaillé ce style original en veillant à la sauvegarde des ‘bases rythmiques du Makosa traditionnel’ de la région de Douala qu’ils ont rendu populaire dans tout le pays tout en en faisant un standard universel ayant une dimension planétaire.
– Les artistes Camerounais, paroliers de profession, sont reconnus dans leur rôle et sont consultés pour mettre de leur main sur les textes à chanter des différentes compositions musicales. On ne chante pas en désordre du n’importe quoi. Certes des règles grammaticales et linguistiques sont observées. Résultat, ceci fait du ‘Makosa’ un style à écouter partout.
– Les musiciens Camerounais font des ajoutes qui, au lieu de la détruire, apportent une saveur spéciale à l’identité du ‘Makosa’.
– Ils font appel à leurs compatriotes musiciens professionnels déjà expérimentés évoluant en Occident qui prennent en main, cette fois-ci, le travail d’y ajouter les dernières retouches qui font du ‘Makosa’ une musique nationale interprétée par des compositeurs talentueux originaires d’autres régions du Cameroun.
– Des mécènes camerounais se lèvent d’un même pied pour soutenir les musiciens de leur pays dans la production et la diffusion de leur musique, le ‘Makosa’.

Musiciens Burundais, sommes-nous suffisamment humbles et disposés d’apprendre à partir de l’expérience des autres ? Tous ces éléments d’une si grande valeur avaient servi d’inspiration et d’appui aux musiciens de la première génération dont Justin Baransananikiye faisait partie. Mais, malheureusement, ils n’ont guère pu fasciner la soif et les goûts des musiciens de la génération actuelle qui ne comprennent toujours pas que LA PROMOTION DE LA MUSIQUE NATIONALE DOIT ETRE CONCUE ET OPEREE COMME PROGRAMME NATIONAL EGALEMENT. Nous en profitons pour faire un clin d’œil aux responsables du Ministere de la Culture. L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA a d’ores et déjà inscrit cette mission à son programme et se tient disposé pour toute collaboration.

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DES ARTISTES BURUNDAIS REAGISSENT FACE A LA PROBLÉMATIQUE DE PROMOTION DE LA MUSIQUE BURUNDAISE

DES ARTISTES BURUNDAIS REAGISSENT FACE
A LA PROBLÉMATIQUE DE PROMOTION DE LA
MUSIQUE BURUNDAISE

Il a réagi à notre article précédent intitulé « UN APPEL AUX MUSICIENS BURUNDAIS A REJOINDRE LES TRAVAUX DE RECHERCHE ETHNOMUSICOLOGIQUE, Seule Porte Sûre Vers de Nouvelles Créations Originales ». Il, c’est bien Gad NIYOMUKUNZI de Bujumbura. Voici une observation poignante dont il nous a fait part :

« Je tiens à féliciter l’auteur de ce texte qui m’inspire et me rappelle quelque chose. Je me suis posé de telles questions le jour où j’étais avec un certain producteur. J’avais ma guitare avec laquelle je lui montrais les notes barrées de ma chanson. Je lui ai même montré les notes simples mais il n’était pas en mesure de savoir de quoi il s’agissait. Certaines personnes se nomment « producteurs » alors qu’elles ne savent jouer d’aucun instrument de musique. Ça fait chuter l’industrie musicale au Burundi. Leurs œuvres sont des copies des œuvres d’autres producteurs internationaux. Parfois ils téléchargent des instrumentales sur internet et proposent aux chanteurs d’enregistrer dessus. Ils volent des œuvres, ils bafouent les droits d’auteurs. Il arrive souvent qu’ils proposent le même instrumental aux différents chanteurs. Ils manquent de création musicale. Par conséquent, les prétendues stars « soi-disant ambassadeurs de la musique burundaise » ne font qu’imiter les styles et mélodies étrangères. Il faut que nous préservions notre culture afin que nous montrions la différence. Nous devrions créer (si jugé bon) un mélange des styles originaux et « modernes » pour une harmonisation musicale », écrit Gad NIYOMUKUNZI, à qui nous réitérons toute notre reconnaissance et nos félicitations pour ce partage franc et responsable.

Qu’en dites-vous, messieurs les « Producteurs musicaux » établis à Bujumbura ? La balle est dans votre camp. Réagissez et répondez à cette remarque, par ailleurs justifiée, qui vous est faite de la part des musiciens que vous recevez dans vos studios. Nous publierons volontiers vos répliques. Saviez-vous que bientôt un bon nombre de jeunes musiciens burundais auront suivi une haute formation en Musique, Ethnomusicologie et business musical à l’Institut de Musicologie de Gitega, et pourront, tout naturellement remettre en doute vos compétences ? Êtes-vous réellement conscients que le monde se développe ? Nous vous avons invités maintes fois (et l’invitation reste en cours) à vous faire inscrire aussi pour de telles formations à l’Institut de Musicologie afin d’obtenir un diplôme de qualification qui témoignerait de vos aptitudes en musique.

Entre temps, acceptez que nous vous donnions ce conseil : l’industrie musicale n’est pas un jeu. C’est carrément une industrie au vrai sens du terme, qui a ses lois et principes directeurs. Vous devez vous y conformer. Vous vous faites nommer PRODUCTEURS alors qu’il n’en est rien. Dans le business musical, une personne est appelée « producteurs » quand et uniquement quand elle investit son argent pour financer les travaux d’un artiste. Ce qui étonne, c’est qu’en vous faisant appeler PRODUCTEURS, vous vous permettez d’exercer les métiers d’ ARRANGEUR MUSICAL et celui d’Orchestrateur. Saviez-vous que ces derniers sont des métiers très sophistiqués dans l’industrie musicale, qui requièrent une formation de haut niveau en musique et une compétence nourrie d’une solide expérience. Avez-vous ces capacités alors ?

Les artistes Burundais que vous induisez en erreur en leur faisant chanter sur des instrumentaux volés sur internet, ne pourront faire carrière ni gagner leur vie hors du Burundi. Dissociez-vous de cette pratique. Acceptez d’être formés, nous vous le répétons. « Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois », dit un adage français. Bientôt nous allons vous confronter à des musiciens qualifiés, formés à l’Institut de Musicologie de Gitega. Vous aurez du mal à continuer sur cette voie et, nous vous l’assurons bien avant, la honte couvrira votre travail et vous serez contraints à démissionner. Et, pour vous faire prendre conscience que le métier avec lequel vous jouez n’est pas ce que vous croyez qu’il est, nous mettons en affiche de cet article LES PARTITIONS MUSICALES DE LA CÉLÈBRE CHANSON « UMUGABO W’UKURI » DE CANJO AMISSI. Pour pouvoir reproduire cette chanson, un arrangeur/orchestrateur européen ou américain ou chinois ou coréen, etc, prendra soin de nous nous la demander d’abord. Et vous ?
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UN APPEL AUX MUSICIENS BURUNDAIS A REJOINDRE LES TRAVAUX DE RECHERCHE ETHNOMUSICOLOGIQUE, Seule Porte Sûre Vers de Nouvelles Créations Originales

UN APPEL AUX MUSICIENS BURUNDAIS A REJOINDRE
LES TRAVAUX DE RECHERCHE ETHNOMUSICOLOGIQUE,
Seule Porte Sûre Vers de Nouvelles Créations Originales

Plusieurs Burundais appellent « MUSIQUE BURUNDAISE MODERNE » tout ce qui se chante aujourd’hui en langue KIRUNDI avec l’accompagnement d’instruments occidentaux, ou dans un dialecte-créole imaginaire mêlé d’un Kirundi assaisonné par des termes importés on ne sait d’où. C’EST FAUX ! Ce n’est pas cela la Musique burundaise développée dont nous devons nous vanter et que nous croyions pouvoir afficher sur le tableau de la mosaïque des musiques du monde hautement prisées dans le business musical international actuel.

Ne nous y trompons pas, mais posons-nous sincèrement la question suivante en tant que Burundais responsables de nos valeurs et richesses culturelles : « Pourquoi les investisseurs culturels internationaux ne sont-ils pas attirés à venir exploiter ce que nous sommes en train d’appeler faussement ‘Musique burundaise moderne’ ? » Réponse simple et claire : ce que nous brandissons comme musique ne contient rien d’innovant et ne porte aucun cachet original nouveau recherché par les consommateurs des nouvelles musiques que le monde voudrait découvrir.

Effectivement, les musiciens burundais de la génération actuelle s’étant eux-mêmes détournés et privés de leur propre source ethnomusicologique, ne peuvent récolter autre chose qu’un état d’esclavage sous des styles musicaux exotiques en vogue dont ils ne connaissent d’ailleurs pas les structurations artistiques. Pour ne citer que quelques exemples illustratifs de musiques originales déjà développées et modernisées par des artistes d’autres pays conscients et amoureux de leur art, précisons ici à l’intention des musiciens burundais que tous ces styles musicaux sur lesquels ils sont en train de s’agriffer sont le fruit d’un dur labeur accompli volontairement et avec grands sacrifices :

– La SAMBA, par exemple, est l’une des formes les plus populaires de la Musique traditionnelle nationale du Brésil.
– Le ZOUK est un style de musique originaire de Guadeloupe et de Martinique ayant ses racines dans la musique KOMPA de Haïti et de la musique Dominicaine
– Le MERENGUE est un style de musique/danse joyeuse très animée également originaire des traditions musicales de la République Dominicaine.
– Le KIZOMBA est un style de musique/danse populaire de l’Angola.
– La SOUKOUS est un style musical né dans les deux Congo autour des années 30-40 et est devenu populaire dans toute l’Afrique.
– Le MAPOUKA est une danse/musique originaire du Sud-est de la Côte d’Ivoire dans la zone de Dabou. Aujourd’hui, il gagne toute l’Afrique de l’Ouest.
– Le JUJU et l’APALA sont des styles de musiques populaires du Nigeria dérivées des percussions de la Tribu Yorouba. C’est aussi à que le grand FELA KUTI a puisé inspiration pour créer l’AFROBEAT.
– Le CHIMURENGA quant à lui, est un genre musical populaire du Zimbabwe.
– La MARRABENTA est un style de musique/danse originaire du Mozambique. Etc, etc.

Et alors, quel style de musique burundaise moderne avons-nous qui serait née des nombreuses musiques traditionnelles du Burundi après 50 ans d’indépendance ? Nous sommes encore sous colonisation culturelle ! Félicitons toutefois encore l’artiste Jérémie HAKESHIMANA (alias YELE), fondateur du style musical UMUDIDIZO moderne qu’il a tiré de la musique traditionnelle burundaise chantée et accompagnée au pilon et au mortier ainsi que Gilbert NDAKOZE (Alias GINDA) pour l’excellent travail de recherche qu’il fait sur l’Inanga. Nous ferons certainement appel à eux dans les nouvelles recherches que nous entreprenons sur d’autres styles musicaux burundais.

Voilà donc deux questions pertinentes qui se posent aujourd’hui à la fois aux responsables burundais ayant la Culture dans leurs attributions et aux musiciens burundais également :
– Pourquoi ne pourrions-nous pas conjuguer nos efforts pour nous emparer officiellement de cette problématique de manque d’exploitation de nos musiques traditionnelles afin d’en faire une nouvelle vision artistique de travail pour nos artistes au moment où l’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA offre volontiers son expérience et ses compétences en matière de recherche ethnomusicologique ?
– Apprécions-nous de la même manière l’apport de la Culture en général et celui du secteur de la musique en particulier dans le développement de l’économie nationale ?

En parlant ainsi, nous voudrions bien sûr exprimer la fierté que le peuple burundais a vis-à-vis de sa musique, ses chants et ses danses populaires qui devraient être partagés avec le reste du monde pour en rapporter des revenus dont il a grandement besoin. Malheureusement, dans les nombreuses chansons déjà produites par les différents noms qui prétendent représenter aujourd’hui la musique burundaise moderne, OU EST LE TRAVAIL DE DEVELOPPEMENT ET D’INTERNATIONALISATION DE NOS STYLES MUSICAUX : Inanga, Umuduli, Ikembe, Indonongo, Imvyinos, tout comme nos belles danses ?

Ce n’est pas sans raison que l’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA présente en ce moment à nos artistes une orientation nouvelle devant guider le travail des auteurs-compositeurs burundais. L’espoir qui avait été donné par les musiciens de la première génération dans les années 70-80 avec l’orchestre national et l’orchestre Amabano n’est plus ressenti dans les créations musicales d’aujourd’hui. Tous les soi-disant « Producteurs burundais » n’ayant aucune expérience dans la recherche ethnomusicologique ne peuvent que diriger leurs inspirations et leur efforts sur ce qu’ils entendent vibrer sur les médias internationaux, et pas plus. Où va la musique burundaise alors ?

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REDRESSER le Secteur de la Musique burundaise perturbé Suite à l’Exode Massif des Talents Musicaux vers les Pays Étrangers

REDRESSER le Secteur de la Musique burundaise perturbé
Suite à l’Exode Massif des Talents Musicaux
vers les Pays Étrangers

A l’heure où le public et les mélomanes burundais s’inquiètent et se plaignent de la situation actuelle du secteur de la musique burundaise après les événements qui ont perturbé la capitale du Burundi l’an dernier, notre rédaction s’est entretenue avec le Directeur de l’Institut de Musicologie de Gitega, spécialiste en la matière, pour savoir s’il y aurait des solutions envisagées pour redresser ce secteur.

REDACTION : Mgr. Justin BARANSANANIKIYE, vous êtes directeur de l’Institut de Musicologie de Gitega, seule institution spécialisée en musique opérant actuellement au Burundi. Le secteur de la Musique burundaise est souffrant, agonisant même, après l’exode massif de la majeure partie des talents musicaux vers les pays étrangers suite aux événements tristes qui ont secoué la ville de Bujumbura l’an dernier. Auriez-vous une parole de réconfort non seulement pour les musiciens, mais pour les Burundais en général ?

Mgr. JUSTIN : C’est vrai, la réalité est là, quoique difficile à digérer et dure à supporter : des dizaines d’artistes musiciens burundais se sont exilés dans les pays limitrophes et plus loin encore suite aux événements que vous mentionnez qui ont frappé la capitale Bujumbura l’an dernier. Avec eux également, ce sont des producteurs de musique (amateurs) installés depuis bien avant au Burundi, qui ont suivi le courant. Le secteur de la Musique au Burundi qui a été ainsi profondément perturbé et secoué, appelle aujourd’hui une intervention avec un programme robuste de redressement, par de grands moyens au moment où un grand sentiment de désespoir remplit jour après jour les cœurs de nos artistes restés au pays. L’Institut de Musicologie de Gitega, fidèle à sa mission culturelle, est très sensible à la situation et se dispose à agir pour y remédier.

REDACTION : Concrètement, que voulez-vous signifier par là ?

Mgr. JUSTIN : Tout ceci survient, vous le savez aussi, alors que la Musique burundaise moderne, traînant encore ses pas pour parvenir à une identite culturelle concrète, n’avait justement pas encore pris une structure moderne bien définie pouvant représenter notre art de chant sur les podiums internationaux. A part les travaux de recherche ethnomusicologique entrepris par l’Institut de Musicologie de Gitega depuis 2014, force est de constater qu’aucun des musiciens partis en exil et ceux qui restent au pays n’y avait encore été initié. Et les travaux routiniers de composition musicale au hasard et de production à la va-vite d’albums non mûris ne peuvent guère constituer une fondation solide sur laquelle nous pourrions compter pour propulser le secteur musical au Burundi vers un avenir prometteur. C’est pourquoi, l’Institut de Musicologie de Gitega prévoit de lancer un vaste programme de redressement en faveur des musiciens actuellement présents au pays, en les organisant et leur faisant acquérir de nouvelles connaissances et capacités comme chercheurs en ethnomusicologie qui alimenteront leurs talents naissants et encore inactifs, en vue d’un vrai travail artistique de qualité.

REDACTION : Intéressant, ça ! Pourriez-vous nous en parler en détail ?

Mgr. JUSTIN : Le projet que nous avons mis au point pour cette intervention curative du secteur musical au Burundi comprend les volées suivants :
PREMIÈREMENT: Nous prévoyons d’organiser trois ateliers de formation (15 jours chacun) sur trois mois successifs, consacrés aux études sur la recherche ethnomusicologique à mener au Burundi telle qu’elle est préconisée dans mon nouvel ouvrage intitulé « Musiques Traditionnelles, Vocales et Instrumentales, du Burundi ». Ces travaux seront accompagnés par un programme effectif de recherche sur terrain au sein des diverses musiques traditionnelles sur toutes les régions du pays. Aussi, 30 journalistes culturels représentant les principaux médias y prendront part et devront accompagner le projet jusqu’à la fin. Cette recherche débouchera sur la seconde étape qui est la suivante:

DEUXIÈMEMENT : La Production de trois (3) albums musicaux qui serviront de modèles à tous les musiciens burundais dans la nouvelle orientation de travail que nous voudrions leur donner.

REDACTION : Apparemment, ce sont de nouvelles choses auxquelles les artistes burundais n’étaient pas habitués. Pensez-vous qu’il vous sera facile de leur inculquer ces nouvelles notions et méthodes scientifiques de travail dans la production musicale ?

Mgr. JUSTIN : Nous y parviendrons absolument. L’adage Kirundi « Ushaka umubira abira akuya » nous y encourage. Si nous désirons redresser réellement le secteur de la Musique burundaise, nous devons placer la barre très haut pour nous démarquer des pratiques anciennes qui n’ont fait que la gangrener et la paralyser éternellement. Nous choisirons de jeunes musiciens ayant un niveau d’études suffisant (humanités) qui pourront comprendre les enseignements qui seront donnés. Et puis, n’oubliez pas qu’en même temps, il y a d’autres étudiants en musicologie qui sont en formation à l’Institut de musicologie de Gitega et qui nous rejoindront.

REDACTION : N’avez-vous pas pensé à faire un suivi d’encadrement des artistes qui auront été formés et donner également une formation aux producteurs musicaux parce qu’ils ont joué et joueront toujours un rôle capital dans la promotion de la Musique burundaise ?

Mgr. JUSTIN : C’est le point que j’allais justement aborder. Nous prévoyons dans ce projet, un programme d’une année après la formation des 20 musiciens sélectionnés , qui consistera à les encadrer, les accompagner et les assister dans la production de leurs propres albums musicaux s’inspirant des modèles fournis. Ceci se fera parallèlement avec la quatrième étape qui sera celle d’organiser deux(2) séminaires annuels (15 jours chacun) de formation professionnelle intense à l’intention des producteurs musicaux amateurs opérant au Burundi. Ils devront en effet s’imprégner aussi de la vision et de la méthodologie de travail que l’Institut de musicologie de Gitega lance en vue d’une véritable promotion de notre musique.

REDACTION : Vous avez parfaitement raison. Presque tous nos producteurs musicaux actuels ne sont que des amateurs qui travaillent en tâtonnant.

Mgr JUSTIN : Et enfin viennent deux autres points également utiles dans notre projet. Il s’agit de l’organisation mensuelle de concerts sponsorisés où les différents nouveaux musiciens formés présenteront chaque fois au public burundais leurs chansons composées toujours sur les modèles nouveaux d’œuvres musicales créées à partir des recherches au sein de nos musiques traditionnelles, qui pourront alors êtres lancées sur le marché des musiques du monde.

REDACTION : Fantastique ! Et ainsi la véritable musique burundaise moderne dans ses vrais styles travaillés par tous les musiciens en synergie percera les horizons des marchés et des festivals mondiaux, n’est-ce pas ?

Mgr. JUSTIN : Absolument nous devrons y arriver. Un suivi sera également fait à travers des consultations trimestrielles d’évaluation des progrès réalisés par le projet. Mais notre plus grand souhait encore est de pouvoir organiser, en marge de ce projet, le PREMIER FESTIVAL DES MUSIQUES TRADITIONNELLES DU BURUNDI, auquel participeront 180 artistes musiciens/chanteurs/danseurs représentant tous les sillons de l’art musical burundais traditionnel dans toutes les régions et provinces. Cet événement nous permettrait de découvrir la dimension du champ artistique des musiques sur lesquelles nous allons travailler.

REDACTION : Et le budget, il doit être immense ! Auriez-vous déjà approché d’éventuels bailleurs pour essayer de collecter les financements nécessaires ?

Mgr. JUSTIN : C’est ce que nous faisons depuis un certain temps et continuons de faire en ce moment aussi. Nous ouvrons toutes larges nos portes de coopération à tous les AMIS DE LA MUSIQUE BURUNDAISE, aux Organisations nationales et internationales œuvrant dans le secteur culturel et souhaitant s’associer à nous ou simplement nous épauler dans ce projet.
Nous contacter :INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA
B.P. 197 Gitega, Burundi
Tel : (+257)79 877 097
Email: baransajust@gmail.com
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LES GRANDES DATES QUI ONT MARQUE L’HISTOIRE DE LA NAISSANCE DE LA MUSIQUE BURUNDAISE MODERNE. (1ere Partie)

LES GRANDES DATES QUI ONT MARQUE
L’HISTOIRE DE LA NAISSANCE DE LA
MUSIQUE BURUNDAISE MODERNE.
(1ere Partie)

Elle a une histoire actuellement bien connue, et cela nous honore tous en tant que Burundais. Elle, c’est bien sûr NOTRE MUSIQUE dont nous cherchons à tout connaître afin d’en donner toute la lumière aux nouvelles générations qui n’ont pas connu les premières années de sa gloire et qui ont difficile à établir une succession chronologique des faits. Voici en quelques lignes les grandes dates illustrant le parcours de l’histoire de sa naissance. Pour de plus amples informations, le lecteur intéressé pourra se référer à l’ouvrage « De l’Inanga à la Guitare Classique-Une Histoire de la Naissance de la Musique Burundaise Moderne » de Mgr. Justin Baransananikiye, directeur de l’Institut de Musicologie de Gitega.

1962 : Composition de l’Hymne National du Burundi « Burundi bwacu » par l’Abbe Marc Barengayabo et première exécution publique le 1er Juillet lors de l’accession du Burundi à l’Indépendance.
1963-1964 :
– Création de l’orchestre « Vox Burundi », premier groupe musical burundais à Buyenzi sous la direction de Paul Harerimana et composition de la première chanson moderne en Kirundi « Kayengayenge k’umugore ».
– Création de la première fanfare de la Jeunesse Nationaliste Rwagasore (future JRR) à Kamenge.
– Création de différents autres petits groupes musicaux à Bwiza (Jaguar, Amis Jazz, etc) autour du cercle constitué par Kithantos Léon et Alonzo.
– Création des premiers groupes musicaux musulmans à Buyenzi (Jasmin et Shani Musical Club) autour de Saïdi, et à Rumonge (Rumonge Jazz).
1970 :- Naissance du célèbre duo Shungura Pancrace et Ndenzako Michel auteurs-compositeurs et interprètes de « Nafashe urugendo » et « Murondo uri mu rugero ».
1973 :- Organisation du tout premier concours musical à l’échelon national, baptisé « Pirogue d’Or de la Chanson » par la Radiodiffusion nationale du Burundi, et remporté par Ngabo Léonce sur la chanson « Sagamba Burundi ». Une deuxième et une troisième versions de ce concours seront de nouveau organisées en 1974 et en 1978.
1974 :- Création du groupe musical « Akezamutima » à Bwiza par Augustin Ndirabika. C’est ce noyau qui devient plus tard le premier Orchestre national du Burundi.
1977 :
– Création du premier Orchestre national du Burundi au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, composé de : Ngabo Léonce, Kirundo Gérard, Adolphe Bigirimana, Evariste Niyonzima, Justin Baransananikiye, Augustin Ndirabika, Michel Bankamwabo, Magloire Nibigirwe (alias Buddy) et Aloys Ndahigeze.
– Organisation du Concours national de promotion de la Musique Burundaise modernisée par le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture et remporté par Canjo Amisi sur la chanson « Ntacica nk’irungu » (en solo) et le duo de Barakamfitiye et son compagnon (catégorie des chansons en groupe).

1978 :
– Arrivée au Burundi de David Nikiza avec son groupe « Explorers » qui devient l’orchestre AMABANO de la radiodiffusion nationale du Burundi avec ses grands musiciens, Rugerinyange Antoine-Marie (alias Africanova), Antoine Ntiruhwama (alias Tanga), Tula wa Lupini, John Kagenda, Super wa Super, et David Nikiza lui-même.
– Naissance du groupe « Ntahangwa River » sous la direction conjointe de Christophe Matata, Guillaume et Burikukiye Prosper (alias Bahaga). Ce groupe deviendra progressivement « Mihigo des Grands-Lacs », « Imboneza » puis « Africa Nil band ».
– Canjo Amissi quitte l’Orchestre national pour rejoindre l’orchestre Amabano.
– L’Orchestre Amabano gagne le trophée du Concours musical international « MOULIN D’OR » organisé par Radio Nederland sous la supervision de Manu Dibango.
1979 :- Dislocation du premier Orchestre national et de l’Orchestre Amabano.

1981:- Canjo Amissi gagne le concours DECOUVERTES 81 de Radio France Internationale et le prix CALAO.
1986 :- Création de l’Amicale des Musiciens du Burundi par Ngabo Léonce.

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GAHUGU KANJE KEZA NAKUNZE : La grande Responsabilité des ‘Jury’ des Concours Musicaux au Burundi.

GAHUGU KANJE KEZA NAKUNZE :
La grande Responsabilité des ‘Jury’ des Concours
Musicaux au Burundi.

(EN AFFICHE: Canjo Amissi, Africanova, Nikiza, Ngabo Leonce et Justin Baransananikiye)

Une seule guitare sèche, deux voix masculines bien coordonnées, voilà tout ce qui constitue cette célèbre chanson présentée par deux étudiants de l’Université du Burundi, et qui a été primée dans la catégorie des chants en groupe lors du Concours National de Promotion de la Musique Burundaise organisé par le Ministère de la Culture début Juillet 1977. Rappelons aussi que c’est lors de cet événement culturel que Canjo Amissi a gagné le premier prix dans la catégorie des chants en solo avec son hit « Ntacica nk’irungu ».

Le Jury de ce Concours, constitué de l’Abbé Marc Barengeyabo, Ngabo Léonce, Ndenzako Michel (directeur de la chorale de la cathédrale Regina Mundi), Ignace Mageregere (Organiste à la même cathédrale), Justin Baransananikiye (ancien professeur de Musique), Ndirabika Augustin (fondateur de l’Orchestre Akezamutima et poète) et de Sylvestre Ntambutso (directeur du département des Arts et de la Culture), n’était pas moindre quant à la compétence requise pour une tâche artistique de ce niveau.

REDACTION : Mgr. Justin Baransananikiye, en tant que membre de ce Jury, quels ont été les principaux facteurs et critères qui vous ont conduit, à l’unanimité, à primer « GAHUGU KANJE KEZA NAKUNZE » ?

Mgr. JUSTIN : Trois facteurs essentiels :
– Sa simplicité artistique musicale originale et inédite, à la fois du point de vue vocal (deux ténors masculins très doux, aux voix expressives et équilibrées) et instrumental (une seule guitare sèche jouée sur des accords simples sans alourdissements) ;
– Son expression linguistique dans un KIRUNDI professionnel correct au point de vue grammatical et littéraire ;
– Le grand message patriotique qu’elle transmet au public. Voilà.

REDACTION : Mais quand vous parlez d’ « originale et inédite », c’est pour signifier quoi précisément ?

Mgr. JUSTIN : Ces deux termes sont toujours liés dans le travail d’appréciation confié à un Jury lors des compétitions musicales. L’originalité est cet aspect qui fait éclater la grandeur du génie créateur d’un artiste. En effet, tout compositeur possède un talent personnel inné, mais tous ne parviennent pas à creuser de la même manière dans les profondeurs de l’art créateur musical pour en ressortir avec des hits que les mélomanes n’oublieront jamais. L’inédit, par contre relève de la nouveauté dans la mélodie, le rythme et même dans le thème chanté : pas de copie, pas de plagiat comme on dirait en littérature. En jetant un coup d’œil sur les cinq auteurs-compositeurs Burundais sur la photo en affiche, vous pouvez bien vous-même, en tant que fan de la Musique burundaise moderne, faire une nette distinction entre eux sur base du caractère original et inédit de leurs chansons.
GAHUGU KANJE KEZA NAKUNZE
Gahugu kanje keza nakunze
Kama ku mutima
Uri gatoya ufise ubutore
Be n‘intwaro y‘intwari
Urampimbara ntaco noguha
Nkwipfurije vyinshi

R/ Ni urambe usagarare
Waribarutse imfura nyazo
Ziharanira amajambere
Nta murundi w’umutima
Yovyibagira

Senga ry’insangi riva ku Mana
Kamwa amata n’ubuki
Warahahajwe, urahenagurwa
Mpore ntiwatemvye
Iyakuremye n’ikuzigame
Ntuzogwe mw’isanganya

R/ Ni urambe usagarare
Waribarutse imfura nyazo
Ziharanira amajambere
Nta murundi w’umutima
Yovyibagira

Urangwa ku mutima wa Afrika
Iteka n‘ itekane
Abo wavyaye urabegeranya
Nta murozi, nta mwansi
Azokwigera ahirahira
Ngo agukore mu kwaha

R/ Ni urambe usagarare
Waribarutse imfura nyazo
Ziharanira amajambere
Nta murundi w’umutima
Yovyibagira

Ewe Burundi abatakuzi
Bazotira akarembe
Bave kw‘ihanga bagane iyo uri
Wewe karaba uhore
Bazova iwacu
Bata amacumu baririmba bati :

R/ Ni urambe usagarare
Waribarutse imfura nyazo
Ziharanira amajambere
Nta murundi w’umutima
Yovyibagira.

REDACTION : Parlons maintenant du grammatical et du littéraire. Comment ces deux critères ont-ils joué dans l’attribution du prix de la catégorie des chansons en groupe à « GAHUGU KANJE KEZA NAKUNZE ? »

Mgr. JUSTIN : Etant six dans ce Jury, nous ne portions pas le même regard sur les œuvres musicales présentées afin de leur attribuer une cotation. Non. Tenez :

– Marc Barengayabo, Docteur en Droit Canon et en Musique, dirigeait d’abord ses appréciations sur la portée philosophique des paroles chantées, leur sens profond et la projection de leur impact public aussi. Il le faisait comme un homme de loi analysant un Code des Lois face à une situation donnée. Cela ressortait clairement lors des débats de délibération.
– Ndenzako et Ndirabika, grands poètes et auteurs des paroles de plusieurs chansons très aimées à cette époque, se concentraient, eux, sur la beauté des poèmes chantés, sur les rimes et tournures linguistiques touchant le cœur, etc.
– Mageregere (Organiste) et Justin (pianiste et organiste de l’Orchestre national) avions l’oreille branchée tout droit sur les constructions harmoniques et la beauté de la musique et du chant en général.

– Mais il y avait un autre, Ngabo Léonce, première vedette burundaise de la chanson moderne depuis 1973 au « Concours de la Pirogue d’Or ». Lui, censurait sans pitié le savoir-faire des concurrents en matière de communication par l’expression musicale, leur puissance de s’attirer la sympathie du public par la voix, le regard et le jeu instrumental, sans oublier l’impression qu’ils donnaient tour simplement dès leur apparition sur scène. En effet, il y en a qui se présentaient comme des fonctionnaires et non comme des artistes, et cela n’échappait pas à l’œil de Ngabo !

REDACTION : Et quels conseils donneriez-vous aujourd’hui à tous ceux qui organisent des Concours musicaux dans notre pays quant à la mise sur pied d’un Jury compétent ?

Mgr. JUSTIN : Le gros vient d’être évoqué. Il s’avère cependant très important de souligner ceci : QU’ON FASSE ATTENTION DANS LE CHOIX DES MEMBRES DU JURY DE TOUT CONCOURS MUSICAL. Ce sont en effet les ‘Jury’ qui font de ce dernier une réussite ou un échec. Ce sont les ‘Jury’ qui, fort malheureusement, ont joué le triste rôle de désorienter les jeunes artistes burundais ces quinze dernières années. Et vous voyez où nous en sommes maintenant !

REDACTION : Comment ?

Mgr. JUSTIN : Tous les ‘Jury’ dans nos concours musicaux devraient savoir qu’ils ont le devoir primordial de promouvoir et développer la Musique Burundaise dans le respect de son originalité artistique, mais aussi dans son expression à travers notre langue KIRUNDI. Un ‘Jury’ du Burundi qui prime une chanson ne tenant pas compte de ces valeurs, qui bafoue notre langue et qui n’est qu’une copie des styles musicaux étrangers, doit savoir que les autres jeunes auteurs-compositeurs burundais vont immédiatement suivre cette orientation et imiter le lauréat en pensant que c’est l’idéal à rechercher. Nos artistes musiciens n’ont pas besoin d’imiter une Béyoncé pour être reconnus comme de grandes vedettes. Ils doivent plutôt créer des œuvres nouvelles que des musiciens étrangers viendront chercher et acheter chez nous comme cela s’est produit avec la chanson « Soul Makosa » de Manu Dibango dont un thème a été copié par Michael Jackson soulevant une grande affaire en justice.

REDACTION : Donc, faire attention de ne pas injecter n’importe qui dans un Jury musical, n’est-ce pas ?

Mgr. JUSTIN : Exactement. Par exemple, ce Jury que nous formions à l’époque de « NTACICA NK’IRUNGU » et « GAHUGU KANJE KEZA NAKUNZE » avait la mission de tracer une piste de vol pour la Musique burundaise moderne encore naissante. Voyez l’impact que ces deux chansons primées ont eu sur la création musicale au Burundi sur les dix ans presque qui ont suivi. L’Orchestre national a suivi cette orientation. Même David Nikiza qui était encore au Kenya m’a écrit après avoir entendu nos premières chansons, me disant : « Mon frère, Justin, j’ai appris qu’il y a un Orchestre national qui vient d’être créé au Burundi et que tu en fais partie, avec pour mission de promouvoir notre musique nationale. Je me suis assigné la même mission ici au Kenya. On comparera donc les chansons que vous produirez avec les miennes, et l’on saura qui, de votre groupe ou du mien, satisfera les Barundi en leur donnant l’espoir de se tailler une place d’honneur au sein de la Musique africaine moderne. »

REDACTION : Vous étiez donc un Jury poursuivant une vision précise.

Mgr. JUSTIN : Oui. En primant « NTACICA NK’IRUNGU » (chanson igitito traditionnelle) nous faisions un clin d’œil aux compositeurs burundais pour se tourner vers notre musique traditionnelle pour la développer. Quant à « GAHUGU KANJE KEZA NAKUNZE », en plus de sa valeur patriotique indéniable, nous voulions réveiller chez les artistes burundais l’envie de rechercher de beaux poèmes bien écrits et bien chantés dans notre langue. Que tous les Concours commencent désormais à se doter de Jury compétents ayant une vision précise.

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LICENCE EN MUSIQUE A L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA (Trois ans de Formation)

LICENCE EN MUSIQUE A L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA (Trois ans de Formation)

1ère Année MUSICOLOGIE

1. Solfège
2. Musique & Communication
3. Entrepreneuriat Musical : Les Métiers de la Musique.
4. Histoire de la Musique Burundaise
5. Organologie
6. Harmonie Tonale (Introduction)
7. Technique vocale Vocale
8. Composition musicale
9. Instruments : – Apprentissage Piano (I)
10. Méthodologie d’Enseignement de la Musique
11. Stages:- deux séries de stages dans les Écoles.
12. Espace Musical ( I ) : Études approfondies sur les Gammes.

2ème Année MUSICOLOGIE

1. Espace Musical (II)
2. Harmonie Tonale (Introduction)
3. Introduction à l’Ethnomusicologie
4. Introduction a la Musique Occidentale
– Introduction générale
– Développements
– Musique vocale, Religieuse et Dramatique
– La Musique d’Improvisation – Le Jazz
5. Histoire de la Musique Occidentale
6. Survol des Musiques du Monde
7. Entrepreneuriat Musical Pratique
– Industrie musicale
– Organisation des Ensembles Musicaux
8. Instruments :
– Piano II et autres Claviers
– Guitare
9. Formation Vocale Avancée
10. Travaux Pratiques Guidés :
– Études des œuvres de Beethoven, Mozart, Haydn, Schumann, Bach, Schubert, Chopin.
11. L’Art d’enseigner et de conduire la Musique.
12. Études supervisées :
– Les Musiques africaines et leurs instruments
– La Musique Afro-Américaine (Blues, Négro Spirituals, Gospel)
– Origines et développements du Rock and Roll
– La ‘Pop Music’
– La ‘Folk Music’
13. Stages.

3ème Année MUSICOLOGIE

1. Harmonie Tonale (notions avancées)
2. Harmonie Tonale au 19ème siècle
3. Introduction à l’Harmonie Tonale du 20ème siècle
4. L’analyse Musicale
5. Sociologie de la Musique
– Sociologie de la Musique Occidentale
– Sociologie des Musiques Africaines
6. Ethnomusicologie
– Éléments de Méthodes de recherche
– Travaux Pratiques de recherche sur les Traditions Musicales Burundaises.
7. Introduction à la Musicothérapie
8. Instruments :
– Les Cuivres et les bois
– Apprentissage d’Instruments Musicaux du Burundi
9. Formation Vocale (professionnalisation)
10. Travaux Pratiques Guidés II :
– Études des œuvres de Brahms, Debussy, Hindemith, Bartok, Schoenberg et autres.
11. Les Droits d’Auteur et Droits Voisins
12. Travaux de Mémoire.

ADMISSION : Seuls les lauréats finalistes des Humanités Générales, Pédagogiques et Techniques sont admis à la Formation à la Licence en Musique.

Pour d’autres renseignements, nous contacter :
Institut de Musicologie de Gitega
B.P. 197 Gitega (Burundi)
Tel : +257 79 877 097
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