La Radiotélévision Nationale du Burundi rencontre Les lauréats de RTNB MUSIC TALENT 2017 A l’Institut de Musicologie de Gitega

Photo : Séance de Travail à l’Institut de Musicologie de Gitega
Dirigée par Mr. Juma Léonard NDUWAYO,
Directeur de la Radio Nationale

Une première dans l’histoire de la Musique burundaise moderne ! Une initiative spéciale d’encouragement, un appel à aller ensemble de l’avant, une volonté sincère d’un soutien sans failles dans leur métier : voilà le message exceptionnel que Mr. Juma Léonard NDUWAYO, Directeur de la Radio nationale du Burundi, est venu délivrer aux lauréats du Concours musical RTNB MUSIC TALENT 2017 réunis ce vendredi 8 décembre à l’Institut de Musicologie de Gitega.

« La RTNB ne vous abandonnera pas, souligne Mr. NDUWAYO. Elle voudrait promouvoir votre métier car vous avez un important rôle à jouer dans le développement national. Vos œuvres musicales sont très utiles dans nos programmes d’éducation populaire, de formation et de divertissement. »

Mais il ajoute aussi que la RTNB est venue annoncer à ses lauréats de RTNB MUSIC TALENT 2017, la bonne nouvelle de la NAISSANCE D’UN PARTENARIAT MUSICAL PROFESSIONNEL TRIPARTITE entre elle et l’Institut de Musicologie de Gitega, et, bien sûr, les artistes concernés.
Et Mgr. Justin BARANSANANIKIYE de préciser : « Notre Institut est entièrement disposé à coopérer avec la Radiotélévision nationale du Burundi dans tous les projets visant la formation de ces musiciens. Tous les niveaux de formation sont prévus, y compris les études menant à l’obtention de la Licence en musique. »
A travers différentes interventions, les lauréats de RTNB MUSIC TALENT 2017 présents expriment leur profonde satisfaction pour l’intérêt particulier que la RTNB porte vis-à-vis de leur métier.
« Ce n’est pas tout, conclut le directeur de la Radio Nationale. La RTNB s’apprête également à vous représenter en matière de Droits d’auteur, ce qui fera l’objet d’une signature de contrat. Elle coopèrera avec l’Office burundais des Droits d’auteur pour défendre et protéger légalement vos œuvres. Aussi, nous vous accompagnerons dans l’organisation de concerts dont le premier est prévu à une date qui vous sera communiquée prochainement.

Bref, quatre grandes recommandations se dégagent à la fin de ce premier échange combien fructueux:
– Il sera organisé bientôt une émission radiodiffusée pour informer le public sur le Projet de partenariat RTNB – Institut de Musicologie de Gitega – et Lauréats RTNB MUSIC TALENT 2017.
– Une convention sera aussi préparée et signée entre la RTNB et les lauréats de RTNB MUSIC TALENT 2017.
– Des séances de formation musicale professionnelle de ces lauréats vont être organisées et dirigées par l’Institut de Musicologie de Gitega dans ses locaux a Gitega.
– Mgr Justin BARANSANANIKIYE, Directeur de l’Institut, sera prochainement invité dans l’émission « ICABARANZE » à la Radio nationale pour livrer l’historique de son parcours artistique et professionnel aux auditeurs de la radio nationale.

Ont également pris part à cette rencontre :
– Mr. Melchiade Nkeshimana, Journaliste/animateur a la RTNB
– Mme Espérance Niyokindi, Chef des Programmes Kirundi
– Bruyère Niyukuri, chanteur/musicien provenant de Bubanza
– Mlle Christella Ininahazwe, chanteuse/musicienne de Mwaro
– Aimé Nsengiyumva, chanteur/musicien de Gitega
– Innocent Nsengiyumva, chanteur/musicien de Gitega
– Léonce Niyibitanga, Chanteur/musicien de Rutana
– Epimaque Ndagiwenayo, chanteur/musicien de Kayanza
– Cédric Bangy, Chanteur/musicien de Bujumbura
– Ahmad Bigirimana, chanteur/musicien de Bubanza
– Dieudonné Nizigiyimana, chanteur/musicien de Buhonga Boys
– Bérénice Irumva, chanteuse/musicienne de Gitega
– Noé Niyonkuru, Journaliste à Humuriza FM Gitega
– Donatien Ndayihereje, chanteur/musicien de Bururi
– Davis Nindemesha, chanteur/Musicien de Ngozi
– Hassan Juma, chanteur/musicien de Makamba

Nous contacter :
Institut de Musicologie de Gitega
B.P. 197 Gitega
Tel : (+257)79 877 097
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David NIKIZA, « L’ARTISTE RASSEMBLEUR »

David NIKIZA, « L’ARTISTE RASSEMBLEUR »,
avec le célèbre groupe « AMABANO » de la
Radiodiffusion nationale du Burundi,
dans « SANGWE ! » ou « BIENVENUE !»

Photo : Le groupe « EXPLORERS » devenu « AMABANO »
atterrissait à l’aéroport de Bujumbura
le 05 Février 1978.
De gauche vers la droite :
Antoine-Marie RUGERINYANGE (alias Africanova, chanteur), TULA wa Lupini (trompettiste), David NIKIZA (alias NIKI Dave, chanteur et Chef d’orchestre), SUPER wa Super (batteur), Antoine NTIRUHWAMA (alias Tanga, guitariste-chanteur), John KAGENDA (bassiste)

RÉDACTION : Monseigneur Justin Baransananikiye, Directeur de l’Institut de Musicologie de Gitega, vous êtes cousin direct de David NIKIZA, vous avez grandi ensemble et avez partagé plusieurs épisodes de la vie et, plus tard, dès son retour du Kenya en 1978, vous vous êtes retrouvés tous deux déjà au service de la Musique burundaise moderne. Quelle qualité particulière avez-vous gardée comme marque de la personne de NIKIZA ?

Mgr. JUSTIN : « UN ARTISTE RASSEMBLEUR » ! Et, chaque fois que je fais allusion à David, mes pensées et ma sympathie vont également vers Antoine-Marie RUGERINYANGE (alias AFRICANOVA), son bras droit, fidèle compagnon qui, ensemble, ont construit l’histoire et la gloire du groupe AMABANO de la Radiodiffusion nationale du Burundi à la fin des années 70.

RÉDACTION : Et, selon vous, quel serait le grand secret qui s’est toujours caché derrière le succès de David NIKIZA, le musicien/chanteur?

Mgr. JUSTIN : Mis à part son grand talent d’auteur-compositeur qui attirait vers lui des foules d’amateurs de la chanson, David était un homme très humble, peu exigent, ouvert, compréhensif et surtout épris d’un esprit de partage. Chacun voulait faire de lui son ami, et c’est là que la force de son esprit de « SANGWE » se manifestait.

RÉDACTION : Étaient-ce des qualités avec lesquelles il avait grandi où sont-elles apparues dès son entrée sur la scène musicale ?

Mgr. JUSTIN : Non. déjà, au cours de ses études à l’école Moyenne Pédagogique de Kibimba entre 1964 et 1968, puis à l’Athénée Mwami Mwambutsa IV de Bujumbura entre 1970 et 1972, David dont le talent de chanteur s’était manifesté très tôt, s’est illustré comme « le grand ami des jeunes » par excellence. Et vous dire qu’en moins d’une demi-heure, par exemple, il était capable de vous constituer une troupe de joueurs de saynètes à l’école, une petite chorale ou un groupe de danseurs !

RÉDACTION : Cet esprit de « RASSEMBLEUR » semble aussi ressortir notamment de son hit « SANGWE » que vous venez de mentionner.

Mgr. JUSTIN : Effectivement. « SANGWE » est l’un des derniers grands succès enregistrés en 1978 par David NIKIZA avec le célèbre groupe « AMABANO ». L’histoire de l’esprit « SANGWE » ou « BIENVENUE ! » a marqué tout son parcours artistique.

RÉDACTION : Comment ?

Mgr. JUSTIN : En bref, dès Mai 1972, alors que NIKIZA se retrouve refugié au Rwanda, il rencontre Africanova et ensemble en terre étrangère, dans cet esprit de « SANGWE » ils fondent le célèbre groupe très populaire, « LES FELLOWS », dont faisaient partie Masabarakiza Siméon (alias Rastang), Benito et Raymond Ramadhani. Peu après, dès 1974-1975, c’est à Nairobi que l’esprit « SANGWE » atteint son paroxysme lorsque, toujours avec Africanova, David fonde le groupe « EXPLORERS » composé, cette fois-ci, de musiciens Burundais, Kenyans et Congolais qu’il ramène au Burundi en 1978 pour devenir « AMABANO ».

Sangwe, Sangwe,

Sangwe bagiraneza dusangire ikiyago,Iyooh, iyooh, iyooh !
Sangwe, sangwe, sangwe, sangwe
Sangwe, sangwe !

Umutima w’urukundo uba hafi nk’irembo, Aho, aho,
Sangwe Bamararungu, Aho, aho,
Sangwe inanga iyage, Aho, aho, dusangire ikiyago!

Sangwe Bagiraneza, Abatuhurana,Iyooh, iyooh, iyooh!
Sangwe Bagiraneza, dusangire ijambo, Iyooh, iyooh, iyooh!
Sangwe Bagiraneza dusangire ikiyago,Iyooh, iyooh, iyooh
Sangwe, sangwe, sangwe, sangwe!

RÉDACTION: Mais, pourquoi NIKIZA lance-t-il justement ce puissant cri de « SANGWE ! » ?

Mgr. JUSTIN : C’était le moment idéal de le faire comme il me le disait à l’époque. En effet, David venait de retrouver sa terre natale après cinq ans et demi d’exil. En tant que premier grand chanteur/musicien burundais qui avait réussi à propulser la musique burundaise sur les podiums panafricains de l’ « Afro beat » grâce à ses deux hits « Tamba amayaya Burundi » et « Shoreza inyange » (1977), NIKIZA était devenu l’enfant-chéri des Burundais, le modèle à suivre, l’artiste à écouter.

RÉDACTION : Et, il en a profité pour donner un puissant message rassembleur à son peuple !

Mgr. JUSTIN : Sans aucun doute. Car, la moindre parole qu’il pouvait prononcer, allait retentir très fort dans les cœurs des Burundais à peine sortis des tristes événements de 1972. Voyez, par exemple, les expressions puissantes qu’il utilise dans cette chanson où il les invite tous comme:
– « Abagiraneza » (les Burundais qui avaient aidé/secouru/caché leurs compatriotes durant les moments difficiles)
– « Abamararungu » (les Burundais qui n’ont pas hésité d’aller consoler/réconforter et soutenir moralement ceux-là qui avaient perdu les leurs durant la crise).
– « Abatuhurana » (les Burundais qui n’ont pas attisé le feu, refusant de tromper/trahir/vendre leurs frères lors des tristes événements).

RÉDACTION : A tous ces artisans de paix, NIKIZA adressait donc son grand « SANGWE ! »

Mgr. JUSTIN : Exactement. Un « SANGWE » qui signifiait aussi ‘message’:
– de PARDON (David pardonne lui-même et oublie tout ce qu’il a subi car il n’y fait pas allusion du tout),
– de RÉCONCILIATION (venez, partageons la causerie fraternelle « ikiyago », et la parole de sagesse et d’Ubuntu « Ijambo » autour de la musique « Inanga » retrouvée, car l’esprit d’amour « urukundo » s’ouvre devant nous tous).

RÉDACTION : Merci à David NIKIZA pour ce bel héritage !

INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA
Email : musicologygitega@gmail.com
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PIRATAGE des chansons: Conseils du Directeur de l’Institut de Musicologie de Gitega

RÉDACTION : Au moment où  certains chanteurs/musiciens Burundais s’adonnent à la copie sans autorisation de chansons composées et écrites par leurs confrères, voici les conseils que Mgr. Justin Baransananikiye, directeur de l’Institut de musicologie de Gitega, aimerait promulguer à l’ endroit de ces chanteurs au sujet du « PIRATAGE DES CHANSONS »

Mgr. JUSTIN : Je saisis cette occasion pour rappeler à l’attention de nos jeunes chanteurs burundais d’éviter de telles méprises qui peuvent leur causer des tracas en justice et aller jusqu’à ruiner leur carrière.

RÉDACTION : Monseigneur, il semblerait que 4 des chansons dont vous avez été auteur-compositeur-interprète au sein de l’orchestre national dans les années 70 ont été également reprises et vendues sans votre autorisation il y a quelques années.

Mgr. JUSTIN : Effectivement. Il s’agit des chansons :
– Incuti irahumuriza (couramment appelée « Nzoja ku gasozi »)
– Mpaye umukenyezi
– Ngira mpere udusiga
– Urukundo ni intagerwa.

Malheureusement, sauf le jeune chanteur Chazy Cool qui est venu me contacter, tous les autres en ont fait leurs propriétés, allant jusqu’à écrire sur les pochettes des albums qu’ils en sont les compositeurs. Ici, je m’adresse aussi aux organisateurs des karaokés et des studios qui vivent des œuvres de nous autres pionniers de la musique burundaise moderne, ayant œuvré dans les premiers groupes célèbres, l’orchestre national et AMABANO à la fin des années 70.

RÉDACTION : Un avertissement ?

Mgr. JUSTIN : Absolument ! Nul n’ignore que l’Office Burundais des Droits d’Auteur (O.B.D.A) existe déjà et qu’il est opérationnel, c’est-à-dire qu’il est là pour protéger les droits des personnes ayant déposé leurs œuvres auprès de ses services. Artistes, écrivains, cinéastes, artisans, photographes, etc, sont tous concernés. Je conseillerai tout particulièrement à nos jeunes chanteurs de NE PLUS JAMAIS reprendre l’œuvre de quelqu’un d’autre sans AUTORISATION ÉCRITE accordée. C’est un VOL !
S’ils aiment une chanson et désirent se lancer grâce à elle ou l’améliorer à leur goût pour la revendre, pourquoi ne pas approcher son auteur-compositeur ou ses ayant-droits et demander officiellement un écrit d’accord (qui peut être payant ou gratuit) et partir en paix ? C’est ainsi que le business musical est organisé.

RÉDACTION : Peut-être que plusieurs se sont même lancés dans la carrière musicale sans en avoir les talents et la compétence, et cherchent ainsi à s’y maintenir en se servant des œuvres des autres !

Mgr. JUSTIN : Ils n’ont pas ce droit. C’est pourtant facile, et je l’ai répété plusieurs fois à leur intention. L’Institut de Musicologie de Gitega dispose d’un service qui écrit et vend de beaux poèmes (paroles) à chanter ainsi que de bonnes mélodies de chansons originales que les artistes peuvent se procurer chez nous et aller produire en studio. Qu’ils nous adressent leurs commandes !
TOUTEFOIS : sur les pochettes des albums, ils devront alors mentionner comme les règles de l’industrie musicale le prescrivent :
– Le nom de l’auteur (celui qui a écrit les Paroles) : INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA
– Le nom du compositeur de la musique : INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA également
– Le nom de l’interprète (celui qui exécute la chanson)
– Le Studio de production.

Conformément à la loi, chacune de ses fonctions a droit à un pourcentage qu’elle perçoit sur les ventes des albums. Qu’ils viennent, nous allons les aider à travailler dans la légalité !

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YVES KAMI présente : Son 2ème Album « UMWANYA »

Avec l’appui de l’Institut de Musicologie de Gitega,
YVES KAMI présente :
Son 2ème Album « UMWANYA »
(Entretien avec notre Rédaction)

RÉDACTION : Yves KAMI, merci d’avoir accepté de nous accorder cet entretien que vos fans attendent impatiemment après avoir appris que vous présentez bientôt votre second album. Pourriez-vous donner plus de précisions à propos du lieu, de la date et l’heure auxquels ce concert est prévu ?

KAMI : Merci. Je tiens d’abord à remercier vivement l’Institut de Musicologie de Gitega qui m’a offert son appui dans l’organisation de ce spectacle ainsi qu’au Centre Culturel Martin Luther King connu sous l’appellation AMERICAN CORNER de Gitega. Oui, le concert aura lieu le samedi 19 Août 2017, à partir de 16 heures, à ce même Centre culturel de Gitega. L’entrée sera gratuite. Toutefois quiconque souhaiterait faire un don de soutien est le bienvenu.

RÉDACTION : Il y a une question qui circule en ce moment au sein de l’opinion, voulant savoir pourquoi, au juste, Yves KAMI a-t-il choisi de donner le titre « UMWANYA » à ce nouvel album ?

KAMI : C’est simple. Le choix de ce titre provient de l’une des chansons que je présente intitulée également « UMWANYA » ou « LE TEMPS », dans laquelle je montre que le temps impose sa loi à la nature, aux hommes, et qu’il est souverain.

RÉDACTION : Et comment expliquez-vous cela ?

KAMI : Effectivement, dans la vie, il est des moments où l’homme désire ardemment que les réalités de bénédiction, de joie, de réussite qu’il vit, s’éternisent, et de là, demande au « TEMPS » de suspendre son vol également, de s’arrêter. A d’autres occasions, l’homme souhaite le contraire, désirant cette fois-ci sortir rapidement des circonstances difficiles qu’il traverse. Malheureusement, le « TEMPS » refuse de se faire bousculer. Ainsi, le « TEMPS » s’impose comme maître, comme l’Alfa et l’Omega en toutes choses.

RÉDACTION : L’ « Alpha et l’Oméga » pour signifier le commencement et la fin, n’est-ce pas ?

KAMI : Exactement. Bien plus, ce « TEMPS » prouve aussi que nul ne doit se vanter d’être au-dessus des autres, ou tout simplement se glorifier de ses actes d’infidélité, de trahison. De même, nul ne doit désespérer ni perdre courage quand les choses vont mal.

RÉDACTION : Je comprends, mais, d’habitude tout homme, à certaines époques de sa vie, est appelé à traverser des moments difficiles, des situations d’échec, n’est-ce pas?

KAMI : Mais cela ne devrait pas le rendre esclave d’une amertume éternelle, d’un désespoir sans fin. Car ce « TEMPS » dont nous parlons est une autorité invisible qui organise la succession de toutes choses dans un ordre que l’homme ne peut contrôler. C’est pour cette raison que, personnellement, je crains et respecte le « TEMPS » plus que toute autre chose, plus que la bombe atomique ou la détérioration de la couche d’ozone, ou les virus d’Ebola et du VIH/SIDA.

RÉDACTION : C’est profond ! Pourriez-vous maintenant faire, à l’intention de nos lecteurs, une brève présentation commentée du contenu de ce nouvel album « UMWANYA » ?

KAMI : Merci. Toutes les chansons sont chantées en langue KIRUNDI.
– La 1ère chanson est intitulée « BURUNDI », dans laquelle je fais un éloge de mon pays natal.
– La 2ème chanson est « UMUGENZI » où je présente les bonnes qualités marquant un véritable ami.
– La 3ème chanson est « NI UVE MU MAHANGA ». J’invite mon amie expatriée à rentrer au pays pour que je partage avec elle les délices et les beautés de notre chère patrie.
– La 4ème chanson est « MBEGA NZOHINDUKA ? » (Suis-je condamné à changer de caractère aussi ?) dans laquelle je me pose cette question à moi-même, au vu de nombreuses gens qui, une fois bénies et ayant prospéré dans la vie, se croient supérieurs et tournent le dos aux autres, devenant des loups farouches.
– La 5ème chanson est « INGO DUTAMBE ». J’invite tout le monde à s’associer à moi pour danser aux rythmes de notre vraie musique burundaise.
– La 6ème chanson est « UMUDIHO W’IWACU » où je fais une démonstration de ce que sont réellement les véritables rythmes musicaux de mon pays, le Burundi. Ici je cite les noms de mes aînés qui m’ont précédé et ont chanté et développé notre musique, depuis le célèbre joueur d’Umuduri, Emmanuel NKESHIMANA jusqu’à ce jour. A la fin j’exprime mon désir de pouvoir diffuser cette musique dans le monde entier.
– La 7ème chanson est « UMWANYA » qui a donné son nom à cet album. Le « TEMPS » révèle les secrets enfouis ; le « TEMPS » démonte et met à jour les équations sophistiquées derrière lesquelles les hommes se cachent.
– La 8ème chanson « URWARUKA TURASHOBOYE » dans laquelle je montre à la jeunesse que, grâce à l’énergie et aux connaissances qu’elle a acquises, elle est capable de bâtir un beau Burundi, un Burundi prospère.

RÉDACTION : C’est joli, ça, KAMI, Félicitations pour tout ce travail ! Nous espérons que les autres jeunes prendront votre modèle aussi. Alors, pour terminer, rappelons au public que le rendez-vous pour la présentation de l’album « UMWANYA » par Yves KAMI, est fixé au samedi 19 Août 2017 à 16 heures, au Centre Culturel de Gitega, communément appelé AMERICAN CORNER.

KAMI : Bienvenu à tous ! Ce sera gratuit.

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IGITERAMO C’AKARORUHORE CO GUSHIRA KU MUGARAGARO URUKURIKIRANE RUSHASHA RW’INDIRIMBO ZA YVES KAMI

Umuririmvyi Rurangiranwa w’Umudiho Ndundi,
YVES KAMI, Afashwe mu mugongo na
Institut de Musicologie de Gitega
Yabateguriye:

IGITERAMO C’AKARORUHORE CO GUSHIRA
KU MUGARAGARO URUKURIKIRANE RUSHASHA
RW’INDIRIMBO ZIWE YISE “UMWANYA”!
(Ngibi ivyo yaganiriye n’uruganda rw’Ishure Kaminuza
Y’Umuziki, INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA)

URUGANDA : Amahoro cane Yves KAMI. Turanezerewe cane kwumva aka gakuru keza kerekeye urukurikirane rwawe rushasha ugiye gushira ahabona mu giteramo wateguye. Mbega wobwira neza na neza abakunzi bawe hamwe n’abandi bakunda umuziki aho ivyo bizobera ?

KAMI : Amahoro cane. Nanje ndanezerewe kuba Ishure Kaminuza y’Umuziki, INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA yaremeye kumfata mu mugongo muri kino gikorwa. Iki giteramo kizoba ku musi wa gatandatu itariki 19 za kuno kwezi kw’umunani, kuva isaha cumi z’umuhingamo, harya mu Kigo Ndangakaranga citwa “American Corner”, mu gisagara ca Gitega. Nta giciro kizosabwa ku bazoza kubiraba. Ariko abifuza guterera ku bushake bwabo, bobikora.

URUGANDA: Ariko rero hano hari akabazo abavyumvise bariko barabazanya, bati, Mbega ni kuki KAMI yise urwo rukurikirane rushasha “UMWANYA”/ Yashatse kuvuga iki?

KAMI: Iyi album nayise “UMWANYA” ntumbereye kwerekana cane-cane ko “UMWANYA” ari ikintu gitinyitse.

URUGANDA: UMWANYA uratinyitse? Wobisobanura gute?

KAMI: Egome, vyumvirize nawe uheze umpinyuze. Hari igihe twifuza ko ibihe turimwo vyoramba, tugaca dusaba UMWANYA ngo ube ubuziraherezo. Hakaba n’igihe twifuza ko ivyo turimwo vyohera ningoga, ariko UMWANYA ugaca wiyankira. UMWANYA rero uza werekana Alufa na Omega y’ikintu ico ari co cose.

URUGANDA: Ni ukuvuga “Intango n’iherezo” y’ikintu ico ari co cose.

KAMI: Ni vyo! Vyongeye, UMWANYA utwereka ko ata woja hejuru y’abandi canke ngo ahemuke hanyuma aheze ashire akaguru mw’ikoma, yiraramire. Ni nk’uko ata wobabara abonye ivyiwe bimeze nabi, ata kigenda.

URUGANDA: Ariko, mu bisanzwe, ivyo vyose vyama bishikira abantu bose mu kubaho kwabo, ugasanga bategerezwa guca mu bibababaza, si ko none?

KAMI: Ni ko biri, ariko si ko vyari bikwiye kumera. Burya “UMWANYA urashira ibintu ku rutonde. Mbega wari uzi ko « Umwanya wamanye n’Imana kuva aho hambere ? ». Ni co gituma kubwanje ndawutinya, nkawubaha. Usumba ivyitwa ko bitinyitse vyose, nka ya ma bombe bita « atomique », canke itabagurika ry’igisenge gikinga imishwarara, canke za virusi ziteye ubwoba za Ebola na Sida.

URUGANDA : bwa bundi ibintu birakomeye vy’ukuri ! None, mwocira ku mayange abakunzi b’umuziki mukora, bakamenya indirimbo zizoba zigize urwo rukurikirane rushasha ?

KAMI : Ego cane.
– Ururirimbo rwa 1 rwitwa BURUNDI, aho mpayagiza igihugu canje c’amavukiro.
– Urwa 2 rwitwa UMUGENZI, rukerekana umugenzi w’ukuri uko amera.
– Urwa 3 rwitwa NI UVE MU MAHANGA. Kukaba nka ko, ntawutamira ngo amire umukunzi wiwe ari hanze. Nifuza nanje ko umukunzi wanje ari hanze yogaruka, kugira nongere ndamutembereze mu bibanza vyiza vy’iratiro dufise mu gihugu cacu.
– Urwa 4 rwitwa MBEGA NZOHINDUKA ? Ico ni ikibazo niha ubwanje, aho nibaza ko nzohinduka ninamara gushika iyo nifuza gushika, kuko nama mbona umuntu yahawe n’Imana, agaca yigira umuhinga, ugasanga mbere yarahindutse umutima akaba igikoko.
– Urwa 5 rwitwa INGO DUTAMBE, aho nsaba ko twofatanya mu gutamba umudiho wacu.
– Urwa 6 rwitwa UMUDIHO W’I WACU, aho nerekana icarico umudiho wacu aha Burundi, nkerekana uwo ari wo, nkavuga n’abaririmvyi bawukoze guhera kuri wa mucuraranzi rurangiranwa w’umuduri, NKESHIMANA Emmanuel, gushika ubu. Nkaca mvuga ko mfise indoto yo kuzowukwiragiza kw’isi yose mu migabane y’isi yose.
– Urwa 7 rwitwa UMWANYA. Aha mvuga ko ikintu ca mbere co gutinya kuri iyi si ari Umwanya…Ni wo werekana intango n’iherezo y’ikintu cose kandi ni wo werekana n’ibihishijwe. Ni wo uhinyuza amahinyu ahinyitse…
– Urwa 8 rwitwa URWARUKA TURASHOBOYE, aho mvuga ko inguvu zacu twebwe Urwaruka zikomeye cane, kandi ko tuzikoresheje neza zotuma Igihugu cacu gihinduka kigatera imbere cane dushize hamwe inguvu n’ubumenyi twahawe.

URUGANDA : Eka ni igitangaza, KAMI, ingabirano ikomeye nk’iyo ntiyahawe bose. Turizeye ko urundi rwaruka ruzokwigirako vyinshi. Abakunzi mwese b’umuziki ndundi ukorwa n’umuririmvyi Yves KAMI, mwibuke ko isango ari ku mus iwa gatandatu, itariki 19, guhera isaha icumi z’umuhingamo, harya mu Kigo Ndangakaranga « American corner’ i Gitega.

Twandikire canke utwakure :
INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA
B.P. 197 Gitega
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Email-1 : musicologygitega@gmail.com
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YVES KAMI, Grand Talent-Espoir Pour l’Avenir de la Musique Burundaise

A la Découverte d’YVES KAMI, Grand Talent-Espoir
Pour l’Avenir de la Musique Burundaise
Photo: Yves KAMIKIWE (tenant sa guitare)
avec son groupe Lors de la célébration de la
« Journée Internationale du Jazz »
à Gitega, le 30 Avril 2017, supervisée par
Mgr. Dr Justin Baransananikiye, Directeur de
l’Institut de Musicologie de Gitega.

Dans le but de faire connaître au public cet artiste Yves KAMIKIWE, au talent exceptionnel qui rappelle l’époque du grand Canjo Amissi, la rédaction de l’Institut de Musicologie de Gitega est allée à sa rencontre cette semaine peu avant la « Fête de la Musique, 21 Juin 2017».

RÉDACTION : Yves KAMI, pourriez-vous vous présenter brièvement ?

Yves KAMI : Je suis artiste auteur/compositeur/interprète Burundais travaillant à développer un style tradi-moderne tiré des racines des rythmes des tambours burundais… KAMI, diminutif de KAMIKIWE signifie littéralement ‘SA CONSCIENCE’. Je suis né à Muyebe en Commune Kayokwe, Province Mwaro, le 02/02/1987. Je commence à chanter à l’école du dimanche à l’Eglise Méthodiste Libre de Muyebe dès l’âge de 6 ans où je débute mes études primaires. Aîné d’une famille de 4 enfants je deviens orphelin de père l’année suivante durant la guerre civile de 1993. Ce coup terrible m’affecte profondément et me pousse à réfléchir sur mon avenir et je me mets à apprendre à jouer de la guitare.

RÉDACTION : Apparemment, les gens vous ont connu comme un garçon très doué, passionné de la musique et pourvu de talents exceptionnels qui vous ont fait émerger assez tôt, n’est-ce pas ?

Yves KAMI : Effectivement. Dès l’année 2000, à l’âge de 13 ans seulement, je maîtrisais déjà la guitare et j’ai interprété la chanson ‘CIRA UBWO BUROZI’ d’Apollinaire à l’occasion d’une journée culturelle au Lycée de Muyebe. Et c’était parti comme vous le dites !

RÉDACTION : Pouviez-vous déjà composer vos propres chansons à cette époque ?

Yves KAMI : Absolument. Non seulement je composais des mélodies, mais j’étais également auteur des paroles de mes chansons qui portaient des messages de pacification.

RÉDACTION : Et, il semble que vous ne quittiez jamais votre guitare !

Yves KAMI : Exactement. Alors que mes condisciples et amis adoraient le foot ou s’adonnaient à d’autres jeux, j’étais, quant à  moi, toujours collé à ma guitare tant à l’église qu’ailleurs en composant des chansons appelant a la paix.

RÉDACTION : Pourquoi ce thème vous a-t-il tant intéressé ?

Yves KAMI : Mon pays et mon peuple en avaient tant besoin après les tristes événements de 1993. La paix et la réconciliation étaient devenues mon rêve.

RÉDACTION : Et quand vous embrassez l’enseignement secondaire, comment avez-vous évolué dans le domaine musical ?

Yves KAMI : En 2004, je suis orienté au lycée de MUSINZIRA (ex Athénée MWAMI MWAMBUTSA IV) à Gitega et ce sera une bonne opportunité pour élargir mes horizons en connaissances musicales.

RÉDACTION : De quelle manière ?

Yves KAMI : A Gitega, je commence à croiser plusieurs musiciens/chanteurs, entre autres feu Bosco du groupe ‘Peace and Love’ qui m’emmenait souvent assister à leurs répétitions à Mushasha… J’ai eu également la chance de faire connaissance avec des artistes d’autres groupes existant à l’époque, notamment ‘BBR’, ‘Lion Story’, ‘Prophets Voice’ et des musiciens comme Bravo et Foa.

RÉDACTION : Et ils ont enrichi votre expérience tout en attisant votre vision de devenir ce que vous êtes finalement aujourd’hui !

Yves KAMI : Sans aucun doute. En 2008, effectivement, je chante ma première chanson ‘TWIHOZE IVYABAYE’ qui m’ouvre les horizons et les portes du monde musical de Bujumbura ou l’on commençait à me découvrir à m’inviter à des événements musicaux comme les Festivals ‘AMAHORO’ et ‘INANGA’ etc.

RÉDACTION : C’est vrai alors, KAMI, l’artiste talentueux en émergence que vous étiez a certainement gagné un ou des prix. Lesquels, par exemple ?

Yves KAMI : En 2009, je suis primé par le Ministre de la jeunesse, des Sports et de la Culture, Jean Jacques NYENIMIGABO, pour la chanson ‘HAGURUKA’ qui est produite et diffusée parmi les 5 meilleures chansons du ‘Concours pour la consolidation de la paix’, et à maintes reprises j’ai été primé meilleur chanteur compositeur.
En 2014 j’ai présenté une chanson qui a été retenue comme indicatif d’une émission radiodiffusée de ‘Trade Mark East Africa’ intitulée ‘UMUHORA RUSANGI’. La même année je reçois, de la part de ‘NEW GENERATION’, le prix de la meilleure chanson lors d’une campagne que cette ONG locale avait nommée ‘URWARUKA TURASHOBOYE’. J’ai aussi composé et chanté ‘UBURIMYI’ que PAIOSA a utilisé dans la sensibilisation à l’agriculture sans oublier l’indicatif du feuilleton ‘KIRA MAMA’ souvent radiodiffusé.

En 2015 KAMI reçois un prix de la part de ISANGANIRO et CPAJ pour la meilleure chanson dans le concours ‘RWARUKA DUTORE MU MAHORO’ avec l’appui de l’Union Européenne.

RÉDACTION : Félicitations, KAMI ! Et vous comptez déjà combien d’albums à votre actif ?

Yves KAMI : Jusqu’en 2013, j’avais déjà enregistré un album avec 6 chansons parmi lesquelles la célèbre ‘SAMANDARI’ qui a donné son nom à l’Album. Actuellement, je me prépare au lancement officiel de mon deuxième Album sous le titre ‘UMWANYA’ pour enfin participer, si possible, dans des festivals internationaux imminents.

RÉDACTION : Avez-vous jamais envisagé de servir la jeunesse burundaise qui a tant besoin d’être encadrée et initiée à la musique ?

Yves KAMI : Bien sûr. En 2015 j’ai dispensé des formations en musique aux enfants encadrés par WAR CHILD HOLLANDE à CIBITOKE. J’ai fait la même chose en 2016 à Gitega avec les enfants encadrés par WORLD VISION BURUNDI.

RÉDACTION : Merci beaucoup Yves KAMI. Nul ne peut nier que vous êtes en train d’atteindre la maturité professionnelle en tant qu’auteur/compositeur/interprète burundais qui portera bientôt très haut notre musique sur les podiums internationaux. Nous parlerons en détail de vos chansons dans d’autres articles. L’Institut de musicologie de Gitega vous souhaite pleins succès.
Au public qui découvre Yves KAMI pour la première fois, nous aimerions mentionner que ce jeune artiste a fait la faculté de Droit à l’Université du Burundi où il a publiquement défendu son travail de fin d’études universitaires sous le titre « LE RÉGIME SUCCESSORAL EN MATIÈRE DE DROITS D’AUTEUR AU BURUNDI ».

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L’Institut de Musicologie de Gitega désigné pour organiser « LA JOURNEE INTERNATIONALE DU JAZZ » le 30 Avril 2017 à Bujumbura

(Photo en Affiche : Le Guitariste Magloire, alias Buddy, et son Compagnon Tanga, Têtes de file de la Musique JAZZ au Burundi)

Sous le thème « LE JAZZ NOUS UNIT », l’Institut de Musicologie de Gitega, Burundi, vient d’être désigné par l’UNESCO pour organiser le 30 Avril 2017 à Bujumbura, la JOURNEE INTERNATIONALE DU JAZZ. Notre rédaction s’entretient à ce propos avec le Directeur de cet Institut.   #

REDACTION : Félicitations, Mgr. Dr. Justin Baransananikiye, Président et Directeur de l’Institut de Musicologie de Gitega. C’est pour la première fois que l’Institution que vous dirigez se voit honoré à l’échelon international, spécialement à travers un programme mondial unique en son genre qu’est la célébration de la JOURNEE INTERNATIONALE DU JAZZ. Comment y êtes-vous arrivés et de quoi s’agit-il au juste ?

Mgr. Dr.JUSTIN : Merci. Nous n’avons rien fait de spécial. Le 13 Février dernier nous avons été contactés par le bureau du Siège international de l’UNESCO à Paris, France qui invitait l’Institut de Musicologie de Gitega à se joindre, pour le compte du Burundi, au programme mondial de célébration de la JOURNEE INTERNATIONALE DU JAZZ prévue le 30 Avril prochain. Nous avons accepté et avons également lancé l’annonce de notre projet sur le site de l’UNESCO.

REDACTION : Quelles activités avez-vous programmées pour cette célébration ?

Mgr.Dr.JUSTIN : Il y aura d’abord un exposé sur l’Histoire du Jazz appuyé par une projection de vidéos. Ensuite suivra la finale du Concours de Jazz auquel participeront des groupes musicaux du Burundi. Et, enfin viendra une animation musicale avec divers genres  internationaux et des danses de toutes sortes auxquelles le public sera invité à se joindre.

REDACTION : Intéressant, ça alors ! Pourriiez-vous nous parler un peu de la manière dont cette JOURNEE INTERNATIONALE DU JAZZ a vu le jour ?

Mgr. Dr.JUSTIN : Oui. Premièrement, en Novembre 2011 l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) a officiellement déclaré le 30 Avril comme Journée Internationale du Jazz afin de couronner le Jazz et son rôle diplomatique dans l’unification des peuples aux quatre coins du monde. Grâce aux efforts communs, la Journée Internationale du Jazz est devenue une date mémorable où, chaque année, le Jazz est célébré universellement, rassemblant des gens de tous âges, de toutes provenances et de nationalités variées dans 195 pays. La Journée Internationale du Jazz est dirigée par Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, assistée par le légendaire pianiste et compositeur de Jazz, Herbie Hancock, servant comme ambassadeur du Dialogue interculturel et président de Thelonious Monk Institute of Jazz. Cet Institut est l’Organisation sans but lucratif dirigeante chargée du programme, de la promotion et de la production de cette célébration mondiale. Par la suite, en décembre 2012, l’Assemblée générale des Nations Unies a officiellement adopté la décision de l’UNESCO de proclamer la journée du 30 Avril comme Journée Internationale du Jazz. Les Nations Unies ont alors demandé à tous les Etats membres de participer activement dans la célébration de cette journée afin de développer et d’ouvrir une large voie aux échanges interculturels et à la compréhension entre les cultures dans le but de bâtir la compréhension mutuelle et la tolérance. La date du 30 Avril déclarée Journée Internationale du Jazz est reconnue sur les calendriers officiels des Nations Unies et de l’UNESCO.

REDACTION : Merci. D’autres détails seront publiés dans nos prochains articles.

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Vers la Création du PREMIER CENTRE DE MUSICOTHERAPIE AU BURUNDI

L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA en collaboration avec ses partenaires se prépare et s’organise en vue de la création en 2017 du PREMIER CENTRE DE MUSICOTHERAPIE AU BURUNDI qui sera attaché à cet Etablissement. A cet effet, dix (10) futurs cadres responsables qui travailleront au sein de cette structure sont en cours de formation, d’abord en Musique et Musicologie, jusqu’au niveau de la licence à l’Institut de Musicologie de Gitega, après quoi certains d’entre eux pourront suivre une haute formation en « MASTER EN MUSICOTHERAPIE » à l’étranger.

Le public burundais, peu informé sur le domaine et le fonctionnement de la MUSICOTHERAPIE a, nous le savons bien, besoin de savoir d’avance de quoi il s’agit au juste. Notre rédaction s’est entretenue à ce propos avec Monseigneur Justin BARANSANANIKIYE, Directeur de l’Institut de Musicologie de Gitega et initiateur du Projet « CENTRE DE MUSICOTHERAPIE DU BURUNDI ».

REDACTION : Mgr. Justin Baransananikiye, vous êtes l’initiateur du Projet « CENTRE DE MUSICOTHERAPIE DU BURUNDI ». Pourriez-vous définir à nos lecteurs ce qu’est la MUSICOTHERAPIE ?
Mgr. JUSTIN : Scientifiquement et pratiquement, plusieurs définitions (toutes concordantes cependant) lui sont données :
– le terme « musicothérapie » ne signifie pas « soigner par la musique », car cette discipline n’a pas pour objectif de soigner, mais d’aider et d’accompagner les malades au cours d’un traitement. En effet, bien employée, la musique favorise le développement sensoriel, régénère les émotions et joue un rôle dans la socialisation du malade.

– La musicothérapie est une des composantes de l’art-thérapie. Elle consiste en une utilisation judicieuse de la musique comme outil thérapeutique de base, pour rétablir, maintenir ou améliorer la santé mentale, physique et émotionnelle d’une personne. (www.musicotherapie.org) , etc.

REDACTION : Pourquoi avez-vous eu l’idée de lancer ce Projet combien louable ici au Burundi ?

Mgr. JUSTIN : Parce que le champ de son intervention y est immense, et surtout parce que les Psychiatres, les Psychanalystes et psychothérapeutes n’ont pas où référer leurs patients quand ils doivent leur prescrire un appui curatif complémentaire par la Musicothérapie. Des centaines d’enfants et de jeunes surtout présentant des pathologies mentales sont laissés au hasard du sort alors qu’un appui par la MUSICOTHERAPIE pourrait les aider. Nous y avons également pensé parce que nous sommes la seule institution au Burundi dispensant une formation en Musique et Musicologie de niveau universitaire, ouvrant la porte vers une haute spécialisation à la « Maîtrise en Musicothérapie ».

REDACTION : Alors, vous êtes à l’étape de préparation et de formation intenses des futurs cadres pour ce CENTRE DE MUSICOTHERAPIE. Pourrions-nous savoir sur quoi porte le cursus ?

Mgr. JUSTIN : La formation que nous donnons en tant qu’Institut de Musicologie vise d’abord à inculquer à nos candidats toutes les connaissances sur la SCIENCE MUSICALE proprement dite. Le cursus s’étend sur trois années d’études conduisant à l’obtention de la LICENCE EN MUSIQUE ET MUSICOLOGIE. Je demanderais à nos lecteurs de bien vouloir consulter l’article y relatif sur ce même site sous le titre « LICENCE EN MUSIQUE A L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA »

REDACTION : Si l’on comprend bien, le CENTRE DE MUSICOTHERAPIE que vous projetez de créer fonctionnera comme une sorte de clinique de Musicothérapie, n’est-ce pas ?

Mgr. JUSTIN : Vous l’avez compris. Il aura des Musicothérapeutes spécialisés qui travailleront de pair avec des spécialistes psychanalystes, psychiatres et psychothérapeutes déjà établis dans le pays. En effet, comme partout ailleurs dans le monde, seuls des musiciens confirmés ayant une certaine maturité et des connaissances en psychologie peuvent aborder un tel travail.

REDACTION : Apparemment, vu les besoins dans le pays, un seul centre ne suffira pas !

Mgr. JUSTIN : Nous en sommes conscients. Progressivement nous songerons à créer plusieurs centres de ce genre, mais il faudra que des étudiants viennent d’abord suivre la formation à la « Licence en Musique » à l’Institut de Musicologie de Gitega et se préparer comme candidats à aller poursuivre le « MASTER EN MUSICOTHERAPIE » à l’étranger.

REDACTION : Il y aurait certainement d’autres personnes physiques ou morales qui seraient intéressées à s’associer à ce projet et à y investir. Seraient-elles les bienvenus ?

Mgr. JUSTIN : Absolument. Nous sommes ouverts à tout partenariat éventuel pour conduire ce Projet à la réussite.

REDACTION : Pourquoi avez-vous demandé que la photo en affiche présente des enfants ?

Mgr. JUSTIN : Je l’ai déjà dit : la plus grande partie de ceux qui ont besoin d’être assistés par un CENTRE DE MUSICOTHERAPIE dans notre pays sont les nombreux enfants et jeunes adolescents traumatisés et désorientés suite à divers événements qu’a connu le Burundi depuis un certain nombre d’années. Plusieurs ont choisi la voie de la délinquance, de la toxicomanie, et abandonnent tout simplement l’école parce qu’ils se sentent débordés par les problèmes de la vie. La MUSICOTHERAPIE pourrait aider beaucoup à les rétablir correctement dans la société. Mais il nous faut des spécialistes dans ce domaine.

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RETROUVAILLES : NGABO Léonce et Mgr. Justin BARANSANANIKIYE, Une même vision sur l’avenir de la MUSIQUE BURUNDAISE.

RETROUVAILLES :
NGABO Léonce et Mgr. Justin BARANSANANIKIYE,
Une même vision sur l’avenir de la
MUSIQUE BURUNDAISE.

(En affiche : NGABO Léonce avec Mgr. Justin BARANSANANIKIYE
A L’hôtel ACCOLADE de Gitega)

Dans toutes les cultures africaines en général, quand les vieux sages se rencontrent, c’est toujours pour deux raisons essentielles : éclairer la jeune génération sur des questions de la vie ou donner à la société une (des) solution(s) à de quelconques difficultés insurmontables ou qui posent polémique. Ces rôles combien importants, NGABO Léonce, aîné des artistes-musiciens burundais modernes sur la scène musicale où il remporte le tout premier trophée musical baptisé ‘Pirogue d’or de la Chanson 1973’, l’a très bien compris, et il le poursuit avec passion voulant le remplir en patriote fidèle même à l’âge avancé. Il compte à son palmarès de grands hits que les mélomanes burundais ont tellement aimés, notamment, « Sagamba Burundi, Longtemps, Ehe mwana wa mama, quel salaud beau-père, Mwana umwe nta mwana, Simoni yananiye, Nzomuha ico ashaka, Mutima uruta umutumba, Wa wundi ni umugabo, etc. »

Justin Baransananikiye, était bel et bien ensemble avec Ngabo Léonce au sein du Premier Orchestre national du Burundi lors de sa première sortie officielle le 1er Juillet 1977, il y a de cela 39 ans. Auteur-compositeur et interprète de « Incuti irahumuriza, Mpaye Umukenyezi, Urukundo ni intagerwa, Ngira mpere udusiga, Si we yakwanse », Mgr. Justin considère cette rencontre avec son confrère de métier Léonce comme une nouvelle lueur d’espoir pour LA RENAISSANCE DE LEUR VISION COMMUNE DE PROMOTION DE LA VRAIE MUSIQUE BURUNDAISE, ORIGINALE, BELLE ET SAVOUREUSE, qu’il faut à tout prix replanter dans les cœurs de la nouvelle génération des musiciens Burundais qui apparemment ont perdu toute orientation dans la poursuite de cet objectif.

A l’hôtel Accolade de Gitega, les deux vieux géants de la Musique Burundaise moderne se rencontrent le vendredi 8 Avril 2016, l’un, Ngabo Léonce, devenu Président-Directeur du FESTICAB et première figure du cinéma burundais, et l’autre, Justin Baransananikiye, devenu Evêque et Directeur de l’Institut de Musicologie de Gitega. Leur conversation tourne sans aucun doute autour du souci qu’ils partagent de redonner à la Musique Burundaise son sens premier de représenter notre art national traditionnel au sein de la mosaïque des musiques du monde.

La première question qui anime leurs débats porte sur le triste constat qu’ils font de la dispersion actuelle des talents musicaux burundais. La nouvelle génération de nos musiciens n’est pas unie autour d’une cause artistique commune comme nous l’étions à notre époque dans les années 70, soulignent-ils amèrement. Aujourd’hui, l’on chante pour ses intérêts personnels, pour son propre succès, pour des objectifs banals n’élevant point l’art musical de notre pays. Chacun s’aventure de façon solitaire de son côté ; nul ne consulte l’autre pour un échange de vision ; il n’y a qu’une ruée folle derrière l’argent et les profits personnels. Le désordre est général en matière de création musicale et l’absence d’une vision partagée par tous les artistes fait tourner notre musique dans un cercle vicieux, allant jusqu’à la transformer en une sorte de labyrinthe sans issue. Quoique vieux, nous sommes encore en mesure d’aider le secteur de la Musique de notre pays à reprendre son bon chemin, concluent-ils.

Se fixant les yeux profondément, NGABO Léonce et Mgr. Justin Baransananikiye s’accordent sur une première initiative à entreprendre (bien que les moyens fassent encore défaut) : VOLER LE PLUS TOT POSSIBLE AU SECOURS DE L’AMICALE DES MUSICIENS DU BURUNDI (A.M.B). « Nous devons tout faire pour soutenir et épauler l’action et le travail de Bruno Simbavimbere (alias Memba), le président actuel de l’Amicale », ajoutent-ils. Pourquoi ? Parce que NGABO Léonce est le Créateur et le Fondateur (en 1986) de cette première grande plateforme artistique au profit des musiciens burundais. Bien qu’il soit actuellement déjà entièrement engagé dans le cinéma, cette vision est toujours vivante et présente dans son cœur et il y tient encore comme au premier jour. Ce n’est pas tout.

Mgr. Justin Baransananikiye, technocrate qui a pu bénéficier d’une haute formation en Musique et Musicologie, se dispose quant à lui à œuvrer main dans la main avec NGABO Léonce pour organiser en faveur des musiciens burundais membres de l’Amicale, de nombreuses sessions de formation chaque année dans divers domaines touchant leur profession. Des appels seront lancés en direction de tous les partenaires nationaux et internationaux pouvant d’une manière ou d’une autre soutenir des projets qui seront conçus dans ce sens. (à suivre).

« L’avenir de la Musique Burundaise est un souci qui doit nous préoccuper tous ! »

(2e Partie) : IL Y A 20 ANS, Le Grand CANJO AMISSI NOUS QUITTAIT !

(2e Partie) : IL Y A 20 ANS, Le Grand CANJO AMISSI NOUS QUITTAIT !
(Une Interview avec Mgr. Justin Baransananikiye,
son plus proche Collaborateur à l’orchestre national)

EN AFFICHE: CANJO Amissi avec l’Orchestre AMABANO (1979), Les chanteuses: Chantal Niyibizi, Goreth Habonimana et Sylvana.

RÉDACTION : Dans notre deuxième partie consacrée au 20e anniversaire de la disparition du grand artiste Burundais CANJO Amissi, nous allons surtout tacher de savoir comment distinguer un CANJO de l’Orchestre National de celui de l’Orchestre AMABANO où il a poursuivi sa carrière. Mgr. Justin, pourriez-vous nous dire combien de temps exactement CANJO a passé à l’Orchestre National ?

Mgr. JUSTIN : CANJO est resté avec nous à l’Orchestre National depuis Septembre 1977 à Septembre 1978, soit une année seulement.

RÉDACTION : La génération actuelle qui n’a pas connu ses débuts dans la carrière musicale a du mal à distinguer un CANJO de l’Orchestre National et un CANJO de l’Orchestre AMABANO. Il y en a même qui confondent les deux orchestres.

Mgr. JUSTIN : Précision d’abord : l’Orchestre National du Burundi a été mis sur pied par le Département des Arts et de la culture au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture dès le début de l’année 1977. Comme je l’écris dans mon livre « De l’Inanga à la Guitare Classique-Une Histoire de la Naissance de la Musique Burundaise Moderne », l’Orchestre AMABANO, lui, organisé par la Voix de la Révolution du Burundi (nom de la Radiodiffusion nationale à cette époque) est né à partir du groupe ‘EXPLORERS’ de NIKIZA David qui est seulement arrivé au Burundi en Février 1978 sur invitation et sous le haut patronage à 100% d’Athanase Karayenga, alors Directeur général. La ligne de démarcation d’un CANJO de l’Orchestre national de celui de l’Orchestre AMABANO repose sur les chansons qu’il a produites séparément des deux côtés.

D’abord, avec l’Orchestre National : CANJO a enregistré « Ntacica nk’irungu », « Umugabo w’ukuri », « Garukira aho », « Wagiye hehe kiyago canje » ainsi qu’une autre belle chanson « Kaze bene mama, kaze, dusangire umunezero » qui a probablement disparu dans les archives de la Radio nationale. Dans toutes ces chansons, les voix entendues sont celles de : CANJO Amissi, l’auteur-compositeur-interprète secondé par les chœurs constitués de jeunes filles (Rose Twagirayezu, Chantal Niyibizi, Sidonie Nzeyimana et Goreth Habonimana) ainsi que celles d’Emmanuel Sindayigaya et Justin Baransananikiye. La complicité instrumentale est généralement signée : Canjo lui-même (à la guitare solo) Adolphe Bigirimana (à l’accompagnement), Magloire (alias Buddy) à la guitare basse, Aloys Ndahigeze, Evariste Niyonzima et Jacques Dutronc à la batterie et Justin Baransananikiye à l’orgue.

CANJO quitte l’Orchestre national vers fin Septembre 1978 avec comme destinée première la faculté des Lettres à l’Université du Burundi. C’est à ce moment qu’AFRICANOVA, qui venait de prendre la relève de David NIKIZA exclu de l’Orchestre AMABANO deux mois auparavant, entreprend les démarches de recrutement de CANJO en remplacement de ce dernier. CANJO était le seul musicien burundais capable de remplir valablement le vide laissé par NIKI Dave dans la mission que le groupe AMABANO allait entreprendre à Amsterdam (Hollande) pour ramener le trophée du Concours du MOULIN D’OR organisé par Radio Nederland la même année sous la supervision de MANU DIBANGO. Les AMABANO avaient déjà été proclamés gagnants de ce concours. CANJO m’a fait personnellement part de ce projet et je l’ai encouragé tout en lui souhaitant bonne chance. Voilà !

RÉDACTION : Et quelles sont les chansons que CANJO a enregistrées avec l’Orchestre AMABANO ?

Mgr. JUSTIN : J’allais justement y arriver. Mais avant d’en parler, j’aimerais livrer une autre information à nos lecteurs. Au retour d’Amsterdam, l’Orchestre AMABANO a recruté deux chanteuses de l’Orchestre national, à savoir, Chantal Niyibizi et Goreth Habonimana (respectivement à gauche et au centre sur la photo en affiche). C’est sûrement l’une des raisons pour lesquelles le public confond les chansons de CANJO à l’Orchestre national avec celles qu’il a chantées avec AMABANO parce les voix féminines entendues se ressemblent.

Alors, Avec l’Orchestre AMABANO, Canjo a produit « Ewe Burundi, ngira ndakuririmbe », « Mbega mukobwa ko ugenda vyanka », « Hora ihorere mama, hora mwiza wanje », « Reka nkuyage Muvyeyi », « Uzoza ryari ? », « Uri intore ku mutima » ainsi qu’une autre très belle chanson (la dernière de sa carrière) titrée « Ntukajane nyabahururu ». La chanson « Sokuru yari intwari » (avec laquelle CANJO a gagné les prix DECOUVERTES 81 de RFI et le PRIX CALAO) a été exécutée par lui seul en solo sur guitare sèche.

RÉDACTION : Et si l’on vous demandait quels grands souvenirs vous avez de CANJO, que répondriez-vous ?

Mgr. JUSTIN : Il était avant tout un ami et un frère que j’aimais tant. Plusieurs autres épisodes partagés dans notre vie privée (qui restent notre secret à deux), nous unissent éternellement. Je garde aussi de CANJO un triple souvenir de POETE ‘Kirundi’ incomparable jusqu’ à ce jour, de GUITARISTE emblématique dans la musique burundaise, et de véritable CHANTEUR-figure de l’homme ‘Mushingantahe’ Murundi, maître de son art de chant.

RÉDACTION : Et en conclusion ?

Mgr. JUSTIN : J’aimerais que le public apprenne aujourd’hui que c’est avec CANJO, David NIKIZA et Augustin NDIRABIKA que le projet de création de l’Institut de Musicologie de Gitega a été conçu et discuté pour la première fois, en 1978.

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