YVES KAMI, Grand Talent-Espoir Pour l’Avenir de la Musique Burundaise

A la Découverte d’YVES KAMI, Grand Talent-Espoir
Pour l’Avenir de la Musique Burundaise
Photo: Yves KAMIKIWE (tenant sa guitare)
avec son groupe Lors de la célébration de la
« Journée Internationale du Jazz »
à Gitega, le 30 Avril 2017, supervisée par
Mgr. Dr Justin Baransananikiye, Directeur de
l’Institut de Musicologie de Gitega.

Dans le but de faire connaître au public cet artiste Yves KAMIKIWE, au talent exceptionnel qui rappelle l’époque du grand Canjo Amissi, la rédaction de l’Institut de Musicologie de Gitega est allée à sa rencontre cette semaine peu avant la « Fête de la Musique, 21 Juin 2017».

RÉDACTION : Yves KAMI, pourriez-vous vous présenter brièvement ?

Yves KAMI : Je suis artiste auteur/compositeur/interprète Burundais travaillant à développer un style tradi-moderne tiré des racines des rythmes des tambours burundais… KAMI, diminutif de KAMIKIWE signifie littéralement ‘SA CONSCIENCE’. Je suis né à Muyebe en Commune Kayokwe, Province Mwaro, le 02/02/1987. Je commence à chanter à l’école du dimanche à l’Eglise Méthodiste Libre de Muyebe dès l’âge de 6 ans où je débute mes études primaires. Aîné d’une famille de 4 enfants je deviens orphelin de père l’année suivante durant la guerre civile de 1993. Ce coup terrible m’affecte profondément et me pousse à réfléchir sur mon avenir et je me mets à apprendre à jouer de la guitare.

RÉDACTION : Apparemment, les gens vous ont connu comme un garçon très doué, passionné de la musique et pourvu de talents exceptionnels qui vous ont fait émerger assez tôt, n’est-ce pas ?

Yves KAMI : Effectivement. Dès l’année 2000, à l’âge de 13 ans seulement, je maîtrisais déjà la guitare et j’ai interprété la chanson ‘CIRA UBWO BUROZI’ d’Apollinaire à l’occasion d’une journée culturelle au Lycée de Muyebe. Et c’était parti comme vous le dites !

RÉDACTION : Pouviez-vous déjà composer vos propres chansons à cette époque ?

Yves KAMI : Absolument. Non seulement je composais des mélodies, mais j’étais également auteur des paroles de mes chansons qui portaient des messages de pacification.

RÉDACTION : Et, il semble que vous ne quittiez jamais votre guitare !

Yves KAMI : Exactement. Alors que mes condisciples et amis adoraient le foot ou s’adonnaient à d’autres jeux, j’étais, quant à  moi, toujours collé à ma guitare tant à l’église qu’ailleurs en composant des chansons appelant a la paix.

RÉDACTION : Pourquoi ce thème vous a-t-il tant intéressé ?

Yves KAMI : Mon pays et mon peuple en avaient tant besoin après les tristes événements de 1993. La paix et la réconciliation étaient devenues mon rêve.

RÉDACTION : Et quand vous embrassez l’enseignement secondaire, comment avez-vous évolué dans le domaine musical ?

Yves KAMI : En 2004, je suis orienté au lycée de MUSINZIRA (ex Athénée MWAMI MWAMBUTSA IV) à Gitega et ce sera une bonne opportunité pour élargir mes horizons en connaissances musicales.

RÉDACTION : De quelle manière ?

Yves KAMI : A Gitega, je commence à croiser plusieurs musiciens/chanteurs, entre autres feu Bosco du groupe ‘Peace and Love’ qui m’emmenait souvent assister à leurs répétitions à Mushasha… J’ai eu également la chance de faire connaissance avec des artistes d’autres groupes existant à l’époque, notamment ‘BBR’, ‘Lion Story’, ‘Prophets Voice’ et des musiciens comme Bravo et Foa.

RÉDACTION : Et ils ont enrichi votre expérience tout en attisant votre vision de devenir ce que vous êtes finalement aujourd’hui !

Yves KAMI : Sans aucun doute. En 2008, effectivement, je chante ma première chanson ‘TWIHOZE IVYABAYE’ qui m’ouvre les horizons et les portes du monde musical de Bujumbura ou l’on commençait à me découvrir à m’inviter à des événements musicaux comme les Festivals ‘AMAHORO’ et ‘INANGA’ etc.

RÉDACTION : C’est vrai alors, KAMI, l’artiste talentueux en émergence que vous étiez a certainement gagné un ou des prix. Lesquels, par exemple ?

Yves KAMI : En 2009, je suis primé par le Ministre de la jeunesse, des Sports et de la Culture, Jean Jacques NYENIMIGABO, pour la chanson ‘HAGURUKA’ qui est produite et diffusée parmi les 5 meilleures chansons du ‘Concours pour la consolidation de la paix’, et à maintes reprises j’ai été primé meilleur chanteur compositeur.
En 2014 j’ai présenté une chanson qui a été retenue comme indicatif d’une émission radiodiffusée de ‘Trade Mark East Africa’ intitulée ‘UMUHORA RUSANGI’. La même année je reçois, de la part de ‘NEW GENERATION’, le prix de la meilleure chanson lors d’une campagne que cette ONG locale avait nommée ‘URWARUKA TURASHOBOYE’. J’ai aussi composé et chanté ‘UBURIMYI’ que PAIOSA a utilisé dans la sensibilisation à l’agriculture sans oublier l’indicatif du feuilleton ‘KIRA MAMA’ souvent radiodiffusé.

En 2015 KAMI reçois un prix de la part de ISANGANIRO et CPAJ pour la meilleure chanson dans le concours ‘RWARUKA DUTORE MU MAHORO’ avec l’appui de l’Union Européenne.

RÉDACTION : Félicitations, KAMI ! Et vous comptez déjà combien d’albums à votre actif ?

Yves KAMI : Jusqu’en 2013, j’avais déjà enregistré un album avec 6 chansons parmi lesquelles la célèbre ‘SAMANDARI’ qui a donné son nom à l’Album. Actuellement, je me prépare au lancement officiel de mon deuxième Album sous le titre ‘UMWANYA’ pour enfin participer, si possible, dans des festivals internationaux imminents.

RÉDACTION : Avez-vous jamais envisagé de servir la jeunesse burundaise qui a tant besoin d’être encadrée et initiée à la musique ?

Yves KAMI : Bien sûr. En 2015 j’ai dispensé des formations en musique aux enfants encadrés par WAR CHILD HOLLANDE à CIBITOKE. J’ai fait la même chose en 2016 à Gitega avec les enfants encadrés par WORLD VISION BURUNDI.

RÉDACTION : Merci beaucoup Yves KAMI. Nul ne peut nier que vous êtes en train d’atteindre la maturité professionnelle en tant qu’auteur/compositeur/interprète burundais qui portera bientôt très haut notre musique sur les podiums internationaux. Nous parlerons en détail de vos chansons dans d’autres articles. L’Institut de musicologie de Gitega vous souhaite pleins succès.
Au public qui découvre Yves KAMI pour la première fois, nous aimerions mentionner que ce jeune artiste a fait la faculté de Droit à l’Université du Burundi où il a publiquement défendu son travail de fin d’études universitaires sous le titre « LE RÉGIME SUCCESSORAL EN MATIÈRE DE DROITS D’AUTEUR AU BURUNDI ».

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L’Institut de Musicologie de Gitega désigné pour organiser « LA JOURNEE INTERNATIONALE DU JAZZ » le 30 Avril 2017 à Bujumbura

(Photo en Affiche : Le Guitariste Magloire, alias Buddy, et son Compagnon Tanga, Têtes de file de la Musique JAZZ au Burundi)

Sous le thème « LE JAZZ NOUS UNIT », l’Institut de Musicologie de Gitega, Burundi, vient d’être désigné par l’UNESCO pour organiser le 30 Avril 2017 à Bujumbura, la JOURNEE INTERNATIONALE DU JAZZ. Notre rédaction s’entretient à ce propos avec le Directeur de cet Institut.   #

REDACTION : Félicitations, Mgr. Dr. Justin Baransananikiye, Président et Directeur de l’Institut de Musicologie de Gitega. C’est pour la première fois que l’Institution que vous dirigez se voit honoré à l’échelon international, spécialement à travers un programme mondial unique en son genre qu’est la célébration de la JOURNEE INTERNATIONALE DU JAZZ. Comment y êtes-vous arrivés et de quoi s’agit-il au juste ?

Mgr. Dr.JUSTIN : Merci. Nous n’avons rien fait de spécial. Le 13 Février dernier nous avons été contactés par le bureau du Siège international de l’UNESCO à Paris, France qui invitait l’Institut de Musicologie de Gitega à se joindre, pour le compte du Burundi, au programme mondial de célébration de la JOURNEE INTERNATIONALE DU JAZZ prévue le 30 Avril prochain. Nous avons accepté et avons également lancé l’annonce de notre projet sur le site de l’UNESCO.

REDACTION : Quelles activités avez-vous programmées pour cette célébration ?

Mgr.Dr.JUSTIN : Il y aura d’abord un exposé sur l’Histoire du Jazz appuyé par une projection de vidéos. Ensuite suivra la finale du Concours de Jazz auquel participeront des groupes musicaux du Burundi. Et, enfin viendra une animation musicale avec divers genres  internationaux et des danses de toutes sortes auxquelles le public sera invité à se joindre.

REDACTION : Intéressant, ça alors ! Pourriiez-vous nous parler un peu de la manière dont cette JOURNEE INTERNATIONALE DU JAZZ a vu le jour ?

Mgr. Dr.JUSTIN : Oui. Premièrement, en Novembre 2011 l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) a officiellement déclaré le 30 Avril comme Journée Internationale du Jazz afin de couronner le Jazz et son rôle diplomatique dans l’unification des peuples aux quatre coins du monde. Grâce aux efforts communs, la Journée Internationale du Jazz est devenue une date mémorable où, chaque année, le Jazz est célébré universellement, rassemblant des gens de tous âges, de toutes provenances et de nationalités variées dans 195 pays. La Journée Internationale du Jazz est dirigée par Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, assistée par le légendaire pianiste et compositeur de Jazz, Herbie Hancock, servant comme ambassadeur du Dialogue interculturel et président de Thelonious Monk Institute of Jazz. Cet Institut est l’Organisation sans but lucratif dirigeante chargée du programme, de la promotion et de la production de cette célébration mondiale. Par la suite, en décembre 2012, l’Assemblée générale des Nations Unies a officiellement adopté la décision de l’UNESCO de proclamer la journée du 30 Avril comme Journée Internationale du Jazz. Les Nations Unies ont alors demandé à tous les Etats membres de participer activement dans la célébration de cette journée afin de développer et d’ouvrir une large voie aux échanges interculturels et à la compréhension entre les cultures dans le but de bâtir la compréhension mutuelle et la tolérance. La date du 30 Avril déclarée Journée Internationale du Jazz est reconnue sur les calendriers officiels des Nations Unies et de l’UNESCO.

REDACTION : Merci. D’autres détails seront publiés dans nos prochains articles.

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Vers la Création du PREMIER CENTRE DE MUSICOTHERAPIE AU BURUNDI

L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA en collaboration avec ses partenaires se prépare et s’organise en vue de la création en 2017 du PREMIER CENTRE DE MUSICOTHERAPIE AU BURUNDI qui sera attaché à cet Etablissement. A cet effet, dix (10) futurs cadres responsables qui travailleront au sein de cette structure sont en cours de formation, d’abord en Musique et Musicologie, jusqu’au niveau de la licence à l’Institut de Musicologie de Gitega, après quoi certains d’entre eux pourront suivre une haute formation en « MASTER EN MUSICOTHERAPIE » à l’étranger.

Le public burundais, peu informé sur le domaine et le fonctionnement de la MUSICOTHERAPIE a, nous le savons bien, besoin de savoir d’avance de quoi il s’agit au juste. Notre rédaction s’est entretenue à ce propos avec Monseigneur Justin BARANSANANIKIYE, Directeur de l’Institut de Musicologie de Gitega et initiateur du Projet « CENTRE DE MUSICOTHERAPIE DU BURUNDI ».

REDACTION : Mgr. Justin Baransananikiye, vous êtes l’initiateur du Projet « CENTRE DE MUSICOTHERAPIE DU BURUNDI ». Pourriez-vous définir à nos lecteurs ce qu’est la MUSICOTHERAPIE ?
Mgr. JUSTIN : Scientifiquement et pratiquement, plusieurs définitions (toutes concordantes cependant) lui sont données :
– le terme « musicothérapie » ne signifie pas « soigner par la musique », car cette discipline n’a pas pour objectif de soigner, mais d’aider et d’accompagner les malades au cours d’un traitement. En effet, bien employée, la musique favorise le développement sensoriel, régénère les émotions et joue un rôle dans la socialisation du malade.

– La musicothérapie est une des composantes de l’art-thérapie. Elle consiste en une utilisation judicieuse de la musique comme outil thérapeutique de base, pour rétablir, maintenir ou améliorer la santé mentale, physique et émotionnelle d’une personne. (www.musicotherapie.org) , etc.

REDACTION : Pourquoi avez-vous eu l’idée de lancer ce Projet combien louable ici au Burundi ?

Mgr. JUSTIN : Parce que le champ de son intervention y est immense, et surtout parce que les Psychiatres, les Psychanalystes et psychothérapeutes n’ont pas où référer leurs patients quand ils doivent leur prescrire un appui curatif complémentaire par la Musicothérapie. Des centaines d’enfants et de jeunes surtout présentant des pathologies mentales sont laissés au hasard du sort alors qu’un appui par la MUSICOTHERAPIE pourrait les aider. Nous y avons également pensé parce que nous sommes la seule institution au Burundi dispensant une formation en Musique et Musicologie de niveau universitaire, ouvrant la porte vers une haute spécialisation à la « Maîtrise en Musicothérapie ».

REDACTION : Alors, vous êtes à l’étape de préparation et de formation intenses des futurs cadres pour ce CENTRE DE MUSICOTHERAPIE. Pourrions-nous savoir sur quoi porte le cursus ?

Mgr. JUSTIN : La formation que nous donnons en tant qu’Institut de Musicologie vise d’abord à inculquer à nos candidats toutes les connaissances sur la SCIENCE MUSICALE proprement dite. Le cursus s’étend sur trois années d’études conduisant à l’obtention de la LICENCE EN MUSIQUE ET MUSICOLOGIE. Je demanderais à nos lecteurs de bien vouloir consulter l’article y relatif sur ce même site sous le titre « LICENCE EN MUSIQUE A L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA »

REDACTION : Si l’on comprend bien, le CENTRE DE MUSICOTHERAPIE que vous projetez de créer fonctionnera comme une sorte de clinique de Musicothérapie, n’est-ce pas ?

Mgr. JUSTIN : Vous l’avez compris. Il aura des Musicothérapeutes spécialisés qui travailleront de pair avec des spécialistes psychanalystes, psychiatres et psychothérapeutes déjà établis dans le pays. En effet, comme partout ailleurs dans le monde, seuls des musiciens confirmés ayant une certaine maturité et des connaissances en psychologie peuvent aborder un tel travail.

REDACTION : Apparemment, vu les besoins dans le pays, un seul centre ne suffira pas !

Mgr. JUSTIN : Nous en sommes conscients. Progressivement nous songerons à créer plusieurs centres de ce genre, mais il faudra que des étudiants viennent d’abord suivre la formation à la « Licence en Musique » à l’Institut de Musicologie de Gitega et se préparer comme candidats à aller poursuivre le « MASTER EN MUSICOTHERAPIE » à l’étranger.

REDACTION : Il y aurait certainement d’autres personnes physiques ou morales qui seraient intéressées à s’associer à ce projet et à y investir. Seraient-elles les bienvenus ?

Mgr. JUSTIN : Absolument. Nous sommes ouverts à tout partenariat éventuel pour conduire ce Projet à la réussite.

REDACTION : Pourquoi avez-vous demandé que la photo en affiche présente des enfants ?

Mgr. JUSTIN : Je l’ai déjà dit : la plus grande partie de ceux qui ont besoin d’être assistés par un CENTRE DE MUSICOTHERAPIE dans notre pays sont les nombreux enfants et jeunes adolescents traumatisés et désorientés suite à divers événements qu’a connu le Burundi depuis un certain nombre d’années. Plusieurs ont choisi la voie de la délinquance, de la toxicomanie, et abandonnent tout simplement l’école parce qu’ils se sentent débordés par les problèmes de la vie. La MUSICOTHERAPIE pourrait aider beaucoup à les rétablir correctement dans la société. Mais il nous faut des spécialistes dans ce domaine.

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RETROUVAILLES : NGABO Léonce et Mgr. Justin BARANSANANIKIYE, Une même vision sur l’avenir de la MUSIQUE BURUNDAISE.

RETROUVAILLES :
NGABO Léonce et Mgr. Justin BARANSANANIKIYE,
Une même vision sur l’avenir de la
MUSIQUE BURUNDAISE.

(En affiche : NGABO Léonce avec Mgr. Justin BARANSANANIKIYE
A L’hôtel ACCOLADE de Gitega)

Dans toutes les cultures africaines en général, quand les vieux sages se rencontrent, c’est toujours pour deux raisons essentielles : éclairer la jeune génération sur des questions de la vie ou donner à la société une (des) solution(s) à de quelconques difficultés insurmontables ou qui posent polémique. Ces rôles combien importants, NGABO Léonce, aîné des artistes-musiciens burundais modernes sur la scène musicale où il remporte le tout premier trophée musical baptisé ‘Pirogue d’or de la Chanson 1973’, l’a très bien compris, et il le poursuit avec passion voulant le remplir en patriote fidèle même à l’âge avancé. Il compte à son palmarès de grands hits que les mélomanes burundais ont tellement aimés, notamment, « Sagamba Burundi, Longtemps, Ehe mwana wa mama, quel salaud beau-père, Mwana umwe nta mwana, Simoni yananiye, Nzomuha ico ashaka, Mutima uruta umutumba, Wa wundi ni umugabo, etc. »

Justin Baransananikiye, était bel et bien ensemble avec Ngabo Léonce au sein du Premier Orchestre national du Burundi lors de sa première sortie officielle le 1er Juillet 1977, il y a de cela 39 ans. Auteur-compositeur et interprète de « Incuti irahumuriza, Mpaye Umukenyezi, Urukundo ni intagerwa, Ngira mpere udusiga, Si we yakwanse », Mgr. Justin considère cette rencontre avec son confrère de métier Léonce comme une nouvelle lueur d’espoir pour LA RENAISSANCE DE LEUR VISION COMMUNE DE PROMOTION DE LA VRAIE MUSIQUE BURUNDAISE, ORIGINALE, BELLE ET SAVOUREUSE, qu’il faut à tout prix replanter dans les cœurs de la nouvelle génération des musiciens Burundais qui apparemment ont perdu toute orientation dans la poursuite de cet objectif.

A l’hôtel Accolade de Gitega, les deux vieux géants de la Musique Burundaise moderne se rencontrent le vendredi 8 Avril 2016, l’un, Ngabo Léonce, devenu Président-Directeur du FESTICAB et première figure du cinéma burundais, et l’autre, Justin Baransananikiye, devenu Evêque et Directeur de l’Institut de Musicologie de Gitega. Leur conversation tourne sans aucun doute autour du souci qu’ils partagent de redonner à la Musique Burundaise son sens premier de représenter notre art national traditionnel au sein de la mosaïque des musiques du monde.

La première question qui anime leurs débats porte sur le triste constat qu’ils font de la dispersion actuelle des talents musicaux burundais. La nouvelle génération de nos musiciens n’est pas unie autour d’une cause artistique commune comme nous l’étions à notre époque dans les années 70, soulignent-ils amèrement. Aujourd’hui, l’on chante pour ses intérêts personnels, pour son propre succès, pour des objectifs banals n’élevant point l’art musical de notre pays. Chacun s’aventure de façon solitaire de son côté ; nul ne consulte l’autre pour un échange de vision ; il n’y a qu’une ruée folle derrière l’argent et les profits personnels. Le désordre est général en matière de création musicale et l’absence d’une vision partagée par tous les artistes fait tourner notre musique dans un cercle vicieux, allant jusqu’à la transformer en une sorte de labyrinthe sans issue. Quoique vieux, nous sommes encore en mesure d’aider le secteur de la Musique de notre pays à reprendre son bon chemin, concluent-ils.

Se fixant les yeux profondément, NGABO Léonce et Mgr. Justin Baransananikiye s’accordent sur une première initiative à entreprendre (bien que les moyens fassent encore défaut) : VOLER LE PLUS TOT POSSIBLE AU SECOURS DE L’AMICALE DES MUSICIENS DU BURUNDI (A.M.B). « Nous devons tout faire pour soutenir et épauler l’action et le travail de Bruno Simbavimbere (alias Memba), le président actuel de l’Amicale », ajoutent-ils. Pourquoi ? Parce que NGABO Léonce est le Créateur et le Fondateur (en 1986) de cette première grande plateforme artistique au profit des musiciens burundais. Bien qu’il soit actuellement déjà entièrement engagé dans le cinéma, cette vision est toujours vivante et présente dans son cœur et il y tient encore comme au premier jour. Ce n’est pas tout.

Mgr. Justin Baransananikiye, technocrate qui a pu bénéficier d’une haute formation en Musique et Musicologie, se dispose quant à lui à œuvrer main dans la main avec NGABO Léonce pour organiser en faveur des musiciens burundais membres de l’Amicale, de nombreuses sessions de formation chaque année dans divers domaines touchant leur profession. Des appels seront lancés en direction de tous les partenaires nationaux et internationaux pouvant d’une manière ou d’une autre soutenir des projets qui seront conçus dans ce sens. (à suivre).

« L’avenir de la Musique Burundaise est un souci qui doit nous préoccuper tous ! »

(2e Partie) : IL Y A 20 ANS, Le Grand CANJO AMISSI NOUS QUITTAIT !

(2e Partie) : IL Y A 20 ANS, Le Grand CANJO AMISSI NOUS QUITTAIT !
(Une Interview avec Mgr. Justin Baransananikiye,
son plus proche Collaborateur à l’orchestre national)

EN AFFICHE: CANJO Amissi avec l’Orchestre AMABANO (1979), Les chanteuses: Chantal Niyibizi, Goreth Habonimana et Sylvana.

RÉDACTION : Dans notre deuxième partie consacrée au 20e anniversaire de la disparition du grand artiste Burundais CANJO Amissi, nous allons surtout tacher de savoir comment distinguer un CANJO de l’Orchestre National de celui de l’Orchestre AMABANO où il a poursuivi sa carrière. Mgr. Justin, pourriez-vous nous dire combien de temps exactement CANJO a passé à l’Orchestre National ?

Mgr. JUSTIN : CANJO est resté avec nous à l’Orchestre National depuis Septembre 1977 à Septembre 1978, soit une année seulement.

RÉDACTION : La génération actuelle qui n’a pas connu ses débuts dans la carrière musicale a du mal à distinguer un CANJO de l’Orchestre National et un CANJO de l’Orchestre AMABANO. Il y en a même qui confondent les deux orchestres.

Mgr. JUSTIN : Précision d’abord : l’Orchestre National du Burundi a été mis sur pied par le Département des Arts et de la culture au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture dès le début de l’année 1977. Comme je l’écris dans mon livre « De l’Inanga à la Guitare Classique-Une Histoire de la Naissance de la Musique Burundaise Moderne », l’Orchestre AMABANO, lui, organisé par la Voix de la Révolution du Burundi (nom de la Radiodiffusion nationale à cette époque) est né à partir du groupe ‘EXPLORERS’ de NIKIZA David qui est seulement arrivé au Burundi en Février 1978 sur invitation et sous le haut patronage à 100% d’Athanase Karayenga, alors Directeur général. La ligne de démarcation d’un CANJO de l’Orchestre national de celui de l’Orchestre AMABANO repose sur les chansons qu’il a produites séparément des deux côtés.

D’abord, avec l’Orchestre National : CANJO a enregistré « Ntacica nk’irungu », « Umugabo w’ukuri », « Garukira aho », « Wagiye hehe kiyago canje » ainsi qu’une autre belle chanson « Kaze bene mama, kaze, dusangire umunezero » qui a probablement disparu dans les archives de la Radio nationale. Dans toutes ces chansons, les voix entendues sont celles de : CANJO Amissi, l’auteur-compositeur-interprète secondé par les chœurs constitués de jeunes filles (Rose Twagirayezu, Chantal Niyibizi, Sidonie Nzeyimana et Goreth Habonimana) ainsi que celles d’Emmanuel Sindayigaya et Justin Baransananikiye. La complicité instrumentale est généralement signée : Canjo lui-même (à la guitare solo) Adolphe Bigirimana (à l’accompagnement), Magloire (alias Buddy) à la guitare basse, Aloys Ndahigeze, Evariste Niyonzima et Jacques Dutronc à la batterie et Justin Baransananikiye à l’orgue.

CANJO quitte l’Orchestre national vers fin Septembre 1978 avec comme destinée première la faculté des Lettres à l’Université du Burundi. C’est à ce moment qu’AFRICANOVA, qui venait de prendre la relève de David NIKIZA exclu de l’Orchestre AMABANO deux mois auparavant, entreprend les démarches de recrutement de CANJO en remplacement de ce dernier. CANJO était le seul musicien burundais capable de remplir valablement le vide laissé par NIKI Dave dans la mission que le groupe AMABANO allait entreprendre à Amsterdam (Hollande) pour ramener le trophée du Concours du MOULIN D’OR organisé par Radio Nederland la même année sous la supervision de MANU DIBANGO. Les AMABANO avaient déjà été proclamés gagnants de ce concours. CANJO m’a fait personnellement part de ce projet et je l’ai encouragé tout en lui souhaitant bonne chance. Voilà !

RÉDACTION : Et quelles sont les chansons que CANJO a enregistrées avec l’Orchestre AMABANO ?

Mgr. JUSTIN : J’allais justement y arriver. Mais avant d’en parler, j’aimerais livrer une autre information à nos lecteurs. Au retour d’Amsterdam, l’Orchestre AMABANO a recruté deux chanteuses de l’Orchestre national, à savoir, Chantal Niyibizi et Goreth Habonimana (respectivement à gauche et au centre sur la photo en affiche). C’est sûrement l’une des raisons pour lesquelles le public confond les chansons de CANJO à l’Orchestre national avec celles qu’il a chantées avec AMABANO parce les voix féminines entendues se ressemblent.

Alors, Avec l’Orchestre AMABANO, Canjo a produit « Ewe Burundi, ngira ndakuririmbe », « Mbega mukobwa ko ugenda vyanka », « Hora ihorere mama, hora mwiza wanje », « Reka nkuyage Muvyeyi », « Uzoza ryari ? », « Uri intore ku mutima » ainsi qu’une autre très belle chanson (la dernière de sa carrière) titrée « Ntukajane nyabahururu ». La chanson « Sokuru yari intwari » (avec laquelle CANJO a gagné les prix DECOUVERTES 81 de RFI et le PRIX CALAO) a été exécutée par lui seul en solo sur guitare sèche.

RÉDACTION : Et si l’on vous demandait quels grands souvenirs vous avez de CANJO, que répondriez-vous ?

Mgr. JUSTIN : Il était avant tout un ami et un frère que j’aimais tant. Plusieurs autres épisodes partagés dans notre vie privée (qui restent notre secret à deux), nous unissent éternellement. Je garde aussi de CANJO un triple souvenir de POETE ‘Kirundi’ incomparable jusqu’ à ce jour, de GUITARISTE emblématique dans la musique burundaise, et de véritable CHANTEUR-figure de l’homme ‘Mushingantahe’ Murundi, maître de son art de chant.

RÉDACTION : Et en conclusion ?

Mgr. JUSTIN : J’aimerais que le public apprenne aujourd’hui que c’est avec CANJO, David NIKIZA et Augustin NDIRABIKA que le projet de création de l’Institut de Musicologie de Gitega a été conçu et discuté pour la première fois, en 1978.

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IL Y A 20 ANS : Le Grand CANJO AMISSI NOUS QUITTAIT !

IL Y A 20 ANS : Le Grand CANJO AMISSI NOUS QUITTAIT !
(Une Interview avec Mgr. Justin Baransananikiye,
son plus proche Collaborateur à l’orchestre national)

En hommage au grand artiste-musicien Burundais, CANJO AMISSI, disparu en 1996, l’Institut de Musicologie de Gitega consacre une série d’articles à sa mémoire au cours de cette semaine.

Le 6 Avril 1996 s’éteint CANJO AMISSI, l’une des grandes étoiles de la Musique burundaise moderne. Alors âgé de 39 ans seulement, le lauréat du CONCOURS NATIONAL DE LA CHANSON DU BURUNDI 1977, et également du Concours international DECOUVERTES 81 et du PRIX CALAO, venait de réaliser un fructueux parcours musical de 19 ans, successivement avec le premier Orchestre national du Burundi, ensuite avec l’Orchestre AMABANO de la Radiodiffusion nationale du Burundi. Notre rédaction a rencontré à cet effet Mgr. Justin Baransananikiye, ancien chef de l’Orchestre national, qui nous fait le récit des premiers pas de CANJO dans la carrière musicale.

RÉDACTION : Mgr. Justin Baransananikiye, vous avez dirigé le premier orchestre national du Burundi de 1977 à 1979, époque où justement la grande vedette burundaise, CANJO AMISSI, faisait ses premiers pas d’entrée sur la scène musicale par le biais de ce célèbre orchestre. Nos lecteurs aimeraient beaucoup connaître la genèse de sa carrière.

Mgr. JUSTIN : Effectivement, en Mai 1977, je venais d’être moi-même recruté comme musicien (joueur de claviers) à l’Orchestre national alors organisé sous les auspices du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture. J’étais nommé coordinateur du département des Arts et de la Culture et Chef de l’Orchestre national encore naissant ; nous préparions d’arrache-pied la première sortie publique de l’Orchestre qui devait avoir lieu de 1er Juillet 1977 au stade. Après cet événement, qui fut une grande réussite (voir photo en affiche prise dans les jardins du Palais du 1er Novembre après la réception officielle offerte par le Président Bagaza), le département de la Culture avait prévu la tenue du CONCOURS NATIONAL DE LA CHANSON DU BURUNDI à la fin de la deuxième semaine du mois de Juillet.

RÉDACTION : Jusque-là CANJO n’était pas encore connu apparemment, puisqu’on ne le voit même pas sur la photo de famille en affiche.

Mgr. JUSTIN : C’est ça. Il venait à peine d’obtenir son diplôme d’Ecole Normale au Lycée de Burengo à Ngozi au mois de Juin. Mais, ce jeune homme s’était déjà illustré auparavant comme grand guitariste-chanteur, ayant été repéré dans cette province de Ngozi par le Ministre de la Culture (Emile Mworoha) lors des premières tournées provinciales effectuées par le Président Bagaza qui venait de prendre le pouvoir seulement 7 mois avant (en Novembre 1976). Convaincues que c’était un élément de poids à recruter bientôt, les autorités du Ministère demandèrent à CANJO de venir déjà visiter l’orchestre national et de participer en même temps au CONCOURS NATIONAL DE LA CHANSON DU BURUNDI qui allait se tenir. Et, au cours du week-end de la deuxième semaine de Juillet 1977, tous les doutes furent dissipés après sa participation magistrale à l’événement (dans la salle du Collège du Saint-Esprit, actuel Campus Kiriri) avec son tout premier hit ‘NTACICA NK’IRUNGU’, acclamé et primé par un jury compétent constitué de Sylvestre Ntambutso (directeur du département), Marc Barengayabo (compositeur de l’hymne national) Ngabo Léonce (lauréat du concours PIROGUE D’OR 1973), Ndirabika Augustin (secrétaire aux affaires culturelles dans la Mairie de Bujumbura et Commissaire national aux Pionniers de la JRR), Ndenzako Michel (Chef de la Chorale de la cathédrale Regina Mundi), Mageregere Ignace (Organiste de ladite Cathédrale) et Justin Baransananikiye (ancien professeur de musique à l’école normale de Kibimba).

REDACTION : Et, comme vous relatez cette journée dans votre livre ‘De l’Inanga à la Guitare Classique’, ce fut pour CANJO un coup d’essai, mais un coup de maître, n’est-ce pas ?

Mgr. JUSTIN : Mais, oui, je décris les faits en ces termes : « Un jeune homme au regard timide, peu bavard, sans chevelure imposante mais au doigté parfait et impressionnant sur la guitare, fit l’événement en chantant une histoire tirée d’un conte d’anciennes épopées guerrières, qui lui valut une ovation qui rappelait le couronnement de Ngabo Léonce à ‘La Pirogue d’Or de la Chanson 1973’. Cette nouvelle révélation artistique n’était autre que Canjo Amissi que le jury prima dans la série des chants exécutés en solo avec son chant « Ntacica nk’irungu ».
Et à la sortie de la salle, Ndirabika Augustin déclara :
« Avec la naissance récente de l’Orchestre national, je pense personnellement qu’avec l’apport de cet artiste inhabituel qu’est Canjo Amissi, nous pourrons gagner la bataille de revalorisation de notre musique. »

RÉDACTION : Et CANJO fut immédiatement recruté comme musicien au sein de l’Orchestre national.

Mgr. JUSTIN : Non, pas immédiatement. En effet, après ce concours, nous devrions accueillir l’Orchestre IMPALA du Rwanda (qui était l’orchestre représentatif de ce pays à l’époque) et l’accompagner dans une longue tournée musicale à Bujumbura, à Gitega et à Ngozi. Ensuite, nous allions également accueillir la troupe du Ballet national de Roumanie qui venait visiter le Burundi au cours du mois suivant. CANJO fut finalement recruté au sein de l’Orchestre national au début du mois de Septembre 1977. Ainsi commença sa carrière musicale et sa chanson ‘NTACICA NK’IRUNGU’ fut enregistrée à la radio nationale dans la série des tous premiers titres du groupe, dont ‘Indege irahinda’, ‘Bakanibona’, Imvumero yawe ni yo ngomagoma, ‘Sha ya Rugamba’. CANJO AMISSI, un artiste amoureux de la guitare, un jeune homme au tempérament passionné et au regard doux, aux manières simples, mais d’une ardeur rapace sur sa guitare : voilà comment je l’ai rencontré et connu dès son entrée au sein de l’orchestre national !

(2) Apollinaire HABONIMANA, Un rêve devenu réalité pour un artiste Burundais : « La modernisation de la musique Gospel ».

(Avec l’aimable autorisation de Christian Nsavye,
Auteur de l’article sur Isanganiro.org)

Il a passé plus de vingt ans à louer le Seigneur, en chantant. Il a côtoyé des professionnels de la Gospel Music au Burundi et au-delà de nos frontières. Aujourd’hui, Apollinaire Habonimana se réjouit de ce que, grâce à son art moderne, sa musique préférée connaît un succès.
L’artiste du groupe « Shemeza Music » n’est pas d’hier. Déjà dans les années 1988-1989, il côtoyait des artistes Burundais préférés et de grands serviteurs de Dieu. Parmi eux, deux grands noms sont toujours gravés dans sa mémoire : David Ndaruhutse et David Nikiza, ce dernier connu habituellement sous le sobriquet de Nikdev.
Le premier était pasteur de l’Eglise Vivante qui a encadré spirituellement Apollinaire. Le second était chanteur, amateur du Gospel. « A chaque période des grandes vacances, se rappelle l’artiste, je demandais à ma mère de passer au moins certains jours chez Nikidev. Je me suis vite imprégné de sa musique, de son style en l’occurrence, qui m’a beaucoup influencé et permis de réaliser mon rêve : mettre en place un ministère de louange et d’adoration».
Détermination, connections et connaissances du chanteur ont participé dans la réalisation de son rêve. C’est en 1994 qu’il voyage en Angleterre où il a apprend la musique moderne avec de grands professeurs dans le domaine. Il atteindra finalement un niveau supérieur de connaissance de la musique aux côtés d’autres artistes africains.
Deux ans plus tard, il fonde le groupe « Shemeza Music ». Parallèlement, le chanteur Apollinaire sort un deuxième album. Tout ce qui est dedans, c’est Gospel. Toute la musique qu’on peut y entendre est faite de nouvelles techniques, avec des voix et thèmes de louange et d’adoration.
Cette période sera décisive pour Apollinaire : « La plupart, majoritairement des jeunes, ont bien accueilli ma musique. D’autres, surtout de génération plus lointaine, ont eu peur du changement, mais ont fini par comprendre, heureusement !». Et Apollinaire de s’en réjouir, parlant d’un triomphe dans sa carrière musicale.
Ainsi, le chanteur gospel se dit ravi qu’une nouvelle génération d’artistes ait pris la relève. Il évoque notamment les noms de Fortran, David, Doudou et Fabrice. Ce qu’il promet à ses fans, c’est de travailler dur dans les mois et années à venir pour, non seulement passer à l’échelon supérieur, mais aussi faire avancer la musique Gospel au Burundi, voire en terre étrangère.

AN INTERVIEW WITH THE FOUNDER AND CHIEF EDUCATION OFFICER AT « INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA » (Burundi)

A certain number of questions have been sent by our readers with the aim to know a little bit more about « INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA ». Therefore, our editor approached Bishop, Dr. Justin Baransananikiye, the head of this Institution and got the following information:

EDITOR: Bishop, Dr. Justin, you are the founder and Chief Education Officer at “Institut de Musicologie de Gitega”, which is the only Burundian institution specialized in teaching Music and conducting ethnomusicology researches, and also in promoting Burundian musicians. How did you come to imagine such a great project?

JUSTIN: It was a national pressing need and being a former high school music teacher and an experienced musician in the Burundi National Band with a higher education in Music, I simply felt it was my responsibility to respond to the situation and be ready to serve the Burundian youth.

EDITOR: Just for our readers to know: how is your training program organized?

JUSTIN: First, we offer a short duration music training courses for either one month, or two months or three months designed for developing various skills for singers and musical instruments players, etc. Twenty-two young musicians/singers from Gitega town have attended such courses in 2014.
Second, we offer a one year Music Medium Studies program designed for high school graduates planning to become future music teachers in Burundian high schools. Yet, ten (10) first graduates completed this level in September this year.
Third, beginning this October 2015, we opened a “Bachelor of Music” level which is attended by graduates from our Music Medium level.

EDITOR: You recently told this website about four important projects you plan for in 2016 including:
– “The First Burundi Golden Piano Competition”
– “The Festival of Burundi traditional music and songs”
– “Producing a music album from the famous Burundian Drums mixed with traditional dances rhythms and modern music”
– “Workshops to promote Burundian young female Composers and singers”.
Would you, please, provide more details on these events?

JUSTIN: Let me first say this: as you know, Burundi has not had any music events organized since April this year due to social tension in the capital Bujumbura while most of our famous musicians and singers fled the country. Consequently, these music events are planned as opportunities to bring together our artists again to compete in a spirit of reconciliation and brotherhood and unity rebuilding.
“The First Burundi Golden Piano Competition” is particularly focused on playing the piano and competitors are required to have a good knowledge in writing and reading and playing the music.

EDITOR: It looks totally different from all other music competitions we have had in Burundi in the past.

JUSTIN: Yes, of course. Our main purpose is to arouse a new generation of Burundian musicians with the knowledge of music writing and reading and playing.
“The Festival of Burundi Traditional music and songs” is especially aimed at selecting fifty (50) best traditional music and songs works that will be remixed and developed with western music styles (as rock, funk, jazz, soul, pop, etc) and launched in the WORLD MUSIC market. 180 traditional musicians from the 18 provinces of Burundi will participate. This event will also give the Burundian modern musicians an opportunity to re-discover the various traditional Burundian music styles on which they should direct their researches.

EDITOR: Don’t you find this will be a long process before reaching any concrete results?

JUSTIN: Not at all. We do have Burundian skilled and experienced musicians working inside and outside of the country who will be invited to come and work with international African and western musicians and arrangers in order to produce the first sounding sample albums of our original music and songs stepping in the WORLD MUSIC concerts. Other Burundian musicians will then follow this research path.

EDITOR: Wow! Is this project different from the other of “Producing a music album from the famous Burundian Drums mixed with traditional dances rhythms and modern music?”

JUSTIN: Yes. It is a separate project that focuses particularly on the Burundian worldwide-known drummers as an original music and rhythm source and heritage we want the whole world to discover and know deeply. This project requires some in-depth ethnomusicology research made. My new book “The Burundian Traditional Vocal and Instrumental Music” will also help.

EDITOR: What was your first book’s title?

JUSTIN: “De l’Inanga à la Guitare Classique – une Histoire de la Naissance de la Musique Burundaise Moderne”, written in French.

EDITOR: You are also planning for Training Workshops to promote Burundian Female Composers and Singers. Why?

JUSTIN: The Project is named: “Workshops to promote Burundian young female Composers and singers”. For your information, results from our researches this year have noticed that Burundi has got presently only 6% of Female musicians/singer really active in the music sector. Therefore, through this project, our “Institut de Musicologie de Gitega” wants:
– To promote an important number of new Burundian young female musicians/singers to enter the music sector as we will work to develop their music skills.
– To select twenty (20) best young Burundian female musicians/singers who will be supported to attend one yea music training at “Institut de Musicologie de Gitega”
– To sponsor the producing of a music album for the best ten (10) young Burundian female musicians/singers.

EDITOR: Wonderful! So, Burundi can expect to have many more young female musicians/singers invading our concert halls’ stages!
JUSTIN: Sure.

EDITOR: Now, Dr. Justin, your Music Institution, the only one existing and operating in Burundi, has such great projects which will certainly lift up and develop the music sector in this country within one-two years. Donors and Partners are certainly needed to help. Have you already made any contacts in this regard.
JUSTIN: Yes, but on a wide scale. We are just starting. I am deeply thankful to this website as the information will now be circulated on the five continents. Any donors and Partner interested can contact us at:
INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA
Registered No. 226.01/CAB/1405/DGCA/2013
P.O. Box 197 Gitega, Burundi
Tel : +257 79 877 097 ou +257 77 758 123
E-mail : baransajust@gmail.com
https://musicologygitega.wordpress.com

There are still other projects that we can share.

EDITOR: Finally, are you sure you can manage to conduct all these projects while Burundi is mentioned in the news as going through security problems?

JUSTIN: Please, Mr. Editor, tell your readers that “Institut de musicologie de Gitega” has never stopped teaching and delivering certificates and diplomas since it was registered in December 2013.

LES ÉTUDES INFLUENCENT LA CARRIÈRE D’UN MUSICIEN, Interview avec EMERY SUN

Nous publions ce merveilleux article écrit le 22 décembre 2015, par Christian Nsavye, sur :http://www.isanganiro.org/spip.php?article10496:

« Un artiste qui a fait des études jouit de beaucoup d’avantages par rapport à celui qui les a négligées. Il est considéré dans la société, et jouit d’un respect remarquable. Il n’est plus traité de voyou. Les études facilitent aux artistes le travail de composition de leurs chansons, la compréhension de l’environnement qui les entoure et même du monde. Un artiste pourra facilement communiquer et tisser des liens avec d’autres artistes du monde entier et profiter de ces relation », dit Emery Sun, un jeune artiste burundais qui chante surtout le style RNB à Bujumbura. Cet artiste vient de terminer ses études de génie civil.

De son vrai nom Nivyindavyi Emery, il sort progressivement des chansons chaque année, misant surtout sur la profondeur des paroles et des mélodies. Il a des techniques musicales appréciées par beaucoup. Il est parmi les rares artistes qui travaillent beaucoup en studio et animent des spectacles dit ‘karaokés’, même si actuellement les karaokés ne fonctionnent plus.
« Un artiste ne doit jamais croiser les bras pendant la crise, il doit plutôt continuer à composer, à travailler en studio, à apprendre les techniques vocales, et si possible, apprendre à jouer au moins d’un instrument, car l’instrument aide à comprendre les partitions d’une chanson. L’instrument facilite surtout à l’artiste de créer de nouvelles mélodies », indique Emery Sun
Même si Emery Sun ne gagne plus rien dans sa musique, puisqu’ il n’ y a plus ni karaokés ni concerts dans la capitale Bujumbura, il ne lâche pas. Il continue à travailler et à payer les studios car il aime ce qu’il fait.
Emery se prépare à exporter sa musique. Il compte faire des duos avec des artistes étrangers, se faire inviter dans différents festivals du monde et pense également sortir des chansons « tradi-modernes » pour se tailler une place dans la sous-région et même dans reste du monde.
Il invite d’autres artistes à mener des recherches sur la musique burundaise pour créer un style propre aux burundais. Avec la fin de ses études, il se voit maintenant libre pour consacrer tout son temps à travailler et sortir des albums.